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  • Keung To devient « Friend of the NBA » : son idole Jeremy Lin l’appelle « Bro » et ils échangent même sur WhatsApp !

    Écrit par Ming, le 15 octobre 2026. Pour Keung To, son voyage à Macao à l’occasion des événements de la NBA a été un véritable rêve devenu réalité ! Grand amateur de basket et admirateur de longue date de Jeremy Lin, le chanteur hongkongais a eu la chance de rencontrer son idole de près, de jouer à ses côtés et même de recevoir un petit surnom affectueux : « Bro ». Plus incroyable encore, les deux hommes échangent également des messages sur WhatsApp ! Une belle amitié qui semble aller bien au-delà de la simple relation entre une star et son fan. De quoi faire des envieux ! keung_show et jlin7 Instagram En seulement deux jours, Keung To a vécu une expérience exceptionnelle entre le NBA House et le NBA Fan Day. Au programme : des défis de basket, des rencontres avec des artistes populaires venus de toute l’Asie et, pour finir, une prestation musicale en clôture de l’événement. Il a ainsi pu réaliser son rêve : regarder du basket, jouer sur le terrain et monter sur scène pour chanter ! 1. NBA House 2026 : Keung To rencontre Jeremy Lin, qui lui donne même des conseils pour tirer au panier ! Le 9 octobre, Keung To était l’invité spécial du NBA House 2026, organisé au Venetian Macao. Passionné de basket, il a enfin pu rencontrer Jeremy Lin, un joueur qu’il admire depuis longtemps. Les deux hommes ont pris le temps de discuter ensemble de leur passion commune et d’échanger sur le monde du basket. L’un des moments forts de la journée a été la séance de tir au panier : Jeremy Lin a personnellement donné quelques conseils à Keung To ! Avec son idole à ses côtés pour le guider, le chanteur a réussi son tir dès sa première tentative. Fou de joie, il en a profité pour prendre une photo souvenir avec lui. Pour Keung To, pouvoir jouer au basket aux côtés d’un joueur qu’il admire depuis des années représente sans aucun doute un moment inoubliable. credit : euktsupport Mais ce qui fait le plus rêver les fans, ce ne sont pas seulement les photos ou cette partie de basket partagée. C’est surtout la complicité entre les deux hommes. En publiant une photo sur les réseaux sociaux, Jeremy Lin a appelé Keung To « Bro », un surnom amical qui montre leur proximité. Et ce n’est pas tout : ils échangent également en privé sur WhatsApp ! Keung To avait déjà expliqué que Jeremy Lin faisait partie des joueurs qui lui avaient donné envie de s’intéresser au basket. Passer de l’admiration à distance à une véritable rencontre, pouvoir discuter et jouer ensemble, puis garder contact en privé : cette histoire a tout d’un rêve de fan devenu réalité. 2. NBA Fan Day : Keung To fait équipe avec Jeremy Lin et Amen Thompson ! Le 10 octobre, Keung To a poursuivi son aventure lors du NBA Fan Day. Cette fois, il a eu l’occasion de participer à un concours d’adresse au basket, le Skills Challenge, aux côtés de Jeremy Lin et d’Amen Thompson, jeune joueur des Houston Rockets. Pour Keung To, il ne s’agissait plus simplement de regarder les professionnels jouer depuis les gradins : il pouvait désormais partager le terrain avec eux ! Après avoir réussi un panier en pénétration, il a échangé un joyeux high five avec Jeremy Lin. Une scène pleine d’énergie qui a ravi les fans. Pour quelqu’un qui aime autant le basket, faire équipe avec son idole représente un véritable moment de gloire. Cette expérience montre aussi à quel point Keung To est passionné par ce sport. L’événement lui a également permis d’obtenir un nouveau titre : celui de « Friend of the NBA », autrement dit un ami officiel de la NBA. Interrogé sur ce que représentait ce nouveau statut pour lui, Keung To a répondu avec humour que la NBA pouvait l’inviter à prendre le thé quand elle avait un peu de temps libre. Une réponse typiquement hongkongaise, à la fois chaleureuse et amusante, qui a apporté une touche de légèreté à l’événement. nba, nbataiwan et nbahk Instagram 3. Keung To enflamme la scène avec trois chansons pour clôturer l’événement ! Après le basket, place à la musique ! Keung To était également chargé de clôturer le NBA Fan Day avec une prestation très attendue. Il a interprété trois titres à la suite : LAVA, 無人不知的戰果 (Une victoire connue de tous) et Superman, en mettant en avant ses talents de chanteur et de danseur. keungshowhkfanclub Youtube 1. « LAVA » : une ouverture explosive Keung To a lancé sa prestation avec LAVA. Accompagné de danseurs, il a proposé une performance énergique qui a immédiatement mis l’ambiance. Pour les fans habitués à le voir en concert, le retrouver sur une scène liée à la NBA était une expérience différente et particulièrement enthousiasmante. 2. « 無人不知的戰果 » ( Une victoire connue de tous) : une chanson parfaitement adaptée au basket Il a ensuite interprété 無人不知的戰果, un titre issu de la bande originale de We Got Game (季前賽), une série hongkongaise consacrée au basket. Avec son thème sportif, cette chanson correspondait parfaitement à l’esprit du NBA Fan Day. Pendant sa prestation, Keung To s’est également rapproché du public pour interagir avec les spectateurs. Il a même pris le temps de faire des selfies avec les téléphones de certains fans, leur offrant ainsi de jolis souvenirs. 3. « Superman » : une conclusion pleine d’énergie Pour terminer, Keung To a chanté Superman. Avec son énergie communicative et une chorégraphie spécialement préparée pour l’événement, il a apporté une touche originale à cette dernière performance. Entre les défis de basket sur le terrain et les chorégraphies sur scène, Keung To a réussi à réunir ses deux grandes passions au cours de ce séjour à Macao. Une belle occasion de montrer au public toute l'étendue de son talent et de son charisme. 4. Keung To et EVAN : une rencontre en coulisses et peut-être une invitation à un concert ? Jeremy Lin n’était pas la seule célébrité à attirer l’attention lors de cet événement. Le chanteur sud-coréen EVAN (Lee Heeseung) était lui aussi présent, ajoutant encore un peu plus de glamour à cette rencontre internationale. D’après les images de l’événement et les publications partagées sur les réseaux sociaux, Keung To et EVAN se sont rencontrés en coulisses. Les deux artistes se sont salués et serré la main dans une ambiance détendue et amicale. Certaines informations indiquent également qu’EVAN aurait parlé à Keung To de sa future tournée solo. De quoi alimenter les spéculations des fans, qui espèrent désormais voir les deux artistes se retrouver à l’avenir. Les deux chanteurs ont également été aperçus ensemble dans les tribunes pendant le match. Avec Jeremy Lin et MC Jin, de son vrai nom Jin Au-Yeung, cette rencontre a réuni plusieurs personnalités issues de différents horizons. Pour les fans hongkongais, voir Keung To échanger aussi naturellement avec des artistes internationaux est une belle surprise. Cela donne également envie d’en découvrir davantage sur ses futures rencontres, voire sur d’éventuelles collaborations au-delà des frontières. Keung_show Instagram 5. Keung To rencontre le groupe philippin SB19 et danse avec ses membres ! Le séjour de Keung To à Macao lui a également permis de faire la connaissance de SB19, l’un des groupes masculins les plus populaires des Philippines. Cette rencontre avait une petite histoire derrière elle. En 2023, SB19 avait sorti GENTO, une chanson qui avait connu un grand succès à l’international. La prononciation du refrain avait amusé de nombreux internautes hongkongais, car elle leur rappelait le nom de Keung To. L’association avait suscité de nombreuses discussions sur les réseaux sociaux, et le chanteur lui-même avait réagi à cette coïncidence amusante. Cette fois, les deux parties ont enfin pu se rencontrer en personne dans les coulisses du NBA House. Et la rencontre ne s’est pas limitée à quelques salutations : Keung To a même dansé avec les membres de SB19 sur leur chanson LAWLESS ! À la fin de la danse, le chanteur hongkongais n’a pas pu s’empêcher de cacher son visage en riant. Une réaction spontanée et adorable qui a amusé les fans. D’une simple coïncidence autour d’une chanson sur Internet à une rencontre en personne, suivie d’une danse partagée à Macao, cette histoire a pris une tournure pour le moins inattendue. De quoi réjouir les fans des deux côtés ! SB19 est l’un des groupes emblématiques de la scène P-pop, la musique pop philippine. Grâce à leurs performances vocales, leurs chorégraphies et leur présence sur scène, les membres ont réussi à séduire un public international. GENTO reste l’un de leurs titres les plus connus et a notamment inspiré de nombreuses vidéos de danse sur les réseaux sociaux. Cette rencontre avec Keung To ajoute donc un nouveau chapitre amusant à leur histoire commune. officialsb19 Instagram 6. Jeremy Lin partage une photo avec Keung To, et Jay Chou fait rire tout le monde avec son commentaire ! Une autre photo prise pendant l’événement a également fait beaucoup parler d’elle sur Internet. Sur Instagram, Jeremy Lin a publié une photo de groupe sur laquelle il pose avec Keung To, MC Jin et d’autres personnalités. Tous sont assis au bord du terrain, affichant des signes de victoire devant l’objectif. Une image spontanée qui reflète bien l’ambiance détendue de la journée. Jeremy Lin a accompagné la photo d’une légende pleine d’humour : « Devinez lequel d’entre nous ne sait pas chanter. » jlin7 Instagram Son ami Jay Chou s’est alors invité dans la conversation avec une réponse tout aussi taquine : « En fait, est-ce qu’ils avaient vraiment envie de prendre une photo avec toi ? » Ce commentaire inattendu a immédiatement amusé les internautes et donné une nouvelle dimension à cette photo déjà très commentée. Les échanges pleins d’humour entre ces amis ont ainsi ajouté une petite touche comique à l’événement, pour le plus grand plaisir des fans. Le voyage de Keung To à la NBA : le rêve ultime de tout fan ! Le séjour de Keung To à Macao restera sans doute un souvenir exceptionnel. Entre le NBA House et le NBA Fan Day, le chanteur a pu jouer avec des joueurs professionnels, recevoir des conseils de son idole Jeremy Lin, obtenir le titre de « Friend of the NBA » et rencontrer des artistes internationaux comme EVAN et SB19. Il a également clôturé l'événement avec trois chansons, démontrant une nouvelle fois son talent et son énergie sur scène. Mais ce qui fait surtout rêver ses fans, c’est sa relation avec Jeremy Lin. Après des années à admirer ce joueur de basket, Keung To peut désormais discuter avec lui, jouer à ses côtés, prendre des photos ensemble et même échanger des messages sur WhatsApp. Et lorsque son idole l’appelle affectueusement « Bro », la relation prend une tout autre dimension ! Ce n’est plus simplement l’histoire d’un fan qui réussit à rencontrer sa star préférée. C’est celle d’un admirateur qui finit par être reconnu par la personne qu’il admire depuis des années, jusqu’à nouer avec elle une véritable relation amicale. Keung To a décidément vécu une expérience de rêve à Macao. En matière de rencontre entre une star et son idole, difficile de faire mieux ! Ming

