Dans les pas de Keung To : notre Paris à deux
- Ming CHU
- il y a 5 jours
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Par Ming, le 22 août 2026.
Mon fils me demandait depuis quelque temps de l’emmener à Paris. Il faut dire que, même si la capitale française n’est qu’à une heure et demie de Bruxelles, nous n’y avions encore jamais voyagé ensemble. Il me faisait d’ailleurs souvent remarquer, non sans raison, que j’y vais régulièrement… pour Keung To ! Et c’est vrai : depuis juin 2024, je m’y rends environ tous les six mois à l’occasion de la Fashion Week, dans l’espoir d’apercevoir notre idole, invité par la maison Kenzo.
Cet été, j’ai donc décidé de l’emmener avec moi. L’objectif de ce séjour était double : suivre les traces de Keung To en retrouvant certains des lieux qu’il a fréquentés lors de ses séjours parisiens, tout en faisant découvrir à mon fils le patrimoine, l’histoire et la culture de Paris.
Première étape : le Palais-Royal et la place des Victoires
Arrivés à Paris vers midi, la faim nous a rapidement conduits dans un restaurant vietnamien de la rue Vivienne, à deux pas du jardin du Palais-Royal et de la place des Victoires. Deux étapes qui, bien sûr, n’avaient pas été choisies au hasard.
Le jardin du Palais-Royal (1) nous replongeait en juin 2024, lors de la toute première invitation de Keung To à Paris par Kenzo.
Quant à la place des Victoires (2), elle est directement liée à son passage pour l’événement Kenzo de juin 2026.

Après le déjeuner, nous nous sommes accordé une pause dans le jardin du Palais-Royal pour siroter un bubble tea. Cette boisson semble d’ailleurs être devenue incontournable à Paris : on en trouve désormais partout, quel que soit le quartier !
Nous avons ensuite poursuivi notre promenade vers la place des Victoires en empruntant la superbe galerie Vivienne (3). Ce passage couvert est étroitement lié à l’histoire de la mode et de Kenzo. C’est ici qu’a eu lieu le premier défilé organisé par Nigo en janvier 2022, mais c’est surtout là que Kenzo Takada avait ouvert sa toute première boutique, Jungle Jap, et présenté son défilé inaugural en 1970.

Cette jolie balade nous a ainsi permis de mêler nos souvenirs de fans à la découverte du Paris historique, incarné sur la place des Victoires par la majestueuse statue équestre de Louis XIV, le Roi-Soleil.
Direction le Marais
Nous avons ensuite rejoint notre hôtel (Hôtel Du Vieux Saule), situé dans le quartier du Marais, il bénéficiait d’un emplacement idéal, à proximité de plusieurs stations de métro. Les environs regorgeaient de restaurants et de magasins, tout en offrant le calme appréciable d’une rue résidentielle.
Nous avons commencé par poser devant l’une des célèbres boîtes aux lettres jaunes de la ville. Il en reste encore plus d’un millier dans la capitale, mais leur nombre diminue progressivement. Une raison de plus d’immortaliser la nôtre !

Autre cliché incontournable : une entrée de métro Art nouveau signée Hector Guimard. Keung To avait pris sa photo à la station Pasteur, mais heureusement, nul besoin d’aller jusque-là pour retrouver ce décor typiquement parisien. Nous avions repéré ailleurs de magnifiques entrées Guimard, parfaites pour marcher à notre tour dans les pas de notre idole !
Conçus à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, ces accès aux courbes végétales, en fonte moulée et peints en vert pour imiter le bronze oxydé, sont aujourd’hui indissociables de l’identité parisienne. Beaucoup ont malheureusement disparu dans les années 1960 et 1970, avant d’être protégés au titre des Monuments historiques en 1978.
Aujourd’hui encore, ils restent l’un des symboles les plus reconnaissables de Paris.

En flânant dans le Marais, le hasard nous a ensuite fait passer devant le restaurant vietnamien (4) où Keung To s’était rendu en juin 2025. Malheureusement, le rideau était tiré pour cause de congés annuels. C’est aussi cela, Paris au mois d’août : beaucoup de commerces ferment leurs portes !
Notre promenade nous a ensuite conduits jusqu’au pont de la Tournelle, qui relie l’île Saint-Louis à la rive gauche de la Seine et offre un magnifique panorama.

