Fatboy et Keung To : de maître et disciple à partenaires de longue date
Par Ming, le 8 septembre 2026.
Parmi ceux qui collaborent avec Keung To depuis ses débuts, Fatboy est l’un de ceux avec qui il entretient la relation la plus naturelle.
En tant que fan de Keung To, j’apprécie surtout qu’ils prouvent leur amitié par des actes : depuis des années, ils travaillent ensemble et se soutiennent.
Malgré le temps, leur complicité reste la même. Ils se connaissent assez pour se taquiner, mais savent aussi se soutenir quand les choses deviennent sérieuses.
Au fil des années, leur relation paraît ainsi de plus en plus précieuse.
« Good Night Show — King Maker » : une longue histoire née d’un concours
L’histoire entre Fatboy et Keung To commence en 2018, dans l’émission « Good Night Show — King Maker ».
Ils faisaient alors tous deux partie du groupe B. C’est en travaillant ensemble sur « Agent J » lors d’une épreuve par équipes qu’ils ont peu à peu formé le duo que le public connaîtrait ensuite sous le nom de « Agent Fat Keung ».
Leur prestation reste culte, même si les répétitions furent difficiles.
Keung To, qui n’avait alors que 19 ans, était surtout habitué à un style de scène très « cool », travaillé et typique d’une idole. Au début, il était assez réticent à l’idée d’interpréter « Agent J » sur un registre comique, fondé sur le contraste. Manquant de confiance en lui, il aurait même envisagé d’abandonner.
À l’approche du top 10, Keung To craignait de ne pas s’adapter à ce style et de pénaliser son équipe, ce qui augmentait encore la pression.
Les répétitions se retrouvèrent un temps dans l’impasse. La coach Cheuk Wan-chi lui fit alors remarquer très franchement qu’il restait trop attaché à son image d’idole et lui rappela qu’une scène pouvait offrir bien plus d’une possibilité.
Keung To finit par changer d’état d’esprit. Fatboy, excellent danseur, resta à ses côtés pour le guider et s’adapter à lui.
Sur scène, tous deux vêtus d’un costume, leur contraste physique — l’un rond, l’autre mince —, associé à la danse, aux expressions du visage et au registre comique, devint finalement le principal atout du numéro.
La prestation remporta l’épreuve par quatre voix contre une et permit au groupe B d’obtenir davantage de places dans le top 10.
C’est ainsi que le duo « Agent Fat Keung » commença à marquer les esprits.
Par la suite, Keung To continua d’appeler Fatboy « Maître ».
En 2019, lors de la dernière date du concert « No. 1 Seed », ils organisèrent même sur scène une véritable cérémonie humoristique d’initiation : Keung To s’agenouilla pour lui servir le thé, et Fatboy accepta officiellement ce « disciple ».
Drôle sur le moment, cette scène paraît aujourd’hui symbolique : le titre de « Maître » allait les accompagner pendant des années.
« No. 1 Seed » : l’une de leurs premières collaborations
En 2019, Keung To sortit son premier titre solo, « No. 1 Seed », dont Fatboy participa à la chorégraphie.
Pour Keung To, qui venait tout juste de faire ses débuts, cette chanson représentait un véritable point de départ. Dès cette époque, Fatboy commença à laisser peu à peu son empreinte chorégraphique dans plusieurs de ses œuvres.
Les paroles de « No. 1 Seed » tournant autour d’un choix entre le basket et l’amour, Fatboy intégra de nombreux gestes inspirés de ce sport à la chorégraphie : dribbles, passes, feintes, sauts et tirs. L’énergie sportive se retrouvait ainsi directement dans les pas de danse.
La chorégraphie prévoyait également que Keung To touche la visière de sa casquette, la fasse pivoter ou s’en serve pour dissimuler son regard, créant une atmosphère mystérieuse et légèrement rebelle rappelant le hip-hop américain des débuts.
Personne ne savait encore jusqu’où Keung To irait, mais Fatboy contribuait déjà à façonner ses premières œuvres.
« Love You With My Mask On » : la chorégraphie gestuelle devenue inoubliable
En 2020, « Love You With My Mask On » devint l’une des chansons les plus populaires et reconnaissables de Keung To. La fameuse chorégraphie des mains — le geste devant la bouche et les cœurs formés avec les doigts — fut conçue par Fatboy.