  • Dark Moon — Rome antique, le pouvoir et la face cachée de l’homme

    Écrit par Ming, le 7 octobre 2026. Quand j’écoute « Dark Moon » de Keung To, je pense à une image très simple : la lune a deux faces. Il y a celle que l’on voit. Elle est lumineuse, belle, presque rassurante. Et puis il y a l’autre côté, que l’on ne voit pas directement. Pour moi, « Dark Moon » parle précisément de cette deuxième face : celle des désirs que l’on ne montre pas toujours, du pouvoir, de l’ambition, des rivalités, de la peur de perdre sa place et des relations qui peuvent changer en un instant. Mirror.Weare Youtube C’est en regardant la série "Roman Empire" sur Netflix que j’ai commencé à faire ce rapprochement. Centurion video Youtube Centurion video Youtube Centurion video Youtube Je ne prétends évidemment pas que « Dark Moon » parle de Rome antique. Mais certaines de ses images résonnent étonnamment bien avec ce que l’histoire romaine nous raconte sur les hommes et le pouvoir. Et c’est peut-être cela qui m’intéresse le plus dans cette chanson : elle ne parle pas seulement d’un monde qui change. Elle parle aussi de ce qui, chez l’être humain, ne change pas beaucoup. « 想要錢 也更想要權 » — vouloir l’argent, mais encore plus le pouvoir Une des phrases qui m’a immédiatement fait penser à Rome est : « 貪到癲 完全無底線 / 想要錢 也更想要權 » “Le désir semble ne plus avoir de limite. On veut l’argent. Mais on veut encore davantage le pouvoir.” Cette idée permet de regarder l’histoire romaine sous un autre angle. Pour comprendre Rome, il faut d’abord savoir une chose très simple : Rome n’a pas toujours été dirigée par des empereurs. Pendant plusieurs siècles, Rome est une République. Cela signifie que le pouvoir n’appartient pas officiellement à un roi. Des institutions comme le Sénat jouent un rôle important et les grandes familles romaines se disputent constamment l’influence politique. Puis arrive Jules César. Centurion video Youtube César n’est pas empereur. Mais il devient progressivement l’un des hommes les plus puissants de Rome. En 49 avant J.-C., il franchit le Rubicon avec son armée. Il entre ainsi en conflit avec une partie du pouvoir politique romain et déclenche une guerre civile. Et ce qui est particulièrement frappant, c’est que l’ennemi n’est pas une puissance étrangère. Rome combat Rome. César finit par gagner. En 44 avant J.-C., il est nommé dictateur à vie. Son pouvoir devient tellement important que certains Romains commencent à craindre que la République ne puisse plus survivre. Une conspiration se forme. Le 15 mars 44 avant J.-C., César est assassiné au Sénat par plusieurs hommes, parmi lesquels Brutus et Cassius. Ils pensent défendre la République. Mais leur action déclenche de nouvelles guerres et de nouvelles luttes pour le pouvoir. Quelques décennies plus tard, la République disparaît et l’Empire romain commence. César n'a donc jamais été empereur. Mais son histoire montre quelque chose qui rejoint parfaitement « Dark Moon » : le pouvoir peut devenir un désir qui ne connaît plus de limite. Et plus on s’en approche, plus il devient difficile de savoir où s’arrêter. « 一朝變臉 笑裡有刀劍 » — derrière le sourire, une arme Une autre phrase de « Dark Moon » dit : « 一朝變臉 笑裡有刀劍 » Littéralement, l’image est très forte : “le visage peut changer, et derrière le sourire peuvent se cacher des épées.” C’est une très bonne manière de comprendre les relations politiques de Rome. Dans cet univers, une personne peut être votre alliée aujourd’hui et devenir votre ennemie demain. Mais la chanson m’intéresse surtout parce qu’elle ne présente pas seulement cette transformation comme un phénomène politique. Elle nous fait réfléchir à la fragilité des relations humaines lorsque le pouvoir entre en jeu. Cela devient particulièrement visible avec les empereurs romains. Prenons Néron. Pour quelqu’un qui ne connaît pas bien l’histoire romaine, son nom peut simplement évoquer un empereur cruel. Mais son histoire est beaucoup plus complexe. Sa mère, Agrippine la Jeune, joue un rôle important dans son accession au pouvoir. Une fois Néron devenu empereur, cependant, la relation entre la mère et le fils devient de plus en plus dangereuse. Britannicus, autre jeune membre de la famille impériale et possible rival, meurt en 55. Les auteurs antiques accusent Néron d’avoir organisé son empoisonnement. Puis, en 59, Agrippine est elle-même assassinée sur ordre de son fils, selon les sources antiques. La famille qui devrait être le lieu de protection devient donc un lieu de danger. Et là encore, je reviens à « Dark Moon ». « 一體兩面 誰來釐定惡善 » Deux faces d'une même réalité. Mais qui décide ce qui est bien et ce qui est mal ? C’est peut-être l’une des questions les plus intéressantes de la chanson. La face cachée du pouvoir Avec « Dark Moon », ce qui m’intéresse n’est pas de dire simplement : « Les Romains étaient cruels ». Ce serait beaucoup trop facile. Ce qui m’intéresse, c’est plutôt cette question : Que se passe-t-il lorsque le pouvoir, l’ambition et la peur commencent à modifier les relations entre les êtres humains ? À Rome, une mère peut devenir une menace pour son fils. Un allié peut devenir un ennemi. Un homme considéré comme indispensable peut perdre son pouvoir en quelques mois. Et un empereur qui semble intouchable peut soudainement devenir celui qui doit rendre des comptes. La fin de Néron en est un bon exemple. En 68, après plusieurs révoltes et la perte du soutien de dirigeants militaires, Néron se retrouve isolé. Le Sénat le déclare ennemi public et il se suicide peu après. Cela me fait penser à une autre image de « Dark Moon » : « Let's 推開這家門……步入審判 » Ouvrir la porte. Entrer dans le jugement. Le pouvoir peut sembler permanent. Mais il ne l’est jamais vraiment. Quand le pouvoir devient un spectacle « Dark Moon » ne parle pourtant pas uniquement de politique. Elle parle aussi, à mes yeux, du désir de posséder, de montrer et d’être reconnu. C’est ici que l’histoire de Rome devient particulièrement intéressante. Les Romains étaient capables de réaliser des constructions extraordinaires : routes, ponts, aqueducs, monuments. Ces réalisations pouvaient être très utiles. Mais elles pouvaient aussi servir à montrer la puissance de celui qui les faisait construire. Néron en donne un exemple spectaculaire avec la Domus Aurea, la « Maison dorée ». euronews Youtube Après le grand incendie de Rome, il fait aménager un immense domaine comprenant des bâtiments, des jardins, des sculptures et un vaste bassin. Ce n’est donc pas seulement une question d’architecture. C’est aussi une question d’image. Le pouvoir devient visible dans la pierre. Et c’est là que je retrouve une autre phrase de « Dark Moon » : « 慾望是癢 » Le désir ressemble à une démangeaison. Une fois satisfait, il revient. On veut plus. Plus de richesse. Plus de pouvoir. Plus de reconnaissance. Plus de grandeur. Et lorsque la grandeur ne suffit plus, il faut peut-être devenir soi-même le spectacle. C’est ce que montre, d’une autre manière, l’empereur Commode, qui se fait représenter comme Hercule et apparaît lui-même dans l’arène comme gladiateur. ERIKC3000 Youtibe Néron voulait que Rome devienne le décor de sa grandeur. Commode voulait devenir lui-même le spectacle. Deux formes différentes d’un même désir. « 月亮是光 月亮是黑 » C’est finalement ici que je reviens à l’image centrale de « Dark Moon » : « 月亮是光 月亮是黑 » La lune est lumière. La lune est obscurité. Pour moi, c’est exactement ce qui rend la chanson intéressante. Rome possède une face lumineuse : les monuments, les routes, les œuvres d’art, les grandes réalisations, les empereurs et la puissance d’un immense empire. Mais derrière cette image existe une autre Rome. Une Rome faite de rivalités, de peur, d’assassinats, de guerres civiles, de luttes familiales et d’ambitions politiques. La lumière et l’obscurité existent en même temps. Et c’est peut-être également ce que « Dark Moon » nous dit sur nous-mêmes. Une personne peut être généreuse et ambitieuse. Une famille peut être un lieu d’amour et devenir un lieu de conflit. Le pouvoir peut apporter de la stabilité et provoquer de la peur. Une grande réalisation peut être utile au peuple et servir en même temps la gloire de celui qui la commande. Il n’y a pas toujours une seule vérité. Il y a souvent deux faces. Et si la face cachée de la lune était nous-mêmes ? C’est pour cela que je ne vois pas « Dark Moon » comme une chanson sur le pouvoir au sens politique uniquement. Je la vois comme une réflexion sur le désir humain. Le monde change. La technologie change. Les sociétés changent. Nous avons aujourd’hui Internet, les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle — des choses que les Romains n’auraient jamais pu imaginer. Mais certaines choses restent étonnamment familières. Le désir de pouvoir. La peur de perdre sa position. La rivalité. La jalousie. Le besoin d’être reconnu. La volonté de laisser une trace. La difficulté de savoir à qui faire confiance. C’est peut-être pour cela que « Dark Moon » me fait penser à Rome. La chanson dit : « 世界太多變 » Le monde change sans cesse. Et pourtant, derrière tous ces changements, quelque chose reste. Peut-être que la véritable face cachée de la lune n’est pas Rome. C’est nous-mêmes. Ming