Pour clore cette première journée, nous avons longé les quais de Seine jusqu’au quartier japonais, le « Petit Tokyo », où nous avons dégusté un excellent ramen rue Sainte-Anne. Nous avons alors découvert que la célèbre boulangerie Aki (5) était elle aussi fermée pour l’été. Je connais cette adresse depuis des années et j’y retourne à chaque voyage. J’aurais tant voulu y emmener mon fils pour lui faire goûter le fameux melon pan, cette brioche que Keung To avait savourée lors de son séjour en juin 2026… Ce sera pour une prochaine fois !
Pour digérer, nous nous sommes offert une dernière balade dans le jardin des Tuileries jusqu’à la place de la Concorde (6), où Keung To avait réalisé des photos en juin 2025. Ce spot se trouve juste à côté du mythique restaurant Maxim’s, qui avait accueilli le défilé Kenzo cette même année.
Fondé en 1893 par Maxime Gaillard, Maxim’s est devenu au fil des décennies un symbole de l’élégance de la Belle Époque et un véritable chef-d’œuvre de l’Art nouveau.
Deuxième jour : les mystères de l’Opéra Garnier et shopping de star
Notre deuxième journée était consacrée à la visite du Palais Garnier (7). Pour célébrer les 150 ans du monument, l’Opéra national de Paris propose une visite guidée spéciale, rythmée par des extraits musicaux. Un parcours qui met merveilleusement en valeur l’histoire et l’architecture de ce chef-d’œuvre du Second Empire, inauguré le 5 janvier 1875.
Le guide nous a fait découvrir les escaliers majestueux et les salons somptueux de l’édifice, tout en partageant de fascinantes anecdotes sur son architecte, Charles Garnier. Nous avons notamment appris comment il avait mêlé les styles pour créer ce décor spectaculaire, mais aussi dissimulé sa propre effigie et celle de sa femme dans les dorures.
Le point d’orgue de notre visite reste toutefois la fameuse loge numéro 5, immortalisée par la légende du Fantôme de l’Opéra. Ce lieu avait une résonance toute particulière pour nous : lors de son passage à Londres en mars 2026 pour son concert à Wembley, Keung To en avait profité pour aller voir "The Phantom of the Opera", la célèbre comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber.
Cette œuvre mondialement connue puise pourtant ses racines ici, à Paris, dans le roman éponyme de Gaston Leroux, publié en 1910. Le guide nous a expliqué comment l’auteur s’était inspiré de faits réels pour nourrir son intrigue : l’histoire d’Ernest, un pianiste défiguré par un incendie qui se serait réfugié dans les sous-sols du théâtre ; le véritable réservoir d’eau souterrain imaginé par Garnier ; ou encore l’accident de 1896, lorsqu’un contrepoids du grand lustre tomba et coûta la vie à une spectatrice.
Aujourd’hui encore, une plaque sur la porte de la loge 5 entretient la légende du Fantôme, entre mythe et réalité.
L’après-midi a été consacré à une session shopping chez Kenzo Madeleine (8), où j’ai déniché trois superbes pièces pour mon fils. Une première expérience mémorable pour mon adolescent, particulièrement reconnaissant et bien conscient de la chance qu’il avait de pouvoir s’habiller dans la même marque que son idole. L’accueil y a été, comme toujours, d’une grande chaleur.
Troisième jour : croisière sur la Seine, ponts mythiques et pluie magique
Pour ce troisième jour, place à un grand classique parisien : une croisière sur la Seine avec les Bateaux Parisiens. Un moment privilégié de complicité avec mon fils.
Pour rejoindre le point de rendez-vous, nous sommes descendus à la station Alma-Marceau afin de traverser le pont de l’Alma (9), sur lequel Keung To avait pris une superbe photo un soir de janvier 2025.

En nous dirigeant vers le quai d’embarquement du Port de la Bourdonnais, juste au pied de la Tour Eiffel, nous avons emprunté la passerelle Debilly (10). Cette magnifique structure piétonne en acier et fer forgé, construite pour l’Exposition universelle de 1900, offre l’une des plus belles vues sur la Dame de Fer.
C’est ici que s’est déroulé l’un des événements les plus marquants de l’ère Nigo pour la maison Kenzo : le mémorable défilé Printemps-Été 2024, présenté en juin 2023 . Ce soir-là, au coucher du soleil, la passerelle s’était transformée en un immense podium à ciel ouvert.
Après notre superbe croisière sur la Seine, nous avons marché jusqu’au célèbre pont de Bir-Hakeim (11). En juin 2025, Keung To y avait réalisé une séance photo sur la rive gauche, mais aussi sous le viaduc, avec la Tour Eiffel en toile de fond.
Inauguré en 1905, ce pont à double étage est un véritable chef-d’œuvre d’architecture métallique. Son niveau supérieur accueille la ligne 6 du métro, tandis que sa partie inférieure offre l’un des décors les plus cinématographiques de Paris.

Après le déjeuner, direction l’Arc de Triomphe de l’Étoile (12). Mon fils tenait absolument à le voir. À force de parcourir Paris à pied — énormément, comme de vrais Parisiens ! — il s’était d’ailleurs rendu compte que la capitale abritait de nombreux arcs et portes historiques, comme la porte Saint-Denis, la porte Saint-Martin ou encore l’Arc de Triomphe du Carrousel.
Nous avions bien sûr ciblé l’emplacement exact de la séance photo réalisée par Keung To pour Kenzo en janvier 2026 : au pied de l’Arc, du côté de l’avenue de la Grande-Armée, juste à la sortie 6 du métro Étoile.
Pour pousser l’expérience jusqu’au bout, nous avons pris un café à la brasserie Le Cristal (13). Ce bistrot typiquement parisien possède une grande terrasse couverte offrant une vue imprenable sur le monument.
© keung_show Instagram
En fin d’après-midi, une pluie soudaine s’est abattue sur Paris, juste avant que nous ne rejoignions la salle où nous devions assister à une comédie musicale "Paris is magique". En reprenant ensuite la ligne 6 depuis Passy vers Edgar Quinet pour rentrer à l’hôtel, le trajet nous a réservé une surprise de taille.
Nous avions choisi exprès ce chemin pour revoir la Tour Eiffel depuis le métro aérien. Grand bien nous en a pris : à travers les vitres, nous avons soudain découvert la Dame de Fer illuminée, surmontée d’un magnifique arc-en-ciel.
Un de ces instants totalement imprévus qui restent gravés dans la mémoire. C’est dans ces moments-là qu’on se dit que, définitivement, Paris est magique.