Keung To avait initialement prévu de se rendre en Corée pour tourner un clip de chant et de danse plus traditionnel. Avec la pandémie, le projet fut réorienté autour de la lutte contre le virus et de la transmission d’un message d’amour.
Fatboy imagina donc une chorégraphie gestuelle simple, expressive et facile à reproduire, afin que tout le monde puisse danser et transmettre le message de la chanson, même avec un masque.
Cette danse est restée dans les mémoires parce qu’elle était facile à apprendre et correspondait parfaitement à la douceur de la chanson.
Cette collaboration fut importante : Fatboy n’a pas seulement créé une danse, il a donné à la chanson un symbole visuel immédiatement reconnaissable.
Pour beaucoup de fans, « Love You With My Mask On » évoque un souvenir familier et précieux. Et l’on réalise que Fatboy a toujours fait partie de ce souvenir.
« Agent Fat Keung 2.0 » : la naissance d’un véritable duo
En 2021, ils sortirent ensemble « Agent Fat Keung 2.0 » : un duo chanté, accompagné d’un clip et d’une chorégraphie particulièrement exigeante.
À ce stade, « Fat Keung » n’était plus seulement le surnom d’une relation maître-disciple née dans « King Maker ». Ils étaient devenus un tandem dont le public savait qu’il produirait forcément des étincelles.
La chanson reprenait le thème des agents secrets, avec un mélange de musique électronique et de rap, tout en rendant hommage aux grands classiques du cinéma d’espionnage.
Le clip comportait aussi de nombreuses scènes de combat et de fusillade. German Cheung en signait la conception des cascades et y jouait également le méchant, tandis que Chan Yu-sum apparaissait, à la surprise générale, dans le rôle de leur patron.
Plus impressionnant encore : Keung To et Fatboy ne suivirent qu’une seule journée d’entraînement aux scènes d’action avant de tourner pendant plus de vingt-quatre heures d’affilée. La production fut donc particulièrement éprouvante.
Mais leur plus grande force reste leur naturel. Les voir chanter, danser et se taquiner ne donne jamais l’impression d’une « fraternité » fabriquée pour la caméra.
Cette complicité, construite au fil de nombreuses collaborations, explique pourquoi « Agent Fat Keung » est resté dans les mémoires.
« We Got Game » : la même familiarité à l’écran comme dans la vie
En 2022, Keung To et Fatboy collaborèrent de nouveau dans la série « We Got Game », passant cette fois de la scène au petit
écran.
Dans la série, Ah Hau, interprété par Keung To, et Chu Yun, joué par Fatboy, sont très proches. Ils passent leur temps à se provoquer, mais veillent aussi l’un sur l’autre, ce qui donne lieu à de
nombreuses scènes comiques.
La plus mémorable est sans doute, dans l’épisode 9, leur danse à deux faite de caresses sur le visage, de déhanchements et de tango. La scène rend clairement hommage à la célèbre danse de Leslie Cheung et Tony Leung dans « Happy Together » de Wong Kar-wai.
Dans l’intrigue, Ah Hau s’est emporté contre Chu Yun, son ami et colocataire, qui a fini par partir. Le lendemain, ils se retrouvent sur un terrain de basket. Une dispute éclate, puis dégénère en
bagarre… avant de se transformer soudainement en regards langoureux, caresses sur le visage, étreinte et tango.
Avec la musique romantique et le contraste entre leurs silhouettes, la scène devient l’un des moments les plus hilarants de toute la série.
Tout paraît naturel grâce à leur complicité hors tournage. Par moments, on ne sait plus si cette proximité appartient aux personnages ou aux deux artistes.
« We Got Game » transpose ainsi leur dynamique réelle dans la fiction : ils se
traitent sans cérémonie, tout en prenant profondément soin l’un de l’autre.
Derrière l’humour, leur proximité reste authentique.
« Waves » : une collaboration qui franchit un nouveau cap
En 2023, pour la version dansée de « Waves », Fatboy créa une nouvelle chorégraphie pour Keung To.
Cette fois, la direction était à l’opposé de celle de « Love You With My Mask On ».
« Waves » intégrait des notions de tai-chi, de yin et de yang, de force et de souplesse, ainsi que l’idée de l’eau. Le langage chorégraphique était beaucoup plus mûr et mettait davantage l’accent sur les lignes du corps et le passage d’une énergie à l’autre.
J’aime beaucoup mettre « Love You With My Mask On » et « Waves » en regard. La première est simple, chaleureuse et accessible ; la seconde, plus mature et théâtrale, exige aussi une plus grande maîtrise de la part de l’interprète.
En quelques années, l’univers artistique de Keung To a beaucoup évolué. Fatboy, lui, a su adapter sa manière de l’accompagner aux besoins de chaque œuvre.
C’est l’intérêt d’une collaboration durable : ne pas répéter la même formule, mais accompagner l’autre vers une nouvelle étape.
« WAVES » en 2023 : plus qu’un invité, un véritable artisan de l’ombre
Lors de « WAVES », le premier concert solo de
Keung To en 2023, Fatboy occupa même le poste de directeur chorégraphique.
Ce rôle était essentiel, car un premier grand concert solo marque une carrière.
Fatboy n’était pas seulement invité sur scène : il avait participé à toute la
conception chorégraphique du spectacle.
Malgré ses propres engagements, il consacra beaucoup de temps à la préparation
du concert. Cette implication concrète compte parfois plus qu’un simple « je te soutiens ».
Sur scène, ils pouvaient toujours plaisanter et rire ensemble. En coulisses, pourtant, leur collaboration était des plus sérieuses.
Pendant plusieurs représentations, Fatboy apparut également comme invité spécial pour interpréter « Agent Fat Keung 2.0 » avec Keung To.
Beaucoup se souviennent notamment d’un moment très simple : après avoir beaucoup dansé, Keung To était couvert de sueur et Fatboy l’essuya directement sur scène.
Ce geste résumait leur relation. Pour le public, Keung To est une star ; auprès de Fatboy, il reste aussi le disciple dont le maître prend soin et qu’il taquine.
Pour une fan, ces moments ont quelque chose de profondément rassurant.
« On a SunnyDay » : une collaboration qui se poursuit au fil des années
En 2025, pour « On a SunnyDay », Fatboy participa de nouveau à la chorégraphie, cette fois avec WinWin.
La chanson prenait encore une tout autre direction que « Waves ». Tout y était lumineux, joyeux et léger, avec de nombreux mouvements faciles à mémoriser.
De « Love You With My Mask On » à « Waves », puis à « On a SunnyDay », plusieurs années s’étaient écoulées. Le style musical de Keung To ne cessait d’évoluer, et Fatboy continuait de participer à différentes étapes de son parcours, chaque fois d’une manière nouvelle.
Cela a plus de sens que de les voir constamment ensemble : une collaboration durable n’exige pas d’être toujours côte à côte.
Avec le recul, on constate que l’autre a toujours été présent dans certaines
œuvres et à des étapes essentielles.
« Lion Tiger Style » : le retour de « Fat Keung » quatre ans plus tard
À la fin de l’année 2025, ils sortirent ensemble « Lion Tiger Style ».
Le titre chinois joue lui-même sur un calembour avec le mot « maître », et tout le concept reprend avec humour leur relation maître-disciple construite au fil des années.
Les voir de nouveau chanter et danser ensemble rappelle « Agent Fat Keung 2.0 », sans pour autant en être une simple copie.
Mais ils ne sont plus les débutants de « King Maker » : chacun a trouvé sa place
et parcouru son propre chemin.
Dès qu’ils se réunissent, la complicité familière de « Fat Keung » réapparaît.
C’est ce que je trouve le plus précieux.
Le temps peut éloigner deux personnes, mais il peut aussi prouver que certaines complicités savent durer.
« LAVA » et « The Light Chaser » : quelques mots sur le fait de rester dans l’ombre
suffisent
Lors du concert « LAVA » en 2025, Fatboy apparut une nouvelle fois en tant qu’invité pour interpréter « Lion Tiger Style » avec Keung To.
Mais son rôle allait cette fois bien au-delà de celui d’un simple invité sur scène.
« LAVA » reposait sur les thèmes de la lave et de la renaissance. Le spectacle exigeait énormément d’endurance, aussi bien pour la danse, le chant que pour l’intensité générale de l’interprétation. En coulisses, Fatboy aida Keung To à travailler les chorégraphies, l’entraîna et
suivit attentivement le rendu scénique.
Lors de la représentation du 24 décembre, soir de Noël, il monta également sur scène comme invité spécial. Tous deux interprétèrent « Lion Tiger Style » en public pour la première fois et relevèrent de nouveau le défi d’une chorégraphie particulièrement difficile.
Dès son arrivée sur scène, on retrouva leur dynamique habituelle : ils pouvaient jouer, rire et se taquiner.
Pourtant, le moment le plus émouvant de cette soirée fut celui où Fatboy chanta « The Light Chaser » pour Keung To. Il ne se contenta pas de chanter. Il déclara aussi qu’il continuerait d’être l’ombre derrière son disciple et de le soutenir silencieusement.
Cette phrase simple prend un poids immense dans l’histoire de leur relation.
Depuis « King Maker », puis « No. 1 Seed », «Love You With My Mask On », « Agent Fat Keung 2.0 » et « Waves », jusqu’à son rôle de directeur chorégraphique lors du premier concert solo de Keung To, Fatboy n’a jamais cessé de contribuer à ses œuvres de la manière qu’il maîtrise
le mieux.
Lorsqu’il promet de rester « derrière lui », ce n’est pas une formule destinée à émouvoir : c’est ce qu’il fait depuis toujours.
Parfois, il se tient sur le devant de la scène pour chanter et danser avec Keung To. Parfois, il recule d’un pas pour concevoir ses chorégraphies, préparer ses spectacles et le soutenir dans
l’ombre.
Ce qui me touche le plus, c’est que Fatboy ne cherche jamais à se donner le beau rôle. Il ne prononce pas de longs discours mélodramatiques. Il exprime simplement, avec naturel, une idée très claire : « Continue d’avancer, je serai derrière toi pour te soutenir. »
Associé au sentiment porté par « The Light Chaser » — une personne brille tandis qu’une autre choisit de l’accompagner depuis l’ombre —, ce message devient encore plus bouleversant.
Cet instant émeut aussi parce que Fatboy marche réellement à ses côtés depuis le
concours, d’une œuvre à l’autre, jusqu’aux grandes scènes d’aujourd’hui.
Lorsque Fatboy affirme qu’il continuera d’être cette personne dans l’ombre, on comprend qu’aujourd’hui encore, son soutien à ce « disciple bien-aimé » demeure intact.
Il n’a pas besoin de toujours se tenir sous la lumière la plus vive. Mais dans les moments importants, il répond présent.
Le plus précieux, c’est que tant d’années plus tard, rien n’a vraiment changé entre eux
De « King Maker » à « LAVA », le plus frappant n’est pas le nombre de leurs collaborations, mais le naturel intact de leur relation après tant d’années.
Fatboy peut encore rire de Keung To, le chambrer et lui jouer des tours. Et face à Fatboy, Keung To conserve cette aisance qui semble dire : « Tu es mon maître, certes, mais nous nous
connaissons vraiment par cœur. »
C’est extrêmement rare.
Les gens changent. Le travail change. Les statuts changent. Les personnes qui nous entourent changent elles aussi.
Keung To a parcouru un chemin immense depuis « King Maker ». Il a traversé beaucoup d’épreuves, foulé de nombreuses grandes scènes et rencontré, forcément, bien plus de monde.
Pourtant, Fatboy a continué d’être présent dans certains moments essentiels : parfois sur scène, parfois en coulisses ; tantôt comme chorégraphe, tantôt comme invité, ou simplement à ses côtés pour échanger quelques plaisanteries.
En tant que fan de Keung To, cela me rassure beaucoup. Nous, les fans, ne pouvons le soutenir que depuis le public. Mais nous espérons aussi que, loin de nos regards, certaines personnes qui le connaissent réellement depuis longtemps — des personnes qui l’ont vu partir de rien et arriver là où il est aujourd’hui — continuent de l’accompagner avec la même simplicité.
C’est pourquoi « The Light Chaser » fut si émouvant. Fatboy a promis de rester l’ombre derrière son disciple et de le soutenir en silence. En réalité, il le fait depuis toujours.
Keung To poursuit sa route. Fatboy n’est peut-être pas à ses côtés à chaque pas, mais il apparaît toujours dans certains moments décisifs.
Une relation précieuse n’a pas besoin de prouver chaque jour sa force. Après tant d’années et de chemin parcouru, ils peuvent encore se retrouver, rire avec le même naturel et se soutenir sincèrement.
Ce genre de relation n’a pas besoin d’être spectaculaire. Mais on s’en souvient longtemps.
Ming



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