  • Trois ans, trois rôles : Keung To s’impose dans l’univers NBA à Macao

    Par Ming, le 6 octobre 2026. En trois ans, Keung To a changé de rôle, mais pas de terrain de jeu. Après avoir disputé un match de célébrités en 2024, puis participé au spectacle du NBA Fan Day en 2025, l’artiste hongkongais s’apprête à franchir une nouvelle étape à Macao. Le 10 octobre 2026, Keung To sera l’une des figures musicales du NBA Fan Day 2026, organisé à la Venetian Arena dans le cadre des NBA China Games 2026. Cette fois, il interviendra au moment le plus symbolique de la journée : la clôture du grand rendez-vous sportif. Après les concours, les défis et les animations avec les joueurs des Dallas Mavericks et des Houston Rockets, le basketball laissera progressivement place à la musique. Keung To montera alors sur scène pour offrir au public la dernière grande séquence du programme. Trois ans, trois rôles La présence de Keung To à Macao s’inscrit dans une évolution amorcée en 2024. Cette année-là, l’artiste avait découvert la NBA depuis le parquet. Invité au NBA Legends Celebrity Game, il avait participé directement à la rencontre aux côtés de personnalités et de légendes du basketball. Ginger_Peach_KT Youtube En 2025, il revenait à Macao avec deux autres membres de Mirror ( Edan et Standley) dans un autre rôle, celui d’artiste invité au NBA Fan Day, où il participait au spectacle musical de l’événement. Ginger_Peach_KT Youtube En 2026, son implication franchit une nouvelle étape. Le terrain hier, la scène aujourd’hui. Le 9 octobre, Keung To retrouvera d’abord les fans à la NBA House 2026, avant de rejoindre la Venetian Arena le lendemain pour le Fan Day. Une double présence qui illustre la place grandissante qu’il occupe dans les rendez-vous NBA organisés à Macao. Avant la grande scène, un rendez-vous avec les fans Keung To commencera son week-end NBA le 9 octobre à la NBA House, installée au Cotai Expo. Ce festival immersif, accessible gratuitement au public, proposera plusieurs jours d’animations autour de la NBA : expériences interactives, activités de basketball, rencontres avec des légendes de la ligue et présentations consacrées à l’univers NBA. L’artiste participera à une session spéciale directement sur le terrain. Le format sera plus intime que celui du lendemain. À la NBA House, Keung To sera au contact des fans ; à la Venetian Arena, il retrouvera la grande scène du Fan Day. Cette double présence lui permet ainsi de conjuguer proximité avec le public et exposition internationale. Le basketball d’abord, la musique pour finir Le NBA Fan Day 2026 débutera à la Venetian Arena le 10 octobre avec un programme largement consacré au basketball. Les joueurs des Dallas Mavericks et des Houston Rockets seront au centre de plusieurs animations, parmi lesquelles un Skills Challenge, un Three-Point Contest, le Shooting Stars Challenge et un grand Slam Dunk Show. Une fois les épreuves sportives terminées, l’ambiance changera. Les projecteurs quitteront progressivement le parquet pour se tourner vers la scène. La soirée se terminera en musique avec Keung To. Cette position en fin de programme lui offre une visibilité particulière auprès d’un public venu avant tout pour le basketball. Il ne sera donc pas simplement l’un des artistes invités : il participera au moment qui viendra refermer le spectacle. MC Jin change lui aussi de rôle Autre évolution notable cette année : celle de MC Jin. Après avoir participé au NBA Fan Day 2025 comme artiste invité, notamment avec une performance musicale et un freestyle aux côtés de Jeremy Lin, le rappeur revient en 2026 avec une nouvelle fonction. Il sera cette fois présentateur et maître de cérémonie. Son rôle sera notamment de rythmer les différentes séquences du Fan Day, d’accompagner les concours et d'assurer le lien entre les joueurs, les artistes et le public. Une présence qui renforce le mélange entre sport et culture populaire au cœur de l’événement. Macao veut changer d’image Derrière le spectacle, le NBA Fan Day s’inscrit dans une stratégie plus large pour Macao. La ville cherche depuis plusieurs années à diversifier son image et son économie, traditionnellement associées aux casinos et aux jeux d’argent. En accueillant la NBA, ses franchises, ses stars et ses légendes, Macao entend renforcer son statut de destination internationale du sport et du divertissement. La NBA House Macao 2026, organisée du 7 au 11 octobre au Cotai Expo, participe pleinement à cette dynamique. Au programme figurent notamment des rencontres avec des légendes comme Ray Allen, Chris Bosh, Jeremy Lin, Stephon Marbury et Shawn Marion, la présentation du trophée Larry O’Brien ainsi que des boutiques proposant des produits NBA exclusifs. Le basketball devient ainsi un point de rencontre entre sport, tourisme, culture populaire et grandes marques internationales. La NBA joue aussi la carte de la pop culture asiatique L’autre particularité de cette édition réside dans le mélange des univers. D’un côté, des stars du basketball comme Kyrie Irving ou Kevin Durant. De l’autre, des figures de la culture populaire asiatique comme MC Jin, EVAN et Keung To. Cette association permet à la NBA de toucher différents publics et de produire un contenu particulièrement adapté aux réseaux sociaux. Pour Keung To, l’enjeu est tout aussi important. Être associé à un événement de cette dimension lui permet de dépasser le cadre du marché hongkongais et de renforcer sa visibilité auprès d’un public asiatique et international. La NBA bénéficie de sa popularité locale tandis que Keung To profite, en retour, de la puissance médiatique de la ligue américaine : une véritable opération de visibilité croisée. Pour Keung To, une nouvelle dimension internationale La participation de 2026 constitue ainsi une nouvelle étape dans la relation entre Keung To et la NBA. En 2024, il était sur le parquet.En 2025, il était sur scène.En 2026, il sera présent à la fois auprès des fans et au cœur du spectacle final. Cette progression témoigne de la place croissante de l’artiste dans les grands événements internationaux mêlant sport et divertissement. Pour un artiste de Canto-pop, cette exposition représente une occasion rare de présenter son univers à un public qui ne vient pas nécessairement pour la musique. Keung To ne vient donc plus seulement accompagner l’événement : il participe désormais à son identité et à son grand final. Le 10 octobre, Keung To aura le dernier mot À Macao, la journée commencera par le basketball. Les joueurs occuperont le parquet et les concours rythmeront le Fan Day. Puis viendra le changement d’ambiance. Lorsque les dernières épreuves auront pris fin, la musique prendra le relais. Keung To sera alors au cœur de la dernière grande séquence du NBA Fan Day 2026. Trois ans après avoir découvert Macao avec un ballon entre les mains, l’artiste revient avec un tout autre statut. De joueur invité à artiste de clôture, Keung To s’est progressivement imposé dans le paysage NBA de Macao. Ming

  • Fight Club : et si le vrai combat était contre soi-même ?

    Écrit par Ming, le 2 octobre 2026. Certaines chansons donnent immédiatement envie de se lever, de serrer les poings et d'avancer. « Fight Club » de MIRROR fait partie de ces chansons. À première écoute, tout semble parler de combat : les coups, la colère, la force, les blessures, le défi et l'envie d'aller jusqu'au bout. Mirror.Weare youtube Mais derrière cette énergie très combative, on peut aussi entendre autre chose. Et si le véritable combat n'était pas contre les autres ? Et si le ring représentait plutôt notre propre vie, avec ses frustrations, ses échecs, ses peurs et toutes les situations que nous ne pouvons pas contrôler ? C'est là que la chanson devient particulièrement intéressante lorsqu'on la regarde à travers la philosophie stoïcienne. Le stoïcisme repose notamment sur une idée simple mais puissante : nous ne pouvons pas contrôler tout ce qui nous arrive, mais nous pouvons apprendre à contrôler notre manière d'y répondre. Alors, au fond, qu'est-ce qu'être vraiment fort ? Est-ce battre les autres ou réussir à se maîtriser soi-même ? Le monde n'est pas toujours juste Une phrase de la chanson résume parfaitement une réalité que nous connaissons tous : « Le monde est destiné à être injuste. » Nous aimerions croire que les efforts sont toujours récompensés, que les bonnes personnes sont toujours reconnues et que les choses finissent toujours par s'arranger. Mais la réalité est différente. Nous ne contrôlons pas ce que les autres pensent de nous. Nous ne contrôlons pas leurs paroles, leurs décisions ou leur comportement. Nous ne contrôlons pas les accidents, les échecs, les changements de situation ou certains événements qui bouleversent notre vie. Le stoïcisme commence justement par cette distinction : qu'est-ce qui dépend de moi et qu'est-ce qui ne dépend pas de moi ? Je ne peux pas empêcher quelqu'un de me critiquer. En revanche, je peux choisir la manière dont je vais réagir à cette critique. Je ne peux pas empêcher un échec. Mais je peux décider de ce que je vais en faire. C'est une différence essentielle. Lorsque la chanson nous rappelle que le monde est injuste, la question n'est donc pas seulement : « Pourquoi est-ce que cela m'arrive ? » Elle peut aussi devenir :« Maintenant que cela m'arrive, qu'est-ce que je peux choisir de faire ? » Plus on est en colère, plus il faut rester calme Parmi les paroles de Fight Club, une phrase semble particulièrement proche de l'esprit stoïcien : « Quand tu es très en colère, souviens-toi de rester calme. » Cela peut sembler paradoxal. Quand quelqu'un nous provoque, notre première envie est souvent de répondre immédiatement. Quand nous sommes blessés, nous voulons nous défendre. Quand nous sommes en colère, nous voulons agir tout de suite. Mais c'est précisément à ce moment-là que le calme devient important. Imaginez quelqu'un qui vous provoque volontairement. Vous pouvez répondre sous le coup de la colère. Mais vous pouvez aussi prendre quelques secondes et vous demander :« Est-ce que je fais vraiment ce que je veux, ou est-ce ma colère qui décide pour moi ? » Cette question peut changer beaucoup de choses. Le stoïcisme ne demande pas de devenir une personne sans émotions. La colère, la peur, la tristesse ou la frustration font partie de l'expérience humaine. L'objectif est différent : avoir des émotions sans leur laisser prendre le contrôle. Être calme ne signifie donc pas être faible. Parfois, c'est exactement le contraire. Le véritable adversaire est peut-être à l'intérieur Fight Club parle de combat et d'affrontement. Mais si l'on prend un peu de recul, on peut voir le « combat » sous un autre angle. Notre véritable adversaire n'est pas toujours la personne qui se trouve en face de nous. Il peut aussi être en nous. Notre impulsivité. Notre colère. Notre peur de perdre. Notre besoin d'être reconnu. Notre dépendance au regard des autres. Notre tendance à réagir immédiatement. Si quelqu'un nous insulte, nous ne pouvons pas contrôler ses paroles. Mais nous pouvons contrôler notre réponse. Si quelqu'un nous méprise, nous ne pouvons pas contrôler son opinion. Mais nous pouvons décider de l'importance que nous allons lui donner. C'est peut-être cela, le véritable « Tough Character ». Pas forcément quelqu'un qui sait mieux frapper que les autres. Mais quelqu'un qui, même lorsqu'il est provoqué, reste capable de réfléchir. Les blessures nous apprennent parfois à ralentir Une autre idée forte de la chanson est celle-ci : « C'est après avoir connu la douleur qu'on apprend à rester calme. » Avec l'expérience, beaucoup de choses changent. Quand on est plus jeune, une remarque peut nous mettre en colère pendant toute une journée. Un échec peut nous donner l'impression que tout est terminé. Une injustice peut nous donner immédiatement envie de nous battre. Puis, avec le temps, on découvre quelque chose d'important : tous les combats ne méritent pas notre énergie. Grandir ne signifie pas forcément devenir plus dur. Cela peut aussi signifier devenir plus lucide. Apprendre à savoir quand parler. Quand répondre. Quand se défendre. Et surtout, quand laisser passer. La force n'est donc pas toujours dans l'action. Elle peut aussi être dans la capacité à s'arrêter. Peut-on vraiment combattre le destin ? La chanson parle également de l'idée de combattre le destin de toutes ses forces. L'image est forte : le destin nous barre la route, alors nous décidons de nous battre. C'est une idée très motivante. Mais elle mérite une petite nuance si on la compare au stoïcisme. Pour les stoïciens, il ne s'agit pas vraiment de lutter contre tout ce qui nous arrive. Il s'agit plutôt d'apprendre à vivre avec ce que nous ne pouvons pas changer. Prenons un exemple simple. Vous échouez à un examen, vous perdez une opportunité ou un projet important ne fonctionne pas. Vous ne pouvez pas revenir en arrière. Vous pouvez cependant choisir ce que vous allez faire ensuite. Vous pouvez abandonner. Vous pouvez passer votre temps à chercher un responsable. Ou vous pouvez analyser ce qui s'est passé, apprendre de cette expérience et recommencer autrement. La véritable force n'est donc pas forcément de pouvoir tout changer. Elle peut être beaucoup plus simple : « Je ne peux pas tout contrôler, mais je peux choisir ma manière de faire face à ce qui m'arrive. » Les difficultés sont parfois un miroir Les conflits et les difficultés nous apprennent également quelque chose sur nous-mêmes. Lorsque tout va bien, il est facile de penser que nous sommes calmes, patients et raisonnables. Mais que se passe-t-il lorsque quelqu'un nous provoque ? Que se passe-t-il lorsque nous échouons ? Lorsque nous sommes critiqués ? Lorsque quelque chose nous échappe complètement ? C'est souvent dans ces moments-là que nous découvrons réellement notre caractère. Nous pouvons nous surprendre nous-mêmes : « Je me mets finalement beaucoup plus facilement en colère que je ne le pensais. » Ou au contraire : « Je suis capable de rester calme dans une situation où, autrefois, j'aurais explosé. » Les difficultés sont donc parfois comme un miroir. Elles ne nous rendent pas automatiquement plus forts. Mais elles peuvent nous permettre de mieux nous connaître. Cette idée peut sembler très philosophique, mais elle est en réalité extrêmement concrète. Au travail, quelqu'un peut nous parler sèchement. Dans les transports, une personne peut nous dépasser dans une file. Sur Internet, quelqu'un peut laisser un commentaire volontairement provocateur. Notre première réaction peut être immédiate : « Je dois répondre. » Mais avant de répondre, une question simple peut faire toute la différence : « Est-ce que cette réaction va réellement améliorer la situation ? » Cela ne signifie pas qu'il faut toujours se taire. Cela ne signifie pas non plus qu'il faut accepter toutes les injustices. Cela signifie simplement qu'il faut éviter de laisser la colère choisir à notre place. Parfois, répondre est la bonne décision. Parfois, partir est la bonne décision. Et parfois, ne pas répondre du tout est la meilleure façon de garder le contrôle. Alors, qui gagne vraiment le combat ? Au fond, Fight Club peut être écoutée comme une chanson sur le combat. Mais elle peut aussi être entendue comme une réflexion sur la maîtrise de soi. Le ring peut représenter notre vie. L'adversaire peut représenter nos peurs, notre colère, nos impulsions ou notre besoin constant de prouver quelque chose. Le combat n'est alors plus seulement physique. Il devient intérieur. Nous ne pouvons pas contrôler le monde. Nous ne pouvons pas contrôler les autres. Nous ne pouvons pas éviter toutes les difficultés. Mais nous pouvons travailler sur une chose essentielle : notre manière de répondre à ce qui nous arrive. C'est peut-être là que se trouve la véritable force. La personne la plus forte n'est pas nécessairement celle qui gagne tous ses combats. C'est peut-être celle qui, au milieu de la colère, réussit encore à rester lucide. Celle qui, après avoir souffert, trouve la force de se relever. Celle qui, face à l'injustice, continue à choisir la personne qu'elle veut être. Gagner un combat demande parfois de la puissance. Mais apprendre à se maîtriser demande quelque chose de plus profond : de la discipline, de la patience et du caractère. Alors oui, on peut crier. Shout it out. On peut avoir envie de se battre. On peut même avoir envie de tout envoyer valser. Mais après le bruit, après la colère et après le combat, il reste une chose essentielle : Keep calm. Ming

  • L’autodérision : une forme d’humour, mais aussi une question de mesure

    Par Ming, le 25 septembre 2026. Pour sa nouvelle publicité pour HSBC, Keung To s’est lui-même présenté avec humour comme un « KOL tombé à l’eau », transformant ainsi une expérience personnelle passée en ressort comique dans la campagne. Quand on parle soi-même de ses propres mésaventures, l’autodérision vient souvent de la manière la plus naturelle qui soit. Après tout, la personne concernée est aussi celle qui sait le mieux sous quel angle elle souhaite raconter son histoire. Une expérience qui a pu susciter de l’inquiétude, de la gêne ou même faire un temps la une de l’actualité people peut, avec le recul, être racontée de manière plus légère. Cela montre aussi qu’un artiste est capable de reprendre la main sur son image et sur la façon dont son histoire est racontée. Dans cette publicité, Keung To ne se contente pas d’évoquer le fait d’être « tombé à l’eau » : il plaisante également sur le fait que les photos prises au moment où il a été secouru ne le mettaient pas vraiment à son avantage. Cette autodérision permet de transformer un événement à l’origine plutôt sérieux en un élément humoristique et divertissant, tout en donnant à la publicité une certaine proximité avec le public. HSBC Hong Kong Une autre particularité intéressante de cette publicité est justement cette « distance » Au lieu de replonger directement le spectateur dans un véritable décor de quai ou de bord de mer, la campagne recrée l’univers de la chute dans l’eau à travers un studio, des effets numériques et des images fictives. Ce caractère volontairement publicitaire ajoute en réalité une couche de distance supplémentaire à l’humour. Le spectateur sait qu’il regarde une création mise en scène, et non une reconstitution de l’événement réel. Le « plongeon » conserve ainsi son pouvoir d’évocation, tout en étant beaucoup moins ancré dans la réalité. Cela permet à l’autodérision de Keung To de rester davantage dans le registre du divertissement et de la création. HSBC Hong Kong D’une certaine manière, le studio et les effets numériques ne sont donc pas uniquement des choix de production : ils constituent aussi une sorte de zone tampon assez confortable entre l’artiste, la marque et le public. © HSBC Hong Kong L’autodérision fonctionne justement parce qu’on rit de soi-même L’autodérision et le fait d’être tourné en ridicule par quelqu’un d’autre sont deux choses assez différentes. Lorsqu’une personne choisit elle-même de parler de ses moments embarrassants, le public est généralement plus à même d’en percevoir l’humour. À l’inverse, lorsqu’un tiers transforme un épisode privé ou sensible en sujet de plaisanterie sans que la personne concernée en ait véritablement le contrôle, la réception peut être très différente. C’est pourquoi, dans l’autodérision, l’essentiel n’est pas d’aller le plus loin possible, mais de savoir où s’arrêter. L’artiste sait jusqu’où il peut aller et quels aspects peuvent être traités avec humour, tout comme il sait quelles parties de son histoire n’ont peut-être pas besoin d’être rappelées. Cette capacité à maîtriser le ton et les limites constitue probablement l’un des éléments les plus importants de l’autodérision. Pour une marque, le respect est précisément ce qui permet à l’humour de fonctionner L’un des aspects intéressants de cette campagne est d’avoir intégré l’expression « KOL tombé à l’eau » dans la création à partir de l’autodérision de Keung To lui-même, sans pour autant chercher à remettre constamment l’événement réel au premier plan. Pour une marque, la personnalité propre à un artiste peut naturellement devenir une véritable matière créative. Mais il faut aussi garder à l’esprit que derrière un artiste se trouve une communauté de fans qui le suivent depuis longtemps, tandis qu’une publicité s’adresse également à un public beaucoup plus large. Trouver le ton qui permette à des publics différents de percevoir l’humour sans avoir le sentiment qu’on va trop loin constitue justement l’un des exercices les plus délicats de la création publicitaire. D’autant plus lorsqu’une plaisanterie fait référence à une expérience réelle : tous les spectateurs ne la ressentiront pas nécessairement de la même manière. Certains trouveront cela amusant, tandis que d’autres se souviendront peut-être encore de l’inquiétude qu’ils avaient ressentie à l’époque. L’approche idéale n’est donc pas forcément d’éviter complètement ce type de sujet, mais plutôt de trouver le bon ton et le bon dosage, afin que l’humour reste léger et autodérisoire sans ramener le public aux émotions négatives associées à l’événement. La réaction des fans fait également partie de l’équation L’humour d’un artiste ne s’adresse en réalité jamais uniquement à lui-même. Lorsqu’un artiste dispose d’une importante communauté de fans, une phrase d’autodérision peut être largement relayée, commentée et réinterprétée. Ce qui n’était au départ qu’une petite plaisanterie peut alors devenir un souvenir partagé au sein de la communauté. La réussite de l’autodérision ne dépend donc pas uniquement de la capacité de l’artiste à rire de lui-même. Elle dépend aussi de la manière dont le public perçoit l’intention bienveillante derrière cette plaisanterie. Pour Keung To, réussir à raconter aujourd’hui cette expérience de manière plus légère constitue en soi une forme de transformation de son image. Pour la marque, accompagner cet humour tout en conservant une certaine mesure et un véritable respect contribue également à rendre la plaisanterie plus naturelle. L’humour n’a pas besoin d’aller jusqu’au bout C’est peut-être justement ce qui rend l’autodérision intéressante : elle n’a pas besoin d’être poussée à l’extrême. Une expression comme « KOL tombé à l’eau », accompagnée d’une ou deux remarques dans lesquelles il se moque lui-même de la situation, suffit déjà à faire comprendre le ressort comique. Aller plus loin ne rendrait pas nécessairement la plaisanterie plus drôle. C’est aussi le défi auquel doivent répondre ensemble l’artiste et la marque : comment transformer une expérience réelle en élément de divertissement tout en conservant le respect dû à l’événement, à la personne concernée et aux émotions du public ? Lorsque l’artiste connaît ses propres limites et que la marque comprend le lien affectif qui unit l’artiste à ses fans, l’autodérision peut devenir une manière légère de communiquer, sans avoir besoin de recourir à la provocation ou à la surenchère pour créer un effet. Au fond, une bonne autodérision ne se mesure pas à la force avec laquelle on se moque de soi, mais au fait que le public puisse rire de la situation tout en restant à l’aise. De l’humour, de l’assurance et de la mesure : c’est ce qui permet à une histoire qui avait autrefois suscité de l’inquiétude de devenir, avec le temps, une histoire que l’on peut enfin raconter avec légèreté. Au fond, ce que HSBC a bien fait cette fois-ci, ce n’est pas seulement d’avoir transformé le « KOL tombé à l’eau » en ressort comique, mais surtout d’avoir su garder la juste mesure. En laissant à Keung To le soin de raconter et de tourner lui-même cette histoire en dérision, tout en utilisant le studio et les effets numériques pour créer une certaine distance avec la réalité, la marque parvient à faire fonctionner l’humour tout en respectant l’artiste et le public. Une marque réussit non pas parce qu’elle pousse la blague au maximum, mais parce qu’elle sait exactement où s’arrêter. Ming

  • La seconde vie d’un souvenir. Merci HSBC

    Il y a des souvenirs qu’on n’a pas besoin d’oublier. Il suffit qu’un jour, enfin, on puisse les regarder de nouveau… avec le sourire. Par Ming, le 23 septembre 2026. Qu’une célébrité accepte de rire d’elle-même est déjà rare. Mais qu’une grande banque ose reprendre avec elle un épisode aussi marquant pour en faire quelque chose de drôle et de léger… il fallait oser. Cette fois, HSBC a réuni Keung To et Stephen Fung autour de cette fameuse histoire de « tomber à l’eau ». Et franchement, je trouve l’idée magnifique. HSBC Hong Kong Youtube Quand Keung To lance, avec son air faussement sérieux : « Pour ce qui est de tomber à l’eau, je suis quand même un KOL, non ? », Stephen Fung lui répond du tac au tac : « Tu n'es tombé qu'une fois, et en plus, on a dû te sauver. Et tu appelles ça être un KOL ? » C’est tellement hongkongais. Piquant, absurde et drôle. HSBC Hong Kong Youtube Les petites références à « avoir baigné dans l’eau salée » ou à « Your English is very good » font ressurgir d’anciennes « casseroles » de Keung To. Mais cette fois, elles ne font plus mal. Elles font rire. Et surtout, Keung To en rit lui-même. C’est peut-être cela qui me touche le plus. Keung To joue complètement le jeu. Il plaisante même sur la fameuse photo prise lorsqu’on l’avait sorti de l’eau après son accident, en disant qu’elle n’était pas assez flatteuse et que, cette fois, il faudrait « arranger un peu son visage ». HSBC Hong Kong Youtube + traduction libre par moi-même HSBC Hong Kong Youtube + traduction libre par moi-même Pouvoir rire soi-même d’un moment où l’on a été aussi vulnérable, reprendre cette image et la transformer en plaisanterie… je trouve qu’il faut beaucoup de courage pour le faire. Parce que, pour moi, derrière ces quelques minutes de rire, il y a un souvenir que je n’ai jamais vraiment oublié. Je fais partie des fans qui attendaient Keung To à Paris. Ma propre chaine Youtube Le 24 juin 2025, j’étais impatiente de le voir arriver et d’assister à son Fashion Show. Je pensais à toutes ces petites choses auxquelles pensent les fans : Quelle tenue va-t-il porter ? Quelle coiffure aura-t-il ? Est-ce que je vais réussir à le voir ? Est-ce qu’on aura de belles photos ? Tout était léger et joyeux. Jusqu’à ce que la nouvelle tombe. Ce n’était plus : « Keung To est-il arrivé à Paris ? » C’était : « Keung To est tombé à la mer. » En une seconde, je n’ai plus réussi à sourire. Le Fashion Show n’avait plus aucune importance. Je voulais seulement savoir une chose : Est-ce qu’il allait bien ? L’attente joyeuse s’était transformée en une attente silencieuse, avec une seule pensée : Pourvu qu’il soit sain et sauf. Je me souviens encore de cette peur. C’est pour cela que je n’oublierai jamais le moment où il est finalement arrivé à l’aéroport de Paris. Je me souviens de son visage. Il n’avait pas l’air bien. Et lorsque je l’ai vu, ma première pensée n’a pas été : « Enfin, je vois Keung To ! » C’était simplement : « Tant qu’il va bien… c’est tout ce qui compte. » Je n’oublierai jamais non plus le regard qu’il nous a lancé lorsqu’il a quitté Paris, à Charles-de-Gaulle. Il y avait de la fatigue, de la gratitude, et peut-être quelque chose qui ressemblait à : « Merci d’être restés là. » Peut-être qu’il ne saura jamais ce que ce regard a représenté pour nous. Mais moi, je m’en souviens. C’est pour cela qu’aujourd’hui, lorsque je vois Keung To reprendre lui-même cette histoire et en rire, j’ai presque envie de pleurer. Parce qu’autrefois, ces mots "Tomber à la mer" me faisaient peur. Je revoyais cette journée, l’inquiétude, l’attente et cette peur de ne pas savoir. Et aujourd’hui, je peux le regarder enfiler un gilet de sauvetage et retourner dans l’eau. Je peux l’entendre plaisanter avec Stephen Fung. Je peux rire avec eux. Et quelque part, je crois que c’est cela, tourner la page. Cela signifie simplement pouvoir regarder un souvenir autrement. Comprendre qu’il n’est plus seulement fait de peur et que, derrière les larmes, il peut aussi y avoir un sourire. Keung To peut aujourd’hui en rire. Et nous, ceux qui avions si peur ce jour-là, nous pouvons enfin rire avec lui. Vous vouliez peut-être simplement réaliser une publicité originale et drôle. Mais pour moi, vous avez fait quelque chose de beaucoup plus précieux. Vous avez donné une nouvelle fin à un souvenir que je n’osais plus vraiment regarder en face. À l’époque, j’attendais de voir Keung To au Fashion Show de Paris. Et finalement, j’ai surtout attendu de savoir s’il allait bien. Cette fois-là, j’ai attendu un miracle. Aujourd’hui, je le regarde à nouveau « tomber à l’eau ». Mais cette fois, je ne tremble pas. Parce que maintenant, je sais. Je sais que tu vas remonter. Que tu vas retrouver la terre ferme, avec le sourire — et, bien sûr, toujours aussi beau. Lorsque je repense à cette journée, j’ai encore parfois les yeux qui se remplissent de larmes. Je me souviens de ton visage à ton arrivée à Paris, de ton regard à ton départ, de la peur et de l’attente. Je me souviens de tout. Mais aujourd’hui, au milieu de ces souvenirs, il y a enfin autre chose : un sourire. Parce que je sais que cette histoire est derrière nous. Parce que je sais que tu vas bien. Parce que je sais que, cette fois, tu vas remonter à la surface. HSBC Hong Kong Youtube Enfin, je peux te regarder remonter à la surface avec le sourire. Merci, Keung To, de nous avoir permis de sourire à nouveau face à ces deux mots : « tomber à l’eau ». Et merci, HSBC, de m’avoir permis, enfin, de te regarder remonter à la surface avec le sourire. Ming

  • Une tuile de mah-jong ouvre les portes de l’univers Reward

    Par Ming, le 15 septembre 2026. HSBC Hong Kong Youtube - Banking Reward You, chaque jour En 2026, HSBC lance la campagne « Banking Reward You, chaque jour » et réunit quatre artistes — Charmaine Sheh, Keung To, Fatboy et Dee — dans un groupe temporaire appelé Rewardor. Ils interprètent ensemble la chanson officielle de la campagne. Ce choix n’est pas seulement artistique. Chaque artiste a déjà été associé à différents produits HSBC. Charmaine Sheh rappelle notamment HSBC Premier et HSBC Life, Keung To HSBC One, HSBC Life, Well+ et PayMe, tandis que Fatboy et Dee évoquent davantage les cartes de crédit, Cash Express et HSBC One. Les quatre artistes représentent donc différents souvenirs liés aux produits HSBC. Leur réunion symbolise l’idée que tous ces services font désormais partie d’un même univers de récompenses, les RewardCash. Le mah-jong : le passage vers l’univers Reward HSBC Hong Kong Youtube - Banking Reward You, chaque jour La traduction de la chanson : https://www.instagram.com/reel/DdOZ4SwO4ep/?stkn=ZnVzZmN0M3VpcW9n Le clip commence autour d’une table de mah-jong, un élément très lié à la vie hongkongaise. Charmaine Sheh prend ensuite une tuile portant le logo HSBC. Cet objet déclenche le passage vers différents mondes. HSBC Hong Kong Youtube - Banking Reward You, chaque jour + Instagram de charmaine_sheh Cette transformation montre que les services bancaires ne sont pas séparés de la vie quotidienne : ils peuvent accompagner différentes activités et situations. Les différents univers représentent ainsi la diversité des besoins financiers : consommation, investissement, assurance, salaire, prêts ou épargne. Malgré ces changements, un même élément relie tout : les récompenses. Quatre artistes, quatre univers Les quatre membres ont chacun une image différente : Charmaine Sheh représente plutôt le prestige, la gestion de patrimoine et la protection financière. HSBC Hong Kong Youtube Keung To évoque la jeunesse, les services numériques, les paiements et le bien-être. HSBC Hong Kong Youtube Fatboy et Dee apportent davantage d’humour et rappellent la consommation, les cartes de crédit et les prêts. HSBC Hong Kong Youtube Leur réunion permet donc de rassembler en une seule campagne des souvenirs auparavant dispersés entre plusieurs produits et publicités. Les transformations de Fatboy Après la disparition de Charmaine Sheh et de Keung To, Fatboy change plusieurs fois de visage. HSBC Hong Kong Youtube - Banking Reward You, chaque jour + Instagram de charmaine_sheh Cette scène sert surtout à apporter de l’humour et à conserver le style décalé d’ERROR. Elle peut aussi représenter l’évolution constante de nos besoins : une même personne peut utiliser une carte, investir, recevoir son salaire, emprunter ou souscrire une assurance selon les moments. Les situations changent, mais les Reward restent le lien commun. Une chanson qui présente tout l’écosystème HSBC La chanson ne parle pas uniquement des cartes de crédit. Elle mentionne aussi Cash Express, l’investissement, l’assurance, Reward+, le salaire, les dépôts à terme et les miles. Le message principal est donc que plusieurs services bancaires HSBC peuvent donner accès à des récompenses. La musique permet de présenter ces produits de façon plus mémorable. Les répétitions et le refrain rendent les informations plus faciles à retenir. HSBC transforme ainsi une publicité bancaire en véritable expérience de divertissement. Les univers de Keung To et Charmaine Sheh Keung To arrive dans un univers théâtral accompagné d’enfants déguisés en petits lions. Le lion, symbole de HSBC, devient ici plus ludique et fantastique. La marque entre ainsi dans l’univers de la pop et du spectacle. Instagram de charmaine_sheh Charmaine Sheh apparaît sur le toit du siège de HSBC, entourée des lions. Le lieu symbolise le cœur et le sommet de la marque. Elle conserve son image prestigieuse tout en adoptant un style plus coloré et dynamique. HSBC Hong Kong Youtube - Banking Reward You, chaque jour À la fin, les quatre artistes se retrouvent sur ce même toit. La structure du clip devient donc : vie quotidienne → activation des Reward → différents univers → réunion finale. HSBC Hong Kong Youtube - Banking Reward You, chaque jour Cette réunion représente l’idée que des personnes et des services différents peuvent finalement appartenir au même système de récompenses. Fatboy et Dee : humour et cohésion Fatboy et Dee apportent une énergie plus comique et excentrique. HSBC Hong Kong Youtube - Banking Reward You, chaque jour Ils contrastent avec l’image plus glamour de Charmaine Sheh et Keung To et donnent à Rewardor une véritable identité de groupe. La chorégraphie joue également un rôle important : les quatre artistes viennent d’univers différents, mais réussissent à fonctionner ensemble dans une même performance. Instagram de charmaine_sheh Le rôle de la musique Avec Edward Chan, Edwin Tong et James Wu, la campagne est conçue directement comme une chanson promotionnelle, et pas simplement comme une publicité accompagnée de musique. Les produits bancaires sont intégrés aux paroles, ce qui évite l’effet d’une simple liste commerciale. La campagne transforme donc le message bancaire en contenu musical et divertissant. Tout le monde participe Le clip montre également des habitants et des passants qui dansent dans la rue. Le message ne concerne donc plus seulement les célébrités : toute personne utilisant les services HSBC peut entrer dans l’univers Reward. Le monde du clip s’élargit ainsi de la table de mah-jong aux différents univers fantastiques, aux rues de Hong Kong et finalement au siège de HSBC. HSBC Hong Kong Youtube - Banking Reward You, chaque jour Les couleurs et le ton du clip Les couleurs vives, les costumes, le mah-jong, les changements de visage, les petits lions et les chorégraphies rompent volontairement avec l’image sérieuse habituellement associée à la banque. Au lieu de mettre l’accent sur les chiffres et les conditions financières, HSBC cherche à faire retenir une idée simple et positive : les différents services bancaires utilisés au quotidien peuvent tous apporter des Reward. Conclusion Rewardor ne sert donc pas seulement à réunir quatre artistes connus. Le groupe représente la réunion de différents produits, campagnes et souvenirs associés à HSBC. Le clip commence dans un quotidien hongkongais avec le mah-jong, traverse plusieurs univers et se termine par la réunion de tous les personnages sur le toit de HSBC. Il résume ainsi le message de la campagne : quels que soient nos besoins et les changements de notre quotidien, chaque journée de banking peut apporter son lot de Reward. Ming

  • Chercher, assumer, réunir les morceaux : de « La Réponse » à « Sois tenace », le parcours de Keung To au fil des années

    Par Ming, le 14 septembre 2026. On ne grandit pas toujours après une prise de conscience soudaine. Souvent, il faut attendre plusieurs années, puis revenir sur les paroles et les chansons d’une personne pour s’en rendre compte : certaines questions ont toujours été là, mais elle y a apporté des réponses différentes selon les étapes de sa vie. Si l’on met en parallèle les interviews et les œuvres de Keung To depuis l’âge de 22 ans, une évolution claire se dessine. Au début, il se demandait : « Le « Keung To » que les autres voient, est-ce vraiment moi ? » Puis la question est devenue : « Si ma vie change, comment puis-je y faire face ? » Et ces dernières années, il s’est mis à réfléchir à ceci : « Après tout ce que j’ai vécu, quelle personne est-ce que je choisis de devenir ? » Être défini par les autres, apprendre à se connaître, puis choisir consciemment qui l’on veut être : voilà peut-être l’évolution la plus marquante de Keung To au cours de ces dernières années. 2021–2022 | 22 ans : se chercher De « Master Class » à « Spiegel im Spiegel » : quand le monde entier veut vous dire qui vous devez être https://youtu.be/HD8uT0RViz4?si=kEgpksNmtTuX0nKw Autour de ses 22 ans, la principale préoccupation de Keung To était son identité. Après être devenu célèbre, « Keung To » n’était plus seulement un nom ordinaire. Pour certains, une idole doit toujours être joyeuse. Pour d’autres, une personne qui atteint le sommet doit accepter toutes les critiques. Beaucoup avaient aussi une idée précise de ce que devaient être son apparence, ses œuvres, ses performances et même sa personnalité. Quand le monde extérieur lui répétait sans cesse ce que « Keung To devait être », une autre question s’est naturellement imposée : « Alors, qui suis-je vraiment ? » « Master Class » : ne me définissez pas à ma place https://youtu.be/kitxyrm7Q7s?si=sKXoLAMHUZeW-yah « Master Class » porte une révolte très directe : ne décidez pas qui je dois être simplement parce que je suis une « idole ». À cette époque, son attention restait centrée sur les normes, le regard et les attentes des autres. Mais avec « Spiegel im Spiegel », son regard a commencé à se tourner vers lui-même. « Spiegel im Spiegel» : commencer à se regarder en face https://youtu.be/7Sbpj6E01cI?si=YQL4DinKwupBhz5E « Spiegel im Spiegel » ne consiste plus seulement à résister au monde extérieur. La chanson pose aussi plusieurs questions : Pourquoi les paroles des autres me touchent-elles autant ? Pourquoi une seule critique peut-elle rester si longtemps dans mon esprit ? La personne que je dois affronter n’est-elle pas seulement l’autre, mais aussi moi-même ? Cette évolution devient encore plus claire lorsqu’on la met en parallèle avec la série « La Réponse », « La Question » et « La Réponse – Chapitre final ». « La Réponse » MirrorWeare Youtube « La Question » MirrorWeare Youtube Dans « La Réponse – Chapitre final », Keung To explique que l’image que les autres voient de lui ne correspond pas toujours à ce qu’il ressent vraiment. Il reconnaît également avoir tendance à rester bloqué sur les critiques négatives. MirrorWeare Youtube Cette étape de ses 22 ans peut donc être résumée par un mot : chercher. Ce qu’il cherche, ce n’est pas à déterminer laquelle de ses facettes est la plus authentique. Il essaie plutôt d’accepter que le Keung To qui monte sur scène, celui qui est aimé du public, mais aussi celui qui est sensible, triste ou affecté par les critiques, font tous partie de lui. Article sur « La Réponse – Chapitre final » | WeekendHK 2023 | 24 ans : assumer « DUMMY » et « Waves » : le monde ne suivra pas toujours mes souhaits, mais je peux apprendre à l’affronter https://youtu.be/HD8uT0RViz4?si=q0hNuRU6117LRjmg À 24 ans, les problèmes n’ont pas disparu, mais sa façon de les aborder a commencé à changer. À 22 ans, il demandait surtout : « Pourquoi me regardez-vous de cette manière ? » Avec « DUMMY », sa question devient progressivement : « Est-ce que je pourrais moi-même faire mieux ? » Reconnaître ses défauts ne signifie pas accepter toutes les critiques. Cela signifie apprendre à distinguer les paroles qui ne font que blesser des remarques qui méritent d’être prises en compte. « The Do Show » : parler sérieusement de la perte Lors de son entretien avec Carol Cheng dans « The Do Show » en 2023, Keung To a commencé à aborder des questions plus concrètes : Et si, un jour, je n’étais plus une idole ? Et si ma position changeait ? Et si les personnes dont je dépends s’en allaient ? Auparavant, il se demandait peut-être : « Est-il possible de ne rien perdre ? » À ce moment-là, sa question était plutôt devenue : « Si je perds vraiment quelque chose, comment pourrai-je continuer ? » Il est également revenu sur l’idée de prendre sa retraite, qui lui avait déjà traversé l’esprit. Au lieu de quitter complètement le monde du spectacle, il a commencé à accepter une autre possibilité : même s’il cessait un jour d’être une idole, il pourrait continuer à travailler dans ce milieu sous une autre forme. La différence avec ses difficultés à 22 ans est nette. À l’époque, il se demandait : « La personne que je suis vraiment et l’idole Keung To sont-elles incompatibles ? » Désormais, il commence à comprendre ceci : « Mon identité peut changer, mais la disparition d’un rôle ne signifie pas que je disparais avec lui. » Cette étape de ses 24 ans est donc celle de la responsabilité et de l’acceptation. Il ne s’agit pas de ne plus avoir peur de rien du jour au lendemain, mais d’accepter que certaines choses échappent à notre contrôle. En revanche, lorsque ces choses arrivent, nous pouvons encore décider nous-mêmes de la manière dont nous allons continuer. Interview de Keung To dans « The Do Show » | Sky Post 2024 | 25 ans : rester fidèle à soi-même « Dark Moon » : notre plus grand ennemi ne vient pas forcément de l’extérieur https://youtu.be/gj3CLrzLls0?si=QS-SM9-WrIzZn7k1 Les premières œuvres de Keung To s’intéressaient surtout au regard des autres. Avec « Dark Moon », la réflexion se déplace encore davantage vers l’intérieur. Avant de connaître le succès, ce que l’on craint le plus est peut-être le rejet des autres. Mais après avoir réussi, un autre danger apparaît : Est-ce que je vais finir par changer parce que j’ai trop obtenu ? Les désirs, les comparaisons, les victoires, les défaites, le statut et les applaudissements ne sont pas forcément mauvais en eux-mêmes. Mais lorsqu’une personne devient trop dépendante de tout cela, elle risque d’oublier la raison pour laquelle elle s’est lancée au départ. Dans « Dark Moon », l’ennemi semble donc quitter le monde extérieur pour s’installer en nous. Avant, il fallait se protéger pour ne pas être blessé par les autres. Maintenant, il faut aussi veiller à ne pas se perdre dans le succès. C’est une autre forme de maturité : il ne s’agit plus seulement de gérer le regard des autres, mais aussi ses propres désirs, ses peurs et son obsession de gagner ou de perdre. 2025 | 26 ans : choisir « Gingko (zéro récompense) » : si, à la fin, je n’obtiens rien, est-ce que je continuerai quand même ? https://youtu.be/gF-duT94mEM?si=HlIsJZpQAplELjlY En cantonais, « manger un fruit blanc » (manger une amande du Ginkgo biloba) signifie repartir les mains vides. Après tous ces efforts, que reste-t-il si l’on ne reçoit aucun prix, si le résultat ne correspond pas à ses attentes ou si l’on n’occupe plus la première place ? Quand on est jeune, il est facile de confondre les résultats avec sa propre valeur : gagner prouverait que l’on est assez bon ; perdre signifierait que l’on ne l’est pas. Mais « Gingko » pose une autre question : « Est-ce que je fais cela pour obtenir un résultat précis, ou parce que j’en ai réellement envie ? » L’essentiel n’est plus de gagner à tout prix, mais de se souvenir de la raison pour laquelle on a commencé, même lorsque la victoire n’est pas au rendez-vous. « On a SunnyDay » : du besoin d’être reconnu au désir de donner https://youtu.be/ecYpZTbrhLE?si=9wySku1o4xZdj_0g Un autre changement mérite d’être souligné : son attention se détourne peu à peu de lui-même. Auparavant, ses questions portaient surtout sur le regard que les autres posaient sur Keung To. Par la suite, il s’est plutôt demandé ce que Keung To voulait offrir aux autres. Lorsqu’une personne ne concentre plus toute son attention sur la reconnaissance qu’elle peut recevoir, elle trouve enfin l’espace nécessaire pour réfléchir à ce qu’elle peut donner. Passer du statut de personne observée à celui de personne qui donne activement constitue une étape importante pour sortir de son enfermement intérieur. Face aux haters : toutes les paroles ne doivent pas devenir un jugement sur soi Dans l’émission « Ma Si-hang – L’esprit du Rocher du Lion », Keung To a de nouveau parlé des commentaires négatifs publiés sur Internet. Ce qui est intéressant, ce n’est pas qu’il affirme ne plus du tout y être sensible. Au contraire, il reconnaît qu’il est encore en train d’apprendre. Être mature ne signifie pas forcément ne plus jamais être affecté. Cela signifie comprendre que toutes les voix ne méritent pas de rester dans notre esprit. Face à une critique, on peut d’abord se demander : « Y a-t-il dans cette remarque quelque chose qui peut m’aider à m’améliorer ? » Si oui, on la prend en compte. Sinon, il n’est pas nécessaire d’en faire un jugement sur sa propre valeur. Cette étape peut être appelée le tri : les voix extérieures sont toujours présentes, mais les autres n’ont plus le dernier mot pour définir qui l’on est. Interview de Keung To dans « Ma Si-hang – L’esprit du Rocher du Lion » | UHK Keung To parle des haters et de ses relations avec les membres de MIRROR | am730 « Soi Tenace » : être blessé sans laisser ses blessures décider à sa place https://youtu.be/Fkx5_10OJlQ?si=pbtN9NXoWaWQvsYF S’il fallait choisir une chanson pour relier toutes les évolutions de ces dernières années, «Sois tenace » serait sans doute l’une des plus représentatives. Être tenace ne signifie pas résister obstinément ni faire semblant de ne jamais avoir été blessé. Cela signifie reconnaître que certaines blessures ne disparaissent pas en une nuit, tout en conservant le droit de décider qui l’on veut être. À 22 ans, Keung To se demandait : « Comment puis-je me protéger lorsque le monde extérieur me fait du mal ? » Ici, sa réponse devient : « Le monde extérieur peut me blesser, mais je ne suis pas obligé de laisser mes blessures décider qui je suis. » Il ne nie pas la douleur. Il refuse simplement de la laisser prendre la décision finale à sa place. « Better Man » : passer de « qui suis-je ? » à « qui est-ce que je veux devenir ? » https://youtu.be/E-bn58axPak?si=yGZx3C5irOtlrh0q Si « Spiegel im Spiegel » consiste à se regarder en face, « Better Man » représente la volonté d’avancer vers une meilleure version de soi après avoir appris à se connaître. Grandir ne consiste pas seulement à accepter que l’on est ainsi. Cela signifie également reconnaître ses faiblesses et accepter de changer. Au début, Keung To cherchait son identité. Ensuite, il a appris à assumer qui il était. Puis il a commencé à se construire consciemment. La question n’est donc plus « Qui suis-je ? », mais « Qui est-ce que je veux devenir ? » « La Valse de la solitude » : être adulte ne signifie pas ne plus jamais se sentir seul https://youtu.be/U9HJV4U7rD4?si=mppDgN9DZtTGUjZW « La Valse de la solitude » apporte une dimension plus réaliste à ce parcours. Grandir ne signifie pas que tous les problèmes disparaissent. Même lorsque l’on se connaît mieux, on peut encore se sentir seul. Même lorsque l’on sait plus clairement quelle voie suivre, on peut encore traverser des moments de fragilité. Et vouloir devenir un « Better Man » ne signifie pas que l’on n’aura plus jamais besoin des autres. La véritable maturité ne consiste pas à passer du doute à la croissance, puis à vivre sans aucun problème. Elle consiste à mieux vivre avec ses blessures, sa solitude et sa sensibilité, même lorsque ces émotions sont toujours présentes. Un parcours raconté à travers les titres de ses chansons « Master Class » : ne me définissez pas à ma place. ↓ « Spiegel im Spiegel » : je dois aussi me regarder en face avec honnêteté. ↓ « DUMMY » : je peux reconnaître mes défauts. ↓ « Waves » : après tout ce que j’ai traversé, je dois encore retrouver qui je suis. ↓ « Dark Moon » : plus j’obtiens de choses, plus je dois me souvenir de la raison pour laquelle j’ai commencé. ↓ « Gingko » : si le résultat n’est pas celui que j’espérais, est-ce que je continuerai quand même ? ↓ « On a SunnyDay » : passer du désir de recevoir au choix de donner. ↓ « Sois tenace » : être blessé sans laisser ses blessures décider à sa place. ↓ « Better Man » : je veux devenir une meilleure personne. ↓ « La Valse de la solitude » : être adulte ne signifie pas ne plus jamais se sentir seul. 2026 | 27 ans : réunir les morceaux Quand on a presque tout dit sur soi, l’étape suivante consiste peut-être à s’interroger sur la vie À la fin du mois d’avril 2026, Keung To a déclaré publiquement qu’il avait de moins en moins d’idées créatives pour ses chansons et qu’il ressentait moins cette impulsion qui le poussait à créer. Au fil des années, il avait déjà exprimé une grande partie de ses émotions et de son évolution dans ses œuvres. Aujourd’hui, il ne trouve pas encore de nouveau style musical ni de nouveau thème qu’il aurait vraiment envie d’explorer. Il préfère donc faire une pause d’un an plutôt que de sortir des chansons uniquement pour continuer à en sortir. Lors de sa tournée de juin, il a également expliqué qu’il souhaitait passer davantage de temps seul, afin de continuer à progresser et de pouvoir proposer, la prochaine fois, une musique « à la hauteur de cette période ». Le fait de ne plus avoir grand-chose à dire pour le moment n’est pas forcément le signe d’une panne créative. Cela peut aussi signifier que cette part de lui-même qui avait constamment besoin d’être comprise, organisée et interrogée a presque fini de s’exprimer. Au cours des dernières années, ses œuvres ont posé sans cesse les mêmes grandes questions : · Qui suis-je ? · Comment les autres me voient-ils ? · Comment dois-je réagir lorsque l’on me fait du mal ? · Quelle personne est-ce que je veux devenir ? · À mesure que ces questions trouvent leurs réponses, l’étape suivante ne consiste peut-être plus à creuser toujours plus profondément en soi, mais à élargir son regard. · Passer de « Qui suis-je ? » à des questions comme : · Pourquoi vivons-nous ainsi ? · Si nous devons tout perdre un jour, pourquoi continuons-nous à faire des efforts ? · Si personne ne peut comprendre totalement une autre personne, pourquoi avons-nous encore besoin d’aimer ? · Si la vie n’a pas de réponse toute faite, comment devons-nous faire nos choix ? Pour une personne qui aime la philosophie et qui a l’habitude de réfléchir aux questions existentielles, cette évolution pourrait être tout à fait naturelle. Auparavant, Keung To se servait de ses œuvres pour mieux se comprendre. Par la suite, il cherchera peut-être à comprendre l’être humain à travers sa propre expérience. Si, à 22 ans, il était en train de se chercher, à 24 ans d’assumer qui il était, à 26 ans de se choisir, alors ses 27 ans pourraient être le moment de réunir toutes les facettes de lui-même. L’étape suivante serait peut-être de se dépasser. Il ne s’agirait pas de cesser d’écrire sur Keung To, mais de partir des questions qu’il affronte pour aller progressivement vers celles que chacun d’entre nous peut rencontrer. Passer de « Qui suis-je ? » à cette question :Comment devons-nous vivre ? Ming

  • Keung To et Ian Chan : l’histoire des « frères anges de la mort »

    Par Ming, le 10 septembre 2026 Le 26 juillet 2026, lors du concert « IAN CHAN: GROWTH: LIVE 2026 » à la Kai Tak Arena, Keung To apparaît en invité surprise. Vêtu de noir face à Ian Chan en blanc, il lance avec lui : « Bonjour à tous, nous sommes les anges de la mort ! » Cette scène rappelle 《戀愛要在生日前》 (« Love Before Birthday »), le court métrage musical de 2019 dans lequel ils incarnaient deux anges de la mort. Leur duo, surnommé 「死神兄弟」 (« les frères anges de la mort »), est depuis associé à leur amitié, leur musique et leurs souvenirs communs. Une romance avant le dernier anniversaire Keung Candy Egg Youtube Produit par Hong Kong Television Entertainment et diffusé sur ViuTV, le film réunit Keung To, Ian Chan et Candy Wong, alors connue sous le nom de Wong Hiu-man. Candy joue Cathy, une jeune femme dont le prochain anniversaire pourrait être le dernier. Keung To et Ian incarnent deux anges chargés de l’accompagner à la fin de sa vie. Leur mission se complique lorsqu’ils tombent tous deux amoureux d’elle. Le personnage de Keung To, chaleureux et spontané, travaille comme pâtissier et prépare des gâteaux pour Cathy. Celui d’Ian, plus calme et réservé, fabrique des poupées et exprime ses sentiments par ses gestes. Le film ne raconte donc pas seulement un triangle amoureux : il montre aussi une amitié mise à l’épreuve lorsque deux amis aiment la même personne et que le temps leur est compté. De “King Maker” à MIRROR Eastweek.com.hk Youtube Cette rivalité fictive rappelle leur parcours réel. En 2018, Keung To remporte la première saison de « Good Night Show – King Maker », devant Ian, arrivé deuxième. Quelques semaines plus tard, ils rejoignent MIRROR avec dix autres candidats. Malgré leur classement, ils ne se considèrent pas comme des adversaires. Leurs styles musicaux différents leur permettent de développer chacun leur univers tout en se soutenant. Le surnom 「死神兄弟」 souligne ainsi leur complicité et la complémentarité de leurs personnalités, et non un véritable lien familial. Deux chansons, une même histoire MirrorWeare Youtube La musique prolonge les émotions du film à travers deux titres : 《亞特蘭提斯》 ("Atlantis"), interprété par Keung To, et 《另一個諾貝爾》 ("Un autre Nobel"), composé et chanté par Ian. MirrorWeare Youtube Ces chansons expriment l’amour, l’espoir et la peur de perdre Cathy selon deux sensibilités différentes. Candy Wong apparaît dans les deux clips, qui forment avec le film un même univers romantique. L’image de l’ange de la mort Le film propose une figure douce et romantique, sans référence religieuse précise. Ses héros rappellent néanmoins plusieurs traditions. Dans la mythologie grecque, Thanatos personnifie une mort calme. Fils de Nyx et frère jumeau d’Hypnos, il est parfois représenté avec des ailes, sans être réellement un ange. https://youtu.be/3Z4rfQb3tos?is=I6pjosTROUoFdEE8 Dans les croyances chinoises, les Heibai Wuchang (黑白無常) sont deux messagers, l’un vêtu de blanc et l’autre de noir, qui conduisent les âmes vers l’au-delà. Certaines légendes en font deux amis restés unis après leur mort. Le parallèle avec Keung To et Ian est frappant, mais rien ne prouve que les créateurs du film s’en soient inspirés. Be a Better MIRROR Dans "Be a Better MIRROR"(《調教你MIRROR》), une scène montre particulièrement bien la complicité entre Keung To et Ian. Ian a toujours eu tendance à garder ses émotions pour lui, même dans les moments où il se sent fatigué ou plus fragile. Alors, lorsqu’il accepte enfin de montrer cette part de vulnérabilité, les autres restent simplement près de lui, et la présence de Keung To semble presque aller de soi. D’habitude, ils passent leur temps à se taquiner et à plaisanter, mais quand l’un traverse un moment difficile, l’autre est là, sans en faire trop. C’est peut-être ça, au fond, qui rend leur lien si touchant : ils n’ont pas besoin de grands discours pour se comprendre. https://youtu.be/OJXBCzvez3w?si=mTCM3tGF_A3KsWQ7 Le duo dans « MIRROR Time » Leur complicité apparaît aussi dans « MIRROR Time », émission tournée en Australie avec les douze membres de MIRROR. Pendant un jeu de poussée dos à dos, Keung To et Ian, réunis pour un « combat entre deux ours », s’affrontent. Avant l’épreuve, Keung To embrasse Ian par surprise sur la main puis dans le cou. Ian, habituellement sérieux, recule en s’essuyant le cou. Cette scène résume leur dynamique : Keung To est espiègle et imprévisible, Ian plus calme et réservé. keungcandy_kaka Youtube Un autre épisode les montre face à leurs limites. Ian ne peut participer à un vol en montgolfière dans la vallée de la Yarra en raison d’un problème cardiaque déjà évoqué. Keung To, malgré sa peur du vide, monte à bord. Leur réaction révèle deux personnalités complémentaires : l’une prudente, l’autre prête à dépasser ses craintes. En Tasmanie, les membres parlent autour d’un feu de camp de la célébrité, de leurs emplois du temps et du manque de moments partagés. Le voyage leur permet de retrouver un peu de l’insouciance de leurs débuts et de préserver une amitié construite au fil des années. ViuTV World by MakerVille Youtube Sept ans plus tard, le retour sur scène Le 26 juillet 2026, Keung To rejoint Ian lors de la quatrième soirée de « GROWTH: LIVE 2026 », consacrée au rêve. Leurs tenues noire et blanche recréent l’image du film de 2019. gagaeve Youtube Ils chantent ensemble 《你要倔強》, une chanson composée par Ian pour Keung To. Ensuite ,Keung To interprète aussi 《另一個諾貝爾》, la chanson d’Ian liée au court métrage. Le moment devient plus léger lorsqu’il offre à Ian une enveloppe contenant seulement dix dollars hongkongais, en plaisantant sur la situation économique et en rappelant que seule l’intention compte. Plus qu’un surnom Les « frères anges de la mort » racontent une histoire qui dure depuis leurs débuts : concurrents dans « King Maker », membres de MIRROR, partenaires à l’écran, artistes solo et amis réunis des années plus tard autour de leurs premières chansons. Dans le film, leurs personnages aiment en connaissant déjà la fin. Dans la réalité, Keung To et Ian continuent d’écrire leur histoire. Leur duo évoque surtout la tendresse, l’humour et la nostalgie — moins la mort que le temps qui passe et l’importance de préserver les liens avant qu’il ne soit trop tard. Sept ans après le court métrage qui les a réunis, Keung To et Ian Chan redonnent vie aux « frères anges de la mort ». Entre musique, humour et nostalgie, leurs retrouvailles célèbrent surtout une amitié durable, façonnée par les souvenirs partagés et le temps qui passe. Ming

  • Fatboy et Keung To : de maître et disciple à partenaires de longue date

    Par Ming, le 8 septembre 2026. Parmi ceux qui collaborent avec Keung To depuis ses débuts, Fatboy est l’un de ceux avec qui il entretient la relation la plus naturelle. En tant que fan de Keung To, j’apprécie surtout qu’ils prouvent leur amitié par des actes : depuis des années, ils travaillent ensemble et se soutiennent. Malgré le temps, leur complicité reste la même. Ils se connaissent assez pour se taquiner, mais savent aussi se soutenir quand les choses deviennent sérieuses. Au fil des années, leur relation paraît ainsi de plus en plus précieuse. « Good Night Show — King Maker » : une longue histoire née d’un concours L’histoire entre Fatboy et Keung To commence en 2018, dans l’émission « Good Night Show — King Maker ». Ils faisaient alors tous deux partie du groupe B. C’est en travaillant ensemble sur « Agent J » lors d’une épreuve par équipes qu’ils ont peu à peu formé le duo que le public connaîtrait ensuite sous le nom de « Agent Fat Keung ». Leur prestation reste culte, même si les répétitions furent difficiles. Keung To, qui n’avait alors que 19 ans, était surtout habitué à un style de scène très « cool », travaillé et typique d’une idole. Au début, il était assez réticent à l’idée d’interpréter « Agent J » sur un registre comique, fondé sur le contraste. Manquant de confiance en lui, il aurait même envisagé d’abandonner. À l’approche du top 10, Keung To craignait de ne pas s’adapter à ce style et de pénaliser son équipe, ce qui augmentait encore la pression. Les répétitions se retrouvèrent un temps dans l’impasse. La coach Cheuk Wan-chi lui fit alors remarquer très franchement qu’il restait trop attaché à son image d’idole et lui rappela qu’une scène pouvait offrir bien plus d’une possibilité. Keung To finit par changer d’état d’esprit. Fatboy, excellent danseur, resta à ses côtés pour le guider et s’adapter à lui. Sur scène, tous deux vêtus d’un costume, leur contraste physique — l’un rond, l’autre mince —, associé à la danse, aux expressions du visage et au registre comique, devint finalement le principal atout du numéro. La prestation remporta l’épreuve par quatre voix contre une et permit au groupe B d’obtenir davantage de places dans le top 10. C’est ainsi que le duo « Agent Fat Keung » commença à marquer les esprits. ViuTV Youtube Par la suite, Keung To continua d’appeler Fatboy « Maître ». En 2019, lors de la dernière date du concert « No. 1 Seed », ils organisèrent même sur scène une véritable cérémonie humoristique d’initiation : Keung To s’agenouilla pour lui servir le thé, et Fatboy accepta officiellement ce « disciple ». Drôle sur le moment, cette scène paraît aujourd’hui symbolique : le titre de « Maître » allait les accompagner pendant des années. « No. 1 Seed » : l’une de leurs premières collaborations En 2019, Keung To sortit son premier titre solo, « No. 1 Seed », dont Fatboy participa à la chorégraphie. Mirrorweare Youtube Pour Keung To, qui venait tout juste de faire ses débuts, cette chanson représentait un véritable point de départ. Dès cette époque, Fatboy commença à laisser peu à peu son empreinte chorégraphique dans plusieurs de ses œuvres. Les paroles de « No. 1 Seed » tournant autour d’un choix entre le basket et l’amour, Fatboy intégra de nombreux gestes inspirés de ce sport à la chorégraphie : dribbles, passes, feintes, sauts et tirs. L’énergie sportive se retrouvait ainsi directement dans les pas de danse. La chorégraphie prévoyait également que Keung To touche la visière de sa casquette, la fasse pivoter ou s’en serve pour dissimuler son regard, créant une atmosphère mystérieuse et légèrement rebelle rappelant le hip-hop américain des débuts. Sneezeey Youtube Personne ne savait encore jusqu’où Keung To irait, mais Fatboy contribuait déjà à façonner ses premières œuvres. « Love You With My Mask On » : la chorégraphie gestuelle devenue inoubliable En 2020, « Love You With My Mask On » devint l’une des chansons les plus populaires et reconnaissables de Keung To. La fameuse chorégraphie des mains — le geste devant la bouche et les cœurs formés avec les doigts — fut conçue par Fatboy. OST EE Youtube Keung To avait initialement prévu de se rendre en Corée pour tourner un clip de chant et de danse plus traditionnel. Avec la pandémie, le projet fut réorienté autour de la lutte contre le virus et de la transmission d’un message d’amour. Fatboy imagina donc une chorégraphie gestuelle simple, expressive et facile à reproduire, afin que tout le monde puisse danser et transmettre le message de la chanson, même avec un masque. Mirrorweare Youtube Cette danse est restée dans les mémoires parce qu’elle était facile à apprendre et correspondait parfaitement à la douceur de la chanson. Cette collaboration fut importante : Fatboy n’a pas seulement créé une danse, il a donné à la chanson un symbole visuel immédiatement reconnaissable. Pour beaucoup de fans, « Love You With My Mask On » évoque un souvenir familier et précieux. Et l’on réalise que Fatboy a toujours fait partie de ce souvenir. « Agent Fat Keung 2.0 » : la naissance d’un véritable duo En 2021, ils sortirent ensemble « Agent Fat Keung 2.0 » : un duo chanté, accompagné d’un clip et d’une chorégraphie particulièrement exigeante. Mirrorweare Youtube À ce stade, « Fat Keung » n’était plus seulement le surnom d’une relation maître-disciple née dans « King Maker ». Ils étaient devenus un tandem dont le public savait qu’il produirait forcément des étincelles. La chanson reprenait le thème des agents secrets, avec un mélange de musique électronique et de rap, tout en rendant hommage aux grands classiques du cinéma d’espionnage. Le clip comportait aussi de nombreuses scènes de combat et de fusillade. German Cheung en signait la conception des cascades et y jouait également le méchant, tandis que Chan Yu-sum apparaissait, à la surprise générale, dans le rôle de leur patron. Plus impressionnant encore : Keung To et Fatboy ne suivirent qu’une seule journée d’entraînement aux scènes d’action avant de tourner pendant plus de vingt-quatre heures d’affilée. La production fut donc particulièrement éprouvante. Mais leur plus grande force reste leur naturel. Les voir chanter, danser et se taquiner ne donne jamais l’impression d’une « fraternité » fabriquée pour la caméra. Cette complicité, construite au fil de nombreuses collaborations, explique pourquoi « Agent Fat Keung » est resté dans les mémoires. « We Got Game » : la même familiarité à l’écran comme dans la vie En 2022, Keung To et Fatboy collaborèrent de nouveau dans la série « We Got Game », passant cette fois de la scène au petit écran. Dans la série, Ah Hau, interprété par Keung To, et Chu Yun, joué par Fatboy, sont très proches. Ils passent leur temps à se provoquer, mais veillent aussi l’un sur l’autre, ce qui donne lieu à de nombreuses scènes comiques. La plus mémorable est sans doute, dans l’épisode 9, leur danse à deux faite de caresses sur le visage, de déhanchements et de tango. La scène rend clairement hommage à la célèbre danse de Leslie Cheung et Tony Leung dans « Happy Together » de Wong Kar-wai. keungcandy_kaka Youtube Dans l’intrigue, Ah Hau s’est emporté contre Chu Yun, son ami et colocataire, qui a fini par partir. Le lendemain, ils se retrouvent sur un terrain de basket. Une dispute éclate, puis dégénère en bagarre… avant de se transformer soudainement en regards langoureux, caresses sur le visage, étreinte et tango. Avec la musique romantique et le contraste entre leurs silhouettes, la scène devient l’un des moments les plus hilarants de toute la série. Tout paraît naturel grâce à leur complicité hors tournage. Par moments, on ne sait plus si cette proximité appartient aux personnages ou aux deux artistes. « We Got Game » transpose ainsi leur dynamique réelle dans la fiction : ils se traitent sans cérémonie, tout en prenant profondément soin l’un de l’autre. Derrière l’humour, leur proximité reste authentique. « Waves » : une collaboration qui franchit un nouveau cap En 2023, pour la version dansée de « Waves », Fatