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- Keung To célèbre la diversité sur scène avec No Limits
Par Ming | le 28 janvier 2026 Quand la danse devient un langage universel, elle nous rappelle que la différence n’est pas un obstacle, mais un pont. C’est exactement ce que propose No Limits, le programme lancé en 2019 par le Hong Kong Arts Festival et le Hong Kong Jockey Club Charities Trust. Ici, chaque corps, chaque capacité, devient une richesse créative. L’important n’est pas d’atteindre la perfection, mais de transmettre une énergie, une sincérité, un élan de vie. nolimits.hk | keung_show Instagram La collaboration entre Keung To et Matthew Yu, danseur à mobilité réduite, en est une illustration parfaite. Dans 《寂寞圓舞》, ils ne cherchent pas l’effet spectaculaire, mais une vraie rencontre. Ils explorent ensemble des mouvements, respectent leurs différences, et montrent que la danse peut être un langage qui relie, qui fait comprendre et ressentir. Chaque geste devient un récit, une expression de vie, et rappelle que la scène peut accueillir tous les corps et toutes les histoires. Présentation de Matthew Yu, un danseur à mobilité réduite et un athlète exceptionnel : https://www.instagram.com/p/DTaCkSbE4VX/?igsh=MWM4d2d2YTJ4eGhrbQ== https://www.instagram.com/yuchunyinmatthew_22?igsh=MTU1aHhkNTUyM2pkOQ== Ce que No Limits montre, c’est que l’art inclusif dépasse la simple performance. Quand les frontières entre « nous » et « eux » s’effacent, ce sont des émotions universelles qui émergent. La danse nous ouvre à d’autres perspectives, nous rapproche, et transforme notre regard sur la diversité. Et c’est là que chacun peut participer. En rejoignant la conversation #NoLimitsDance, en assistant aux spectacles, en soutenant le projet, on devient acteur de ce mouvement. Chaque geste compte, chaque présence a de la valeur. C’est une invitation à voir, à ressentir, à partager. Pour découvrir toutes les possibilités offertes par No Limits, rendez-vous sur www.nolimits.hk La danse n’est pas seulement un art, c’est un langage universel capable de relier des vies et de transformer notre regard sur le monde. Avec No Limits, chaque geste, chaque mouvement devient une invitation à célébrer la diversité, à écouter les histoires des autres et à se laisser toucher par l’authenticité des artistes. Et si chacun de nous prenait le temps de regarder, de ressentir et de partager, le monde pourrait être un peu plus ouvert, un peu plus lumineux.
- Keung To, Friend of the House de KENZO : un lien créatif et durable
Par Ming | le 29 janvier 2026. Dans l’univers du luxe, le titre de Friend of the House désigne une relation libre et instinctive entre une maison et une personnalité dont l’esthétique, l’aura et les valeurs résonnent naturellement avec son ADN. Plus qu’un partenariat contractuel, il s’agit d’un lien créatif fondé sur l’affinité, la culture et le style. Depuis plusieurs années, Keung To incarne le rôle de Friend of the House au sein de KENZO Paris, traduisant un lien créatif et durable, profondément aligné avec l’identité et l’esprit de la Maison. Cette relation témoigne de son engagement continu et de sa capacité à traduire l’univers KENZO à travers la mode, la culture et l’expression artistique. Artiste majeur de la scène asiatique et figure emblématique de la jeunesse internationale, Keung To dépasse le cadre musical. Son style, à la fois authentique et résolument moderne, et sa vision culturelle en font un partenaire naturel pour KENZO, Maison historiquement fondée sur le dialogue entre l’Est et l’Ouest. Une relation qui traverse les saisons La collaboration entre Keung To et KENZO s’est construite au fil des saisons à travers des projets éditoriaux, des campagnes et des événements stratégiques. Depuis 2021, il a accompagné la Maison lors de moments majeurs, participant à des initiatives emblématiques qui illustrent la continuité et l’authenticité de ce lien. Une présence affirmée à Paris Keung To est un visiteur régulier de Paris, cœur historique de la Maison, où il prend part aux temps forts de la Fashion Week : 21 janvier 2026 — Défilé KENZO Automne-Hiver 2026 ©Kenzo Instagram ©Keung_show Instagram 27 juin 2025 — Défilé KENZO Printemps-Été 2026 https://www.instagram.com/reel/DLavD29AvVl/?igsh=MWRrMmllazFuajI0MQ== © Keungshowhkfanclub Instagram 24 janvier 2025 — Défilé KENZO Automne-Hiver 2025 https://www.instagram.com/reel/DFjdcs6PoPs/?igsh=MWJhNXBvNWE0bGtheg== ©euktsupport Instagram 19 juin 2024 — Défilé KENZO Printemps-Été 2025 https://www.instagram.com/reel/C8aUv_NA_b1/?igsh=dmk2Yjd2YmxjMm92 ©Kenzo Instagram Ces apparitions répétées confirment son rôle central dans l’univers KENZO et sa capacité à représenter la Maison auprès d’un public international. Kenzo Pace – East Meets West : une vision culturelle partagée En octobre 2023, le projet “Kenzo Pace – East Meets West” a marqué une étape clé de cette collaboration. Conçu comme une plateforme artistique mêlant mode, musique et image, ce projet incarne l’esprit KENZO : favoriser le dialogue entre cultures orientales et occidentales. Keung To, membre du groupe MIRROR et figure emblématique de la jeunesse asiatique, y exprime une vision commune avec la Maison : « Je souhaite, à travers la musique, faire rayonner la culture locale à l’échelle mondiale. À l’image de KENZO, qui dépasse les frontières entre l’Est et l’Ouest. » Dans ce cadre, il porte la sneaker KENZO-PACE, créée par le Directeur Artistique Nigo, alliant technologie, design avant-gardiste et esthétique audacieuse. Cette collaboration transforme la mode en langage universel et en vecteur de créativité culturelle. credit : Hyperbeast Youtube Une vision du luxe contemporain À travers Keung To, KENZO affirme une approche du luxe ouverte, culturelle et résolument contemporaine. Plus qu’une personnalité associée à la Maison, il est un acteur culturel, incarnant le dialogue entre Paris et l’Asie, entre héritage et création moderne. Cette relation illustre l’esprit de KENZO : libre, audacieux et tourné vers l’avenir.
- Kenzo FW26 : Keung To et l’héritage en partage
Par Ming - 23 janvier 2026 À deux pas de la Bastille, derrière une porte discrète, se cache un secret bien gardé : l’ancienne demeure privée de Kenzo Takada. Ce refuge, imaginé par le fondateur de la Maison Kenzo en 1993, a accueilli la Fashion Week Homme Automne-Hiver 2026, offrant un cadre unique pour se reconnecter à l’histoire de la marque. L'entrée de l'immeuble derrière lequel se trouve la maison de Kenzo Takada dans le 11e arrondissement de Paris. Cette maison, véritable oasis urbaine, allie architecture japonaise traditionnelle et modernité parisienne. Tatamis, cloisons en papier washi, bois clair et larges baies vitrées dialoguent avec un jardin zen suspendu, peuplé de bambous, de cerisiers et de carpes koï. Pensé par Kenzo Takada et l’architecte Xavier de Castella comme un havre loin de l’agitation de la capitale, le lieu a été subtilement rénové en 2018 par Kengo Kuma, conservant son atmosphère méditative. La maison de Kenzo Takada Sous la direction artistique de Nigo, la Maison a présenté *Home Sweet Home*, une expérience immersive plutôt qu’un défilé classique. L’idée est claire : revenir à la maison pour mieux raconter l’ADN de Kenzo, fait de métissages culturels, de liberté créative et de dialogue permanent entre la France et le Japon. https://www.instagram.com/p/DTxy0rCCFdZ/?igsh=MWxmM2NhcGE5aXU4Nw== Pour l’Automne-Hiver 2026, Nigo propose un retour aux sources. La collection explore le dialogue entre influences françaises et japonaises, réinterprétant motifs et silhouettes emblématiques : du tigre *Kenzo Jungle* des années 1980 aux jupes en organza brodé du printemps-été 1994. Le tailoring néo-bicolore, aperçu pour la dernière fois en 2022, revient en force, tandis qu’une nouvelle signature graphique, le *Kenzogram*, fait son apparition. https://www.kenzo.com/fr-be/fw26-collection-lookbook.html © Kenzo Instagram Parmi les invités, Keung To a particulièrement captivé l’attention. Icône de la pop asiatique et figure d’une génération internationale, l’artiste incarnait la vision contemporaine de Kenzo : ouverte, plurielle et tournée vers l’avenir. Sa présence souligne la capacité de la Maison à faire dialoguer héritage et modernité, mémoire et influence globale. ©Kenzo | Keung show Instagram Les visiteurs ont également pu découvrir une sélection d’archives retraçant le parcours de Kenzo Takada, des débuts de la Maison en 1970 aux années 1990. Croquis, invitations et documents racontent l’histoire d’un créateur visionnaire dont l’esprit continue de nourrir chaque collection. © Tatler Hong Kong Dans cette maison cachée au cœur de Paris, Kenzo n’a pas simplement présenté une collection : il a offert un moment suspendu où passé et présent se rencontrent, et où des figures comme Keung To deviennent les nouveaux passeurs d’un héritage vivant. © Kenzo Instagram En revenant dans la maison de son fondateur, la Maison Kenzo célèbre cet héritage, porté par Nigo et incarné par Keung To, affirmant un dialogue constant entre mémoire et modernité, fidèle à l’esprit visionnaire de Kenzo Takada. ©Kenzo | Keung show Instagram
- Keung To et son univers circulaire - La valse de la solitude
Par Ming - le 15 janvier 2026. Le 16 décembre dernier, à la veille de son Keung To Lava Live Concert 2025, le jeune artiste a dévoilé son tout premier album, « Composition ». L’album qui illustre parfaitement sa vision artistique, compte huit titres, dont quatre chansons inédites : LAVA 白果 (Gingko) 流浪星球 (The Lonely Planet – La planète errante) Better Man 寂寞圓舞 (The Lonely Waltz – La valse de la solitude) 追愛狂想 (Crazy for Love) On a Sunny Day 你要倔強 (Be Bold) Sur scène, il a donné vie à ses chansons, mêlant énergie, émotion et performance visuelle. À noter, The Lonely Waltz a été co-composée par l’artiste lui-même, révélant sa touche personnelle et sa maturité musicale. Avec « Composition », Keung To affirme son univers unique et promet une expérience musicale complète, entre studio et live. La valse de la solitude Arrangers: Y.Siu@emp Producer: Edward Chan Producer: Y.Siu@emp Composer: Y.Siu Composer: Keung To 姜濤 Composer: Edward Chan Lyricist: 小克 La chanson dépeint une expérience existentielle circulaire, où vivre, aimer, espérer et lutter se répète sans fin. La « valse » dépasse la simple danse : elle devient métaphore du mouvement de l’existence, répétitif, hypnotique et vertigineux. Au centre de cette rotation se tient un je conscient de lui-même, confronté à une solitude fondamentale, même lorsqu’il se tourne vers l’autre. Cette tension structurelle oppose le désir de communion — danser avec un partenaire, trouver un sens, atteindre la perfection — et l’isolement intérieur inévitable de la conscience. L’expérience humaine que la chanson décrit oscille ainsi entre ouverture vers l’autre et solitude irréductible. © Sigamutyu Instagram Traduction de la chanson En tournant une fois, le bonheur peut-il éclore ? En tournant encore, l’illusion peut-elle prendre forme ? Beauté, bonté, vérité étincellent dans la danse du monde, Mais ce vertige peut-il aussi réveiller les péchés enfouis ? Où est la pleine lune ? Son reflet jaunit, fragile et lointain. D’où vient le destin ? Dans l’obscurité, je cherche un nouveau partenaire de danse. Les regards se croisent, pris dans l’anneau du cercle. Rêves, haines, rencontres se succèdent sans répit, Envoûtant et accablant, le corps et l’âme s’entrechoquent. Ici, là-bas, tournant sans fin, au centre du cercle, Il n’y a que moi — et cette conscience est d’une solitude vertigineuse. En tournant une fois, une histoire peut-elle naître ? En tournant encore, l’inspiration peut-elle surgir ? Naissance, vieillesse, maladie : tout trouve son sens dans la rotation. Parfois l’appel de la mort se fait entendre, mais le cœur résiste. Où est la perfection ? Elle s’effondre en un souffle. Où est la circonférence ? Dans l’obscurité, je cherche un nouvel univers. Je lève les yeux, immobile, au centre du cercle. Rêves, haines, rencontres se relaient sans fin, Envoûtant et oppressant, le corps et l’âme se livrent bataille. Ici, là-bas, tournant sans cesse, au centre du cercle, Il n’y a que moi, moi poursuivant encore mon propre combat. Il ne subsiste que la solitude au cœur du cercle, Avancer ou reculer revient au même vertige. D’un côté je lâche prise, de l’autre je m’accroche, Anges et démons scellent l’alliance la plus étroite. Les pas de danse encerclent un cœur encore naïf, La solitude renaît, encore et encore. Après les rires, après les cris, tout est réexaminé. Le juste et le faux se répondent dans le miroir, Comment le carré devient cercle, comment la lumière se rassemble, Avant de se disperser en une seconde. Bien et mal, vrai et faux, joie et douleur s’entrelacent à l’infini. *(Round and round, turn around, just you and me)* 3.14159 — sans fin, sans repos, Laissons la solitude ne jamais connaître de terme. Anges et démons conspirent pour l’éternité, Les pas de danse gravitent autour d’une sortie espérée, Ou tournent autour d’une position à défendre jusqu’à la mort. La symbolique du cercle et de la rotation Le cercle constitue un motif central. Il apparaît à travers la danse circulaire, la valse, l’anneau, le centre et la circonférence, ainsi que la référence à π (3,14159), nombre infini. Il symbolise le cycle de la vie (naissance, vieillesse, maladie, mort), l’éternel retour (rêves, haines, rencontres qui se répètent) et l’absence de sortie définitive. Être au centre du cercle signifie rester immobile dans le mouvement, conscient mais incapable de s’extraire du cycle. La quête de la circonférence ou d’une « sortie » traduit l’aspiration à la transcendance ou au sens ultime — toujours différée. Le nombre π renforce cette idée : il incarne une quête rationnelle de l’infini, sans jamais atteindre de conclusion définitive, soulignant l’impossibilité de clore totalement le cercle de l’existence. © Sigamutyu Instagram La solitude comme expérience ontologique La solitude ne se réduit pas à l’absence d’autrui. Elle correspond à la lucidité d’exister seul dans sa conscience : toute expérience, même partagée, est vécue intérieurement. La danse avec les autres — regards, partenaires, rencontres — ne dissout jamais le noyau solitaire. Au contraire, plus le mouvement est intense, plus la solitude se révèle. La répétition du motif souligne que la solitude renaît sans cesse, non pas par accident, mais comme condition ontologique de l’existence. © Sigamutyu Instagram La coexistence des contraires La chanson met en lumière la coexistence permanente des opposés : beauté et péché, rêve et haine, bien et mal, vrai et faux, joie et douleur, anges et démons. Ces polarités ne s’annulent pas ; elles dansent ensemble. « Anges et démons scellent l’alliance la plus étroite. » Cette vision n’est pas morale mais tragiquement humaine : l’identité se forge dans le conflit, la lutte intérieure est constante, et la pureté ou la perfection demeurent inaccessibles. © Sigamutyu Instagram Le corps et l’âme dans la danse La danse engage simultanément le corps, soumis au vertige et à l’épuisement, et l’âme, traversée par des interrogations métaphysiques. Penser et vivre ne sont pas dissociables : le sens se joue dans le mouvement, dans l’effort de continuer à danser malgré fatigue et peur. © Sigamatyu Instagram Temps, destin et mort Le destin demeure obscur, la mort s’impose, mais le cœur résiste. La chanson intègre la mort dans le cycle : elle n’est pas une fin nette, mais une voix parmi d’autres dans la rotation perpétuelle. Cette lecture, proche de l’existentialisme de Camus ou Nietzsche, suggère que le sens ne découle pas d’une finalité extérieure, mais de la capacité à continuer à tourner, à créer, à lutter. © Sigamutyu Instagram Conclusion La valse de la solitude propose une méditation poétique sur : la condition humaine, la quête de sens sans résolution finale, la cohabitation des contraires, et la solitude irréductible de la conscience. Plutôt que de chercher à rompre le cercle, la chanson propose une acceptation lucide : danser malgré tout, aimer malgré la solitude, tourner sans repos, et faire de ce vertige même une forme de vérité. Ainsi, la chanson transforme la répétition et la solitude en instruments de connaissance et de compréhension de l’existence, offrant une vision poétique et analytique de la condition humaine.
- Keung To – Boulder : de la lave au rocher
Par Ming - le 16 janvier 2026 Il y a des moments où se cacher, ce n’est pas fuir. C’est survivre. On se replie quand la pression devient trop forte, quand il ne reste que quelques murs pour protéger l’essentiel. À l’intérieur, tout est confus, lourd, parfois boueux. Mais même là, quelque chose tient encore. La pression ne disparaît pas. Elle s’accumule. Et un jour, elle oblige à bouger. Tant qu’on n’est pas réduit en poussière, on peut encore rouler à contre-courant. Dire « non » à ce qui écrase. Dire « go » à ce qui fait avancer. La douleur ne nous détruit pas toujours. Parfois, elle nous transforme. Elle devient solide. Elle devient force. On ne ressort pas intact. On ressort plus conscient. Plus audacieux. Toujours debout. « Boulder » — le rocher — s’élève comme un message d’ouverture, inaugurant le Keung To Lava Live Concert 2025. © Sigamutyu Instagram À l’origine, cette chanson portait le nom de « LAVA », pensée comme l’âme même du concert. Si la mélodie demeure inchangée, le titre et les mots, eux, ont été transformés. Les premières paroles faisaient écho au feu, à sa force et à son ardeur. Mais après l’incendie tragique survenu à Tai Po, à Hong Kong, en novembre dernier, ce symbole brûlant est devenu trop lourd de sens. Par respect pour la mémoire et la sensibilité du public, l’artiste a choisi de métamorphoser son œuvre. Le feu s’est apaisé, la lave s’est figée, et de ses cendres est né « Boulder » — un rocher immobile, silencieux, porteur de résilience. Traduction de « Boulder » — le rocher Composition:Y.Siu / 紀佳松Jeremy G (Future Sound) / 洪偉翊WeiYi (Future Sound) Paroles:林寶 / 小克 Arrangement:Y.Siu @emp / Edward Chan Producteur:Edward Chan 1. La blessure originelle et l’isolement La chanson s’ouvre sur l’image d’un jeune homme replié sur lui-même pendant sept ans, enfermé dans une « ville solitaire ». Ce lieu n’est pas géographique, mais intérieur. Il symbolise une longue période de retrait, faite de guérison silencieuse, de survie psychique et de protection minimale de l’âme. La dignité y est enfouie, souillée par une « boue profonde », mais non détruite : elle demeure, enfouie, en attente d’être retrouvée. 2. Le repli comme mécanisme de survie Se cacher, ériger de « derniers remparts de l’âme », réduire son monde à l’essentiel : psychologiquement, ce retrait n’est pas une fuite, mais une stratégie de survie. Après un traumatisme, une humiliation ou une rupture identitaire, l’esprit se met en veille partielle. Il ne vit plus pleinement, mais il résiste, conservant juste assez de frontières pour ne pas se dissoudre. 3. La boue intérieure : honte et confusion La « boue » évoque la honte intériorisée, la confusion morale et les émotions négatives non digérées — culpabilité, colère retournée contre soi, sentiment d’indignité. Chercher la racine de cette boue, c’est refuser une guérison superficielle. Le narrateur ne veut pas seulement aller mieux : il veut comprendre ce qui l’a brisé. 4. La pression accumulée Tout au long de la chanson, la pression s’intensifie : blessures qui s’aggravent, attente d’un séisme, tension contenue. Cette pression est à la fois intérieure et extérieure. Elle évoque les émotions refoulées, la colère silencieuse, le désir empêché. Le narrateur sait qu’un point de rupture approche. Mais pour la première fois, il ne fuit plus la crise : il l’attend. 5. La pression comme force transformatrice La métaphore géologique est centrale : magma, lave, rocher. Ce qui brûle à l’intérieur, s’il reste enfermé, détruit. Mais exprimé, il devient fluide ; intégré, il se solidifie. La pression ne sert plus seulement à écraser : elle forge. Ce qui aurait pu anéantir le narrateur devient la matière même de sa transformation. 6. Refuser l’écrasement, choisir le mouvement « Tant que je ne suis pas réduit en poussière, je roule à contre-courant. » Cette phrase marque un tournant. Le narrateur refuse l’immobilité. Tomber, se retourner, se relever : même blessé, il agit. Rouler avec le rocher plutôt que d’être écrasé par lui, c’est transformer l’adversité en élan. Psychologiquement, c’est la sortie progressive du rôle de victime et la reconquête de l’agentivité. 7. Le retour du désir et de la volonté Le refrain signe l’éveil : le cœur devient bold, audacieux. Le désir reprend le contrôle. Il ne s’agit pas seulement de désir amoureux, mais de pulsion de vie. Quand le désir revient, l’individu cesse d’être uniquement en survie : il recommence à vouloir, donc à vivre. Le « non » pose des limites, le « go » libère l’énergie. Refuser ce qui oppresse, avancer quand on choisit. 8. Dire non / dire go : frontières psychiques retrouvées Dire non, c’est se protéger. Dire go, c’est s’autoriser l’élan. Le narrateur apprend à réguler la pression : il ne la subit plus aveuglément. Il choisit quand résister et quand avancer. Cette capacité de choix marque une maturité émotionnelle nouvelle. 9. Une identité sculptée, non intacte À la fin, le narrateur se compare à la roche : marquée, gravée, exposée. Il n’est pas intact — il est sculpté. La douleur n’a pas effacé son identité ; elle l’a définie. Il n’idéalise pas la guérison, ne cherche pas à redevenir « comme avant ». Il accepte ce que ses blessures ont fait de lui, sans déni ni honte. Conclusion Boulder raconte un passage essentiel : de la dissociation à l’incarnation, de la survie à la vitalité, du silence imposé à l’expression choisie. Ce n’est pas une chanson sur le fait d’« être fort », mais sur le courage de redevenir vivant sous la pression — et de transformer ce qui pèse en fondation.
- Keung To Lava Live 2025, le concert de la transformation
Par Ming - le 9 janvier 2026. Quand la pop devient récit intérieur À Hong Kong, le 26 décembre 2025, Keung To a refermé le chapitre de sa deuxième série de concerts solo avec une maîtrise remarquable. Intitulé Lava Live 2025, le spectacle dépasse largement le cadre du concert pop traditionnel pour s’imposer comme une œuvre scénique à part entière. Pensé comme un récit, il se déploie telle une traversée intime où la musique devient langage et la scène, espace de transformation. Une dramaturgie pop pleinement assumée Ce qui frappe d’emblée dans “Lava Live 2025”, c’est la lisibilité de sa structure narrative. Le concert se construit comme un parcours intérieur, presque initiatique : la pression, le regard des autres, la chute dans l’ombre, l’introspection, la réconciliation, l’amour, puis l’ouverture au monde. Chaque étape s’enchaîne avec cohérence, comme les chapitres d’un journal intime mis en musique. Une pop qui ose la profondeur Avec Lava Live 2025, Keung To confirme une évolution artistique marquante. Loin d’une pop uniquement performative, il propose un spectacle narratif, incarné et réfléchi, intégrant danse contemporaine et influences musicales orientales. La scène devient un lieu de questionnement existentiel, accessible sans jamais être simplifié. L'ouverture du concert : la chorégraphie de Mui Cheuk-yin est caractérisée par son style unique qui fusionne danse contemporaine et traditionnelle. Un tanggu qui produit un son puissant est utilisé pour stimuler le public. L’ouverture, "Boulder" (le rocher), donne immédiatement le ton. Le rocher y devient métaphore du poids nécessaire au développement. La pression n’est plus un obstacle, mais une force de transformation. À l’image de la lave — thème central du concert — qui se solidifie pour devenir le rocher, l’épreuve forge la solidité intérieure. La chorégraphie de Mui Cheuk-yin, puissante et organique, évoque une éruption contenue, traduisant physiquement cette tension intime. L’écran géant, élément important de la scénographie, crée une expérience sensorielle immersive et interactive pour le public. La lave renait du feu et du chaos, symbolisant le renouveau et la résilience. Avec "Ginkgo" (白果) et "Master Class", Keung To aborde frontalement la question du regard extérieur. Récompenses, reconnaissance et célébrité sont interrogées sans complaisance. Sous les projecteurs, comment rester le sujet de sa propre histoire ? Cette interrogation, universelle pour toute figure publique, devient l’un des axes centraux du spectacle. Sur l'écran géant : la lave incarne la puissance brute, renforçant la confiance en soi et le courage de surmonter les obstacles. Sur l'écran géant : l'explosion de rochers symbolise un changement radical, la libération d'une énergie contenue (stress, émotions), la libération de l'esprit ou le lâcher-prise face à une pression immense. Explorer la face sombre Le concert bascule ensuite vers des zones plus obscures. "Dark Moon" (黑月) et "DUMMY" marquent une rupture nette : le regard se détourne du monde pour plonger dans l’intériorité — désir, tentation, perte de repères, mécanisation de l’identité. Sur l'écran géant : l'éclipse symbolise l'union temporaire de ces forces opposées (le Yin (soleil) et le Yang (lune)). C'est un moment privilégié pour l'introspection afin de rééquilibrer ces deux polarités en soi. "DUMMY", en particulier, agit comme une confession lucide. Keung To y exprime la sensation d’avoir été réduit à une marionnette, façonnée par les attentes du public et de l’industrie. Sans amertume, il pose une question essentielle : comment préserver son humanité dans un système qui tend à uniformiser les individus ? Sur l'écran géant : une scène dramatique combinant l'ascension (escalier montant) et le danger imminent (maisons en péril, rochers qui tombent), symbolisant une lutte contre l'adversité, l'effondrement imminent. Le miroir comme espace de vérité Moment charnière du spectacle, "Spiegel im Spiegel" (鏡中鏡) condense toute l’ambition artistique de "Lava Live 2025". Le miroir, omniprésent sur scène, devient le symbole d’un face-à-face inévitable avec soi-même. La chorégraphie met en scène un combat intérieur, presque rituel, avant que l’artiste ne traverse seul un « tunnel de miroirs », métaphore de l’infini, de l’introspection et de l’entrelacement du réel et de l’illusion. Sur l'écran géant : Le miroir symbolise la conscience et la spiritualité : Il reflète l'état de conscience et l'avancement spirituel, invitant à une réflexion personnelle profonde. Dans son prolongement, "In the Name of the Father" (以父之名 - cover Jay Chou) explore l’ombre des figures d’autorité — paternelles, sociales ou symboliques — et la tension persistante entre culpabilité et rédemption. La solitude, sans pathos De "Lonely Waltz" (寂寞圓舞) à "Loneliness Syndrome" (孤獨病), le concert propose une réflexion nuancée sur la solitude. Loin de tout mélodrame, celle-ci apparaît comme un état presque structurel de la modernité. "Lonely Waltz" utilise l’image du cercle / de la rotation comme métaphore de la vie intérieure et de l’existence humaine. La valse circulaire de "Lonely Waltz" suggère la répétition et le mouvement incessant de la vie : l’être humain tourne sans cesse dans ses pensées, ses choix et ses contradictions, à la recherche de sens, de bonheur et d’identité, mais se retrouve souvent seul au centre de ce mouvement. Tandis que "Loneliness Syndrome" met en lumière l’isolement paradoxal d’une idole entourée mais incomprise. La solitude devient alors une forme de lucidité. L’amour comme terrain d’apprentissage Le récit s’ouvre ensuite à l’autre. Avec "Irregular" (岩巉), Keung To évoque l’imperfection humaine. L’amour n’y est ni idéalisé ni héroïsé : il est fait de failles, de frictions et de compromis. Trouver quelqu’un dont les aspérités s’accordent aux nôtres relève presque du miracle. "Lonely Planet" (流浪星球) prolonge cette réflexion : aimer, c’est parfois se perdre pour mieux se reconstruire. Admirez l'animation impressionnante de la planète en 3D Avec "Better Man", l’artiste franchit une étape supplémentaire : la prise de conscience devient engagement. Grandir - développer maturité émotionnelle - devient un choix. Enfin, "Every Single Time" célèbre un amour fidèle et exclusif, à rebours de l’image du séducteur adulé. L'invitée de la dernière soirée : Day@collar qui a prêté sa voix dans la chanson "Every single time". Une respiration collective Le concert s’illumine ensuite de moments plus légers. Lorsque Keung To s’avance vers le public sur une passerelle, la distance s’efface. "Atlantis", "I Need You In My Li(f)e", "Crazy in Love" (追愛狂想) et "On a Sunny Day" instaurent une atmosphère joyeuse et complice. Cette dernière, élue chanson favorite de l’année par les fans, agit comme une véritable respiration collective au cœur du spectacle. De l’intime à l’universel Dans sa dernière partie, Lava Live 2025 élargit son propos. "Waves" (濤) utilise la métaphore de l’eau — entre fluidité, souplesse et naturel, mais aussi force et puissance — pour illustrer parfaitement le développement personnel et l’accomplissement de soi. Sur l'écran géant : le symbole du Yin et Yang représenté par le feu et l'eau illustre l'équilibre entre deux forces opposées mais complémentaires. Dans la philosophie chinoise, cette dualité est fondamentale pour comprendre l'harmonie de l'univers. Avec "What the Work Says" (作品的說話), Keung To affirme une position claire : l’art peut être une réponse au monde. Face à la violence et au chaos, il oppose la création, la paix et l’humanité. Entre Tempêtes et Gratitude "Unshaken by Storms" (風雨不改), chantée par le public, célèbre la force de l’âme qui, malgré les tempêtes, garde son cap, fidèle à ses convictions et à son cœur, tandis que "You Are Out of the World" (好得太過份) est un geste de gratitude de l'artiste envers le public. "Unshaken by Storms" (風雨不改) symbolise le soutien des fans (les ginger candies) envers l'artiste. "You Are Out of the World" (好得太過份) symbolise la gratitude de Keung To envers le soutien de ses fans. Un final à hauteur humaine Le concert s’achève dans la légèreté avec "Love Visa Application" (愛情簽證申請) et "Say I Love You with Mask On" (蒙著嘴說愛你). En invitant ses danseurs à partager la scène, Keung To transforme le final en un moment de jeu et de complicité. Le public quitte la salle avec le sentiment d’avoir assisté non seulement à un concert, mais à une véritable expérience humaine. "Lava Live 2025" n’est pas seulement la démonstration d’un savoir-faire scénique maîtrisé, mais l’affirmation d’une vision artistique pleinement assumée. En transformant le concert pop en récit intérieur, Keung To propose une œuvre qui interroge la pression, la solitude, l’amour et la responsabilité de rester soi sous le regard des autres. À travers une dramaturgie précise et une mise en scène symbolique, il parvient à faire dialoguer l’intime et l’universel, sans jamais céder à l’esbroufe ni au pathos. La force de Lava Live 2025 réside dans cette sincérité rare : celle d’un artiste qui accepte ses zones d’ombre pour mieux éclairer son chemin. En quittant la salle, le public n’emporte pas seulement des mélodies ou des images spectaculaires, mais le sentiment d’avoir partagé une expérience humaine, réfléchie et profondément honnête. Un concert qui ne cherche pas à impressionner à tout prix, mais à laisser une trace durable — celle d’une pop capable de faire sens. A noter que l'artiste présentera son spectacle le 13 mars 2026 à Londres. Ming, le 9 janvier 2026.
- Mastermind World Hong Kong x Keung To : quand le charisme rencontre le luxe japonais
Par Ming - le 11 janvier 2026 Depuis 1997, mastermind JAPAN impose une vision radicale du streetwear, où le luxe japonais rencontre l’esprit rock et l’attitude underground. Fondée par Masaaki Homma, ancien collaborateur de Yohji Yamamoto, la marque cultive une esthétique sombre et subversive, immédiatement identifiable grâce à son emblème iconique : la tête de mort aux os croisés, manifeste de liberté, d’individualité et de détermination. ©Keung_show Instagram : en vacances, Keung To porte un t-shirt oversize de mastermind Japan. L'emblème iconique de la maison : la tête de mort aux os croisés. Créateur à la sensibilité avant-gardiste, Masaaki Homma inscrit la tête de mort au cœur de son langage créatif — symbole d’un combat mené jusqu’au bout, d’une fidélité absolue à son destin. ©Openers.jp - Photo du créateur Masaaki Homma prise par FUMIHITO ishii Loin des tendances éphémères, il privilégie une approche instinctive et exigeante, où la collaboration devient un dialogue créatif. Des partenariats avec UGG, BAPE Gallery, Hublot, Adidas ou Mercedes-Benz témoignent de cette capacité à fusionner héritage, innovation et désir contemporain. © Photos de Mercedes-Benz.jp , viacomit.net , hypebeast.com . De Tokyo à Paris, mastermind JAPAN construit sa légende. Dès les années 2000, la marque s’illustre sur la scène parisienne, entre salons pointus et présentations confidentielles, séduisant un public international en quête d’un luxe différent — plus brut, plus instinctif. Après une pause stratégique en 2013, mastermind signe un retour maîtrisé avec Mastermind World en 2017. Pensée pour une audience globale, la ligne conserve l’essence japonaise de la maison tout en élargissant son champ d’expression. Certaines pièces restent volontairement exclusives, disponibles uniquement dans des adresses emblématiques comme Mastermind Tokyo, renforçant le caractère culte de la marque. L’ADN de mastermind JAPAN se traduit par un vestiaire dark, grunge, punk et rock, sublimé par des matières nobles — cachemire, soie, coton premium — et des coupes maîtrisées. Sweats oversize, t-shirts graphiques et accessoires affirmés deviennent des pièces signature, ponctuées de détails précieux en argent ou en or. Chaque collection raconte une histoire, entre tension et élégance, radicalité et raffinement. © mastermindworld_hk_mo Instagram. Keung To porte une veste de mastermind World de la collection AW25 "DAYDREAM" © mastermindworld_hk_mo Instagram. Keung To porte un hoodie de mastermind World de la collection AW25 "DAYDREAM" Aujourd’hui, MASTERMIND WORLD HONG KONG s’associe à Keung To (姜濤), dont le charisme magnétique incarne les collections FW25 mastermind World “DAYDREAM” et mastermind Japan “nobility”. Une rencontre entre prestige et modernité, à l’image de la maison. Mastermind World x Keung To x Citybus. Un bus à Hong Kong pour la campagne de MASTERMIND WORLD HONG KONG Installée au cœur de Causeway Bay, la boutique MASTERMIND WORLD HONG KONG s’impose comme un lieu d’expression du luxe contemporain, entre exclusivité et attitude. Mastermind World x Keung To。 La campagne de MASTERMIND WORLD HONG KONG sur l'écran géant du bâtiment Sogo à Causeway bay à Hong Kong. L'adresse du point de vente à Hong Kong : 香港銅鑼灣Fashion Walk 百德新街66-72號地下B 鋪 | Shop B, G/F, 66-72 Paterson Street, Fashion Walk, Causeway Bay, H.K Plus qu’une marque, mastermind JAPAN est un manifeste. Une allure. Une déclaration. Un luxe qui ne cherche pas à plaire, mais à exister.
- MIRROR fait passer Hong Kong avant la scène aux MAMA Awards 2025
Le 30 novembre 2025 - Ming Un incendie de niveau 5 s’est déclaré à Hong Fuk Court, à Tai Po, causant de lourdes pertes humaines et plongeant la ville dans la douleur. Dans la nuit du 27 novembre, l’équipe de MIRROR a publié un communiqué spécial annonçant qu’elle ne participera pas à la performance des MAMA Awards 2025. Le groupe a exprimé ses condoléances aux victimes, aux blessés et aux résidents affectés, tout en présentant ses excuses aux spectateurs. MIRROR confirme son absence Les organisateurs des MAMA ont précisé que la cérémonie sera diffusée en direct, mais que le tapis rouge sera annulé. Les MAMA Awards 2025 étaient initialement prévus le 28 novembre au Kai Tak Sports Park, et pour les HongKongais, MIRROR était l’un des groupes les plus attendus pour la performance. Cependant, l’incendie ayant provoqué de nombreuses victimes, plusieurs événements à Hong Kong ont été reportés ou annulés. Bien que la cérémonie ait été maintenue, MIRROR a confirmé son absence tard dans la nuit. Rumeurs et annonce officielle Dès l’après-midi, des rumeurs circulaient sur l’absence de MIRROR, mais MakerVille n’avait pas encore réagi. En début de soirée, les organisateurs des MAMA ont indiqué qu’une minute de silence sera observée pendant la cérémonie et qu’une donation sera faite pour soutenir les familles touchées. À 23h43, MakerVille a publié la déclaration suivante : « En raison de l’incendie survenu à Tai Po Hong Fuk Court, et dans un profond esprit de tristesse, l’équipe a pris la décision réfléchie que MIRROR ne participera pas à la performance des MAMA Awards 2025. Nous pleurons profondément les victimes et présentons nos condoléances aux blessés ainsi qu’à toutes les personnes affectées. Nous adressons également nos excuses aux spectateurs et remercions chacun pour sa compréhension. » © makerville official Instagram Les artistes s’engagent dans l’aide Après l’incendie, plusieurs membres de MIRROR et ERROR se sont mobilisés pour apporter leur soutien : Jer Lau @Mirror a fait don de l’ensemble des bénéfices du premier jour de son concert et des ventes de produits dérivés pour soutenir les victimes de cet incendie. © makerville official Instagram Frankie Chan @Mirror s’est rendu immédiatement à Tai Po pour livrer des fournitures et assister les résidents. 193 Denis Kwok et Poki Ng @ERROR ont travaillé tard dans la nuit pour transporter et distribuer les fournitures aux victimes. Anson Kong et Tiger @Mirror ont été sur place pour apporter leur aide aux victimes. Anson Lo @Mirror a effectué un don d’un million de HKD pour les familles touchées. Keung To @Mirror a fait un don personnel d’un million de HKD, avec 300 000 HKD supplémentaires via son fan club (Keungshowhkfanclub). Keung To reste particulièrement attentif à la situation de ses fans, victimes de la tragédie, en leur apportant soutien et encouragement. Grâce à la base des données personnelles des acheteurs de sa marque TO ZERO, il a pu contacter personnellement ses fans, résidants de Tai Po, par WhatsApp pour les encourager et pour leur proposer son aide. ©Keung_show thread TO ZERO reverse une partie des bénéfices de chaque collection à des associations caritatives et propose des articles dont les profits nets servent à soutenir des associations caritatives. Pour lui, « être gentil envers quelqu’un dans le besoin » n’est pas qu’un slogan, mais un principe de vie. https://www.thisiskeungto.com/post/to-zero-bien-plus-qu-une-simple-marque-de-vêtements Réactions des fans Beaucoup de fans estiment que l’état émotionnel de MIRROR devait être fortement affecté et qu’il aurait été difficile de livrer une performance de qualité. Ils préfèrent que le groupe choisisse de ne pas se produire plutôt que de livrer un spectacle forcé. D’autres fans expriment leur déception, notamment ceux ayant payé une entrée au prix fort pour voir MIRROR pour la première fois sur scène aux MAMA Awards. Certains espéraient que, malgré la tristesse, le groupe pourrait rendre hommage aux victimes et transmettre de la force à Hong Kong. Tristesse et impuissance L’incendie a fait de nombreuses victimes et laissé une cicatrice sociale profonde. Les fans témoignent d’une grande tristesse. Ils se souviennent également des occasions manquées par MIRROR en raison d’accidents ou d’incidents : * Interruption de leur concert en juillet 2022 suite à la chute de l'écran géant en pleine concert. * Opportunité manquée de prester au Summer Sonic au Japon. * Absence sur la scène des MAMA 2025 en raison de cet incendie. Certains fans se demandent : « Combien d’opportunités ont été perdues à cause d’erreurs humaines ? Qui peut compenser cela ? » D’autres choisissent de faire don de leur billet, transformant leur déception en aide concrète. Confiance et espoir envers MIRROR Malgré la tristesse et la frustration, les fans continuent de croire en eux : MIRROR pourra à nouveau se produire sur de plus grandes scènes. Cette absence aux Mama Awards est un choix de solidarité avec Hong Kong, et non un abandon de leurs rêves. Certains déclarent : « Je suis fan de MIRROR pour la vie, car ces 12 personnes sont vraiment formidables . » En mettant l’aide et la responsabilité avant la scène, le groupe démontre sa sincérité et sa valeur. À chaque moment difficile, MIRROR accompagne Hong Kong par sa musique. Chaque chanson et chaque parole reflète leur engagement et leur affection pour Hong Kong. Que ce soit dans *We All Are*, évoquant persévérance et soutien mutuel, ©MIRRORweare Youtube ou *Handprint*, symbolisant la solidarité face aux épreuves, leur musique rappelle que l’obscurité n’est pas éternelle et que les Hongkongais ne sont jamais seuls. ©MIRRORweare Youtube Une absence pleine de sens Face à cette tragédie qui a coûté de nombreuses vies et provoqué une immense douleur, MIRROR a fait un choix difficile mais sincère : mettre temporairement de côté les projecteurs pour se concentrer sur Hong Kong . Leur absence n’est pas un recul, mais un engagement : répondre à la société par l’action, avec empathie et responsabilité envers ceux qui souffrent. Les rêves peuvent attendre, mais pas la solidarité. La scène reviendra, les opportunités aussi, mais le plus important maintenant est de soutenir toutes les personnes affectées par la tragédie et de permettre à Hong Kong de rester uni même dans l’obscurité. Ming Le 30 novembre 2025.
- Le fabuleux destin de Keung To - Déchu de la Gloire. De « Mon préféré » à « Mon moins préféré » - Chapitre V
Deux jours après la cérémonie musicale de remise de prix (ultimate song chart awards), l'opinion publique a pris un tournant radical, mené par les internautes, les haineux et les trolls. Des accusations de manque de professionnalisme ont fait surface, affirmant que Keung To criait plutôt que chantait, qu'il avait une diction peu claire et que sa performance en dehors de la scène était désastreuse et irrespectueuse envers l'événement et les autres artistes. Une personne, dont la mère est fan de Keung To, a écrit une longue critique énumérant les « Huit péchés » de Keung To qui ciblait principalement sa personne, et a été largement publiée dans les tabloïds. https://www.weekendhk.com/entertainment/%e5%a7%9c%e6%bf%a4-%e5%8f%b1%e5%92%9c-mirror-%e5%81%a5%e5%90%be-plt8-1447401/24/ Cette personne lui reproche notamment de ne pas être capable de gérer son poids, d'avoir ignoré les autres membres du boygroup, d'être égocentrique, d'avoir des réactions exagérées, d'être immature, de ne pas être fair-play quand il joue au basket, de manquer de sérieux lorsqu'il preste sur scène blablabla ... Les critiques, les brimades et insultes en ligne sont devenues implacables, ciblant non seulement la personne de Keung To, mais également ses fans, les personnes qui le soutiennent et voire sa famille. Plusieurs YouTubers ont méticuleusement créé du contenu le décrivant comme un fou, certains l'ont désigné comme étant la plus grosse blague de l'industrie musicale. Les médias et le grand public ont passé un mois entier à republier des images de Keung To pointant son surpoids sans oublier des discussions sur les forums le qualifiant de cinglé. Certains se sont même donné beaucoup de mal pour demander aux influenceurs d'examiner et de critiquer sa performance en live. Pendant trois mois, ce n'est pas seulement Keung To mais aussi ses partisans qui ont vécu un enfer. Détester Keung To semblait être le nouveau battage médiatique ! Keung To a gagné en notoriété, pour ainsi dire. Pour ceux qui ne le connaissaient pas auparavant, leur perception était principalement influencée par la façon dont les internautes le présentaient. Ceux qui l’avaient toujours considéré comme surfait pouvaient difficilement contenir leur satisfaction. Quelques-uns de ses fans ont choisi de partir, incapables de résister au harcèlement et à l'immense pression liée à leur soutien envers Keung To. Ce n'est que quelques mois plus tard qu'il surmonte enfin la peur qu'il a ressentie lorsque le médecin lui a annoncé après son opération au genou droit qu'il ne pourrait peut-être plus jamais danser à cause de sa blessure au genou droit. Soudain, de nombreuses questions restées sans réponse pour Keung To trouvèrent leur réponse cette nuit-là. Ce que je trouve vraiment intéressant, c'est que Keung To n'est pas une personne parfaite, mais que les gens ont tendance à avoir trop attentes sur lui fassent des choses parfaites. Il n’a jamais eu peur de montrer aux gens ses défauts et ses faiblesses. Et justement, ce sont précisément ses imperfections qui le rendent si captivant. Parce que comme lui, j'ai aussi des conflits intérieurs mais que j’essaie souvent de cacher. Keung To a déclaré par la suite lors de plusieurs interviews que si on lui donnait une seconde chance pour refaire cette prestation scénique, il aurait fait pareil. Il a dit OUI de manière sans équivoque. Cette réponse est cohérente car Keung To est quelqu’un qui incarne l’unité de la connaissance et de l’action. Il choisira de faire ce qu’il croit être juste, quel qu’en soit le prix. © Vogue Hong Kong janvier 2024 L'interview de Vogue Hong Kong de janvier 2024 en anglais : https://www.voguehk.com/en/article/celebrity/keung-to-january-cover/ En conclusion, l’expérience de Keung To face aux critiques massives et au harcèlement en ligne illustre la force et l’authenticité d’un artiste qui refuse de se plier aux attentes irréalistes. Plutôt que de se cacher derrière ses défauts ou de chercher à plaire à tout prix, il assume ses choix et reste fidèle à sa vision, incarnant l’unité entre savoir et action. Ses imperfections, loin d’être un obstacle, deviennent une source de lien et de connexion avec son public, rappelant que la vraie grandeur réside dans le courage de rester soi-même, même face à l’adversité et aux jugements. Mori x Ming 💗
- Le fabuleux destin de Keung To - Une nuit d'émotions mitigées - chapitre IV.
Écrit par Mori traduit par Ming le 14 août 2024. En novembre 2022, Keung To avait été blessé lors d'un match de basket-ball réunissant les célébrités et organisé par la chaine de radio "Commercial Radio Hong Kong). Un ligament était complètement déchiré et il a dû subir une intervention chirurgicale pour retirer les fragments osseux de son genou droit. Déterminé à revenir sur scène le plus rapidement possible, il a accéléré sa récupération grâce à la thérapie par ondes de choc pendant sa convalescence. Naturellement, les fans étaient très inquiets et Keung To leur manquait et réciproquement. Ses fans étaient profondément préoccupés par son bien-être. Keung To voulait absolument rassuré ses fans. Le 1er janvier 2023, Keung To a assisté à la cérémonie musicale de remise des prix (aux Ultimate Song Chart Awards de Hong Kong) avec les autres membres du boy groupe "Mirror". Toujours en convalescence de sa blessure, il semblait légèrement en surpoids, enflé et moins agile. Loin des projecteurs depuis plusieurs mois, ses expressions faciales et corporelles révélaient un malaise, voire une défiance. Lorsque son single "Spiegel Im Spiegel" a remporté la quatrième place aux Ultimate Song Chart Awards, de toute évidence, personne ne s'attendait à ce qu'il se produise, peut-être même pas sa propre société de management, car on n'avaient prévu aucun danseur. Keung To aurait facilement pu utiliser sa blessure comme excuse, remercier les personnes concernées et retourner à sa place. Personne ne s’y serait opposé. Cependant, comment arrêter quelqu’un qui est passionné par la scène ? Même une déchirure d’un ligament ne pouvait pas le dissuader. La chanson primée elle-même parle de lutte personnelle, de conflit intérieur, d'introspection et, finalement, de recherche de la paix avec soi-même. C'est un style très personnel à Keung To qui se distincte de la Cantonpop « traditionnelle » avec ses chansons d'amour. Cette nuit-là, lorsque Keung To a commencé à chanter, il s'est soudainement mis à genoux, permettant à sa voix « pleine d'angoisse » d'exprimer la rage et la frustration qu'il ressentait à ce moment-là. Il a quitté la scène et il s'est précipité pour se rapprocher du public pour lui dire : "Je suis de retour !" D'après les souvenirs du public, il était tout allumé et ses actions ont apporté un frisson inattendu à la cérémonie de remise des prix, généralement routinière, suscitant les émotions de toutes les personnes présentes. Pour être honnête, peut-être que pour quelqu’un qui est habitué aux concerts internationaux où les artistes sautent souvent dans la foule et interagissent avec les fans, ces actions ne semblent pas particulièrement surprenantes. Ce soir-là, il a remporté le prix de « My Favorite Song Award » pour la troisième année consécutive avec « What the work says ». La performance a été bien accueillie par le public pour qui la soirée était apparemment parfaite. Cependant, la seule préoccupation des médias était de savoir si sa jambe blessée aurait pu être affectée. Dans l'interview qui a suivi la cérémonie, il a déclaré ceci : "j'espère que mon médecin traitant ne regardait pas la diffusion et qu'il ne sera pas en colère sur moi". L’interview s’est terminée par des rires, mais une tempête inopinée va frapper. En conclusion, la performance de Keung To après sa blessure démontre sa détermination, son courage et son engagement envers son art et ses fans. Malgré la douleur et les limitations physiques, il a choisi de se produire pleinement, transformant son combat personnel en une expérience émotionnelle partagée avec le public. Ce moment illustre non seulement sa passion pour la scène, mais aussi sa capacité à inspirer et à toucher profondément ceux qui le soutiennent, confirmant que la véritable force d’un artiste réside autant dans sa résilience et son authenticité que dans son talent. Mori x Ming 💗
- Le fabuleux destin de Keung To - chapitre III - Vos actions sont le reflet de votre caractère
Écrit par Ming le 13 août 2024. Keung To a un jour révélé son penchant pour la lecture de Laozi, un ancien philosophe chinois père fondateur et même divinisé du taoïsme. Le taoïsme enseigne que toutes les créatures vivantes doivent vivre en harmonie avec l’univers et l’énergie qui s’y trouve (le chi). Le taoïsme valorise la simplicité, la spontanéité et la culture de soi. Cependant, à mon humble avis, son approche de sa carrière semble davantage s'aligner sur la philosophie de Wang Yangming de l'unité du savoir et de l'action. Wang Yangming est un philosophe en action du neoconfucianisme. Pour lui, sans action, il n’y a pas de sens. Keung To a souvent dit que tout le monde peut parler de grands principes, mais combien prennent réellement les mesures nécessaires pour les mettre en pratique ? Il aspire vraiment à être quelqu’un qui transforme sa parole en actions. Depuis sa 4ème chanson solo "Say I love you with mask on", Keung To a toujours utilisé sa musique pour transmettre ses pensées et ses réflexions sur son environnement, exprimant ses véritables perspectives à travers ses œuvres. Le solo suivant «Disease of loneliness» s'adresse aux personnes aux prises avec des problèmes émotionnels en partageant ses expériences personnelles et en leur offrant un réconfort. Comme elles, Keung To ne sait pas toujours facilement exprimer ses émotions et est souvent mal compris par les «Disease of loneliness» s'adresse aux personnes aux prises avec des problèmes émotionnels en partageant ses expériences personnelles et en leur offrant un réconfort. Comme elles, Keung To ne sait pas toujours facilement exprimer ses émotions et est souvent mal compris par les autres. Le message est clair : ne le faites pas. N'ayez pas peur, vous n’êtes pas seul, comme pour dire : "je comprends". Parce que j'ai vécu ce que vous vivez. Je suis là avec vous ! Voici la traduction en français. Keung To est une personne très observatrice, attentive et sensible. C'est ce côté de lui qui le remplit d’inspiration. Mais pour certains, il est imprévisible, en constante évolution et ne respecte pas les règles. Il explique ou défend rarement ses actes. Au lieu d'utiliser des mots, il préfère exprimer sa pensée par des actes concrets, incarnant la phrase que beaucoup citent désormais comme sa signature : « Laissez parler l'œuvre ». Cet attachement à l'unité du savoir et de l'action explique son comportement à la cérémonie musicale des prix (les Ultimate Song Chart awards de Hong Kong) au 1er janvier 2023. Certains jugent sa prestation scénique excentrique sans chercher à comprendre son ressenti suite à l'accident survenu en juillet 2022 lors du concert du boygroup "Mirror" dont il fait partie et de son accident au genou droit en novembre 2022. https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/musique/hong-kong-un-ecran-geant-tombe-en-plein-concert-sur-des-danseurs-du-groupe-mirror-29-07-2022-VG4C3F45B5AVVE5FW5ACL4F27Q.php @le Parisien Hongkong : un écran géant tombe en plein concert sur des danseurs du groupe Mirror - article 29/07/2022. ©星島娛樂 Keung To blessé au genou lors du match de basket 903 All-Stars. En conclusion, Keung To illustre parfaitement l’union du savoir et de l’action dans sa carrière et sa vie personnelle. Guidé par une réflexion profonde sur lui-même et sur le monde qui l’entoure, il transforme ses expériences, ses émotions et ses convictions en musique capable de toucher et de soutenir son public. Plutôt que de se justifier par des paroles, il laisse ses œuvres parler pour lui, démontrant que l’authenticité, la sensibilité et l’engagement concret sont les véritables marques d’un artiste capable d’inspirer et de créer un lien durable avec ceux qui l’écoutent. Mori x Ming 💗
- Le fabuleux destin de Keung To - chapitre II - il est tout sauf prévisible.
Écrit par Mori traduit par Ming le 11 août 2024. Keung To est tout sauf prévisible. Durant des années, aucun chanteur n’avait jamais quitté la scène pour se diriger vers le public pendant sa prestation lors d’une cérémonie musicale de remise de prix. On pouvait du coup s'attendre à une polarisation de l'opinion publique face à cette attitude aussi audacieuse et non conventionnelle de Keung To. Mais Keung To est tout sauf prévisible. Cela pourrait être la raison pour laquelle certaines personnes le trouvent incohérent, voire erratique. Keung To n’est pas seulement quelqu’un qui aime jouer sur scène. C'est quelqu'un qui suit son cœur à 100%, sans calculer ni se soucier des conséquences. Il ne se soucie que de sa prestation sur scène et de profiter pleinement de ce moment. De plus, Keung To présente rarement sur scène la même prestation. A chaque fois, il fait des ajustements en fonction de l'occasion. Cela explique pourquoi ses fans sont particulièrement impatients d’assister à ses performances en live, recourant souvent à l’achat de billets scalpés pour y assister. Voici des exemples pour la présentation de "Masterclass": © keungshowhkfanclub - chill club A New stage le 19 juin 2021 ©am730 - Keung To invité au concert de Hins Cheung "Thé Next 20 le 16 mai 2021. Bien que Keung To n'ait pas un niveau de scolarité très élevé, sa passion pour la lecture est évidente. Ses écrits révèlent son état d'esprit clair et réfléchi. Durant ses temps libres, non seulement il aime jouer au basket-ball sur les terrains publiques et faire du jogging au bord de la mer, il aime lire des livres et des articles sur la philosophie et le cosmos. Peut-être qu'en raison de sa rapide ascension vers la gloire, il est attiré par la philosophie taoïste, en particulier le concept de « suivre le courant », c'est-à-dire suivre le cours des choses de manière naturelle, non-forcée, calme, en rythme avec la nature, sans jamais tomber dans l'excès ou au contraire dans la passivité. Le lendemain de sa victoire consécutive aux Ultimate Song Chart Awards de 2021, il est passé à la radio pour discuter de son neuvième single solo, " Spiegel im Spiegel". Il croit sincèrement que son discours de remerciement fait lors de la cérémonie se réalisera à l'avenir : " Je le dit avec avec beaucoup de confiance, ici à Hong Kong, nous allons certainement devenir le top 1 de l'Asie." Avant même d’entrer dans l’industrie musicale, il s’était déjà fixé des objectifs. Remporter ces prix et atteindre un certain niveau de reconnaissance lui ont donné l'élan dont il avait besoin pour injecter de nouveaux éléments dans l'industrie musicale et contribuer à la scène musicale de Hong Kong. Cependant, il y a un écart entre la réalité et l'idéal. Certains pensent que le marché est sursaturé de chansons d’amour stéréotypées. Le style et la chorégraphie de la chanson " Spiegel im Spiegel" ont cependant sans aucun doute ravivé la passion des fans qui avaient presque abandonné la musique cantonaise. Pour ces derniers, cette chanson représente une étape importante dans l’évolution de la musique cantonaise. Pour rappel cette chanson s'inspire du concept "looking-glass self" du sociologue américain Charles Horton Cooley pour qui l'image de soi (looking-glass self) se construit toujours dans le regard des autres. (Voir traduction de cette chanson sur notre site internet https://www.thisiskeungto.com/post/traduction-en-fran%C3%A7ais-du-9eme-single-spiegel-im-spiegel-%E9%8F%A1%E4%B8%AD%E9%8F%A1 ). Cette chanson qui ouvrait une nouvelle voie pour la musique cantonaise se heurtait en même temps contre un panneau « Entrée interdite ». En effet, cette chanson remet en question les normes et les frontières traditionnelles que beaucoup hésitent à franchir dans la musique cantonaise. Cette chanson est controversée et le reste. Cela dit, elle véhicule des messages qui méritent vraiment d’être discutés. "Spiegel im Spiegel" est considéré par certains fans comme faisant partie d'une trilogie (avec "Masterclass" et "Dummy"), c'est aussi l'œuvre qui a failli faire tomber Keung To en disgrâce, le brisant au passage. Keung To a déclaré que peu importe ce que cette chanson lui apporterait – la gloire ou la honte – elle resterait sa préférée. En conclusion, Keung To incarne l’audace, l’authenticité et la passion dans chaque aspect de sa carrière. Imprévisible sur scène et profondément réfléchi en dehors, il suit son propre chemin, guidé par ses convictions et sa curiosité intellectuelle. « Spiegel im Spiegel », à la fois innovante et controversée, illustre sa volonté de repousser les limites de la musique cantonaise tout en restant fidèle à lui-même. Par son engagement, sa créativité et sa détermination, Keung To démontre que l’art véritable ne consiste pas seulement à plaire au public, mais à exprimer avec courage ce que l’on est profondément, même face à la critique et aux défis. Mori x Ming 💗