Quatrième jour : lever le pied… et toucher le ciel
Après trois journées bien remplies, nous avons décidé de ralentir le rythme. Grasse matinée bien méritée avant une pièce de théâtre "Flemme".
Notre programme en soirée était simple : retourner au jardin des Tuileries (14) pour profiter de la tombée de la nuit et assister au décollage du fameux « ballon volant ».
De retour tout l’été dans le jardin des Tuileries, cet immense ballon s’élève au-dessus de Paris et offre, depuis le sol déjà, un spectacle assez extraordinaire. Nous avons attendu que la lumière décline pour le voir prendre son envol dans le ciel parisien. C'était tout simplement magique.
Un moment inattendu, en dehors de notre parcours sur les traces de Keung To, mais qui restera sans aucun doute l’un des plus beaux souvenirs de notre séjour.
Dernier jour : rendez-vous avec Napoléon et l’Histoire
Pour notre dernière journée parisienne, changement d’époque et d’ambiance : direction les Invalides (15) pour visiter le musée de l’Armée et le tombeau de Napoléon.
Nous sommes descendus à la station Saint-François-Xavier, sur la ligne 13, située à proximité du Dôme des Invalides. Cette visite avait été choisie avant tout pour mon fils, passionné par l’histoire des deux guerres mondiales.
Entre les collections du musée de l’Armée et l’impressionnant tombeau de Napoléon sous le Dôme, la visite s’est révélée passionnante.
Mais même ici, Keung To n’était finalement jamais très loin ! En juin 2026, il avait lui aussi réalisé un shooting aux Invalides, dans des conditions autrement plus éprouvantes : Paris traversait alors une période de chaleur extrême, avec des températures dépassant les 40 degrés.
Une dernière occasion pour nous de faire le lien entre sa présence à Paris et la découverte d’un lieu majeur de l’histoire de France.
Paris autrement, entre passion et transmission
Bien sûr, cinq jours ne suffisaient pas pour retrouver tous les lieux parisiens associés à Keung To.
Nous n’avons pas pu découvrir l’intérieur de Maxim’s, ni nous rendre au Grand Café des Capucines (16), où Keung To avait dîné avec Wyman en juin 2024 après le défilé Kenzo. Impossible également de visiter l’ancienne maison de Kenzo Takada (17), près de la place de la Bastille, où s’était déroulé un événement Kenzo en janvier 2026 : ce lieu privé n’est pas accessible au public.
Mais finalement, ce n’était pas le but de tout cocher sur une liste.
Ce que j’ai surtout aimé dans ce voyage, c’est d’avoir réussi à réunir deux univers qui pouvaient sembler très différents : notre passion pour Keung To et la découverte de Paris avec mon fils.
Suivre les traces de notre idole nous a donné un fil conducteur, presque un jeu de piste à travers la capitale. Mais derrière chaque photo à reproduire se cachait autre chose : une passerelle construite pour l’Exposition universelle, une entrée de métro dessinée par Guimard, un opéra vieux de 150 ans, un monument historique, un quartier, un musée ou simplement une rue dans laquelle nous n’aurions peut-être jamais pensé à nous aventurer.
Et c’est sans doute ce qui a rendu ce séjour si chouette. Keung To nous a donné une raison supplémentaire de parcourir Paris, mais Paris nous a offert bien davantage en retour.
© keung_show Instagram
Pendant cinq jours, nous avons marché énormément, mangé, ri, appris, pris des photos, cherché des lieux parfois improbables, essuyé une averse, aperçu un arc-en-ciel au-dessus de la Tour Eiffel et regardé un ballon s’élever dans le ciel des Tuileries.
Au fond, les plus beaux souvenirs de ce voyage ne sont peut-être pas ceux où nous avons marché exactement dans les pas de Keung To, mais ceux que nous avons créés, mon fils et moi, en chemin.
Et pour les quelques lieux qu’il nous reste encore à découvrir ? Ce sera simplement une excellente excuse pour revenir à Paris.
Ming
Le Jardin du Palais-Royal : Station Palais Royal - Musée du Louvre (Lignes 1 et 7) : C’est l’accès le plus direct. Sortie conseillée : Utilisez la sortie Place Colette.
La Place des Victoires : Station Bourse (Ligne 3) : C’est l’accès le plus rapide, situé juste au nord de la place. Station Palais Royal - Musée du Louvre (Lignes 1 et 7) : Idéale si vous venez du Jardin du Palais-Royal.
La Galerie Vivienne : Station Palais Royal - Musée du Louvre (Lignes 1 et 7) : C’est l’un des accès les plus pratiques pour rejoindre la galerie.
Le restaurant Song Heng – 3 rue Volta : Station Arts et Métiers (Lignes 3 et 11) : C’est l’accès le plus direct. La rue Volta commence à seulement quelques mètres de la station.
La boulangerie japonaise Aki – 16 rue Sainte-Anne : Station Pyramides (Lignes 7 et 14) : C’est l’accès le plus direct.
La Place de la Concorde : Station Concorde (Lignes 1, 8 et 12) : Les bouches de métro débouchent directement sur les différents coins de la place.
L’Opéra Garnier : Station Opéra (Lignes 3, 7 et 8) : Les sorties débouchent directement sur la place de l’Opéra, face à la façade principale du monument.
Kenzo Madeleine : Station Madeleine (Lignes 8, 12 et 14) : C’est l’accès le plus immédiat. La boutique se trouve à quelques pas seulement des sorties de la station.
Le Pont de l’Alma : Station Alma - Marceau (Ligne 9) : C’est l’accès le plus immédiat. La station débouche sur la place de l’Alma, directement sur la rive droite du pont.
La Passerelle Debilly : Station Iéna (Ligne 9) : Située à environ 4 minutes de marche au nord, en descendant l’avenue Albert de Mun.
Le Pont de Bir-Hakeim : Station Bir-Hakeim (Ligne 6) : C’est l’accès le plus immédiat. La station est aérienne et offre une transition directe vers la rive gauche du pont. Station Passy (Ligne 6) : Située sur la rive droite. Cette station débouche directement à l’autre extrémité du pont.
L’Arc de Triomphe de l’Étoile : Station Charles de Gaulle - Étoile (Lignes 1, 2 et 6) : C’est l’accès le plus immédiat. La station se situe directement sous la place de l’Étoile.
La Brasserie Le Cristal : Station Charles de Gaulle - Étoile (Lignes 1, 2, 6 et RER A) : C’est l’accès le plus immédiat. La brasserie se trouve à seulement quelques mètres de la place de l’Étoile, au tout début de l’avenue de la Grande Armée.
Le Jardin des Tuileries : Station Tuileries (Ligne 1) : Elle débouche directement le long du quai des Tuileries et de la rue de Rivoli, au milieu du jardin. Station Concorde (Lignes 1, 8 et 12) : Idéale pour entrer par l’ouest du jardin, juste à côté du musée de l’Orangerie et du Jeu de Paume. Station Palais Royal - Musée du Louvre (Lignes 1 et 7) : Parfaite pour entrer par l’est du jardin, du côté de l’Arc de triomphe du Carrousel.
Les Invalides : Station Invalides (Lignes 8, 13 et RER C) : C’est l’accès le plus immédiat. La station se trouve à proximité directe de l’Hôtel des Invalides et permet de rejoindre facilement le quartier à pied.
Le Grand Café des Capucines – 4 boulevard des Capucines, 75009 Paris, Station Opéra (Lignes 3, 7 et 8) : C’est l’accès le plus immédiat. Le Grand Café des Capucines se trouve à seulement quelques minutes à pied de la station, sur le boulevard des Capucines.
L’ancienne maison de Kenzo Takada – 8 rue Sedaine, 75011 Paris, Station Bréguet–Sabin (Ligne 5) : C’est l’accès métro le plus proche. Le 8 rue Sedaine se trouve à quelques minutes à pied de la station, à proximité de la place de la Bastille.


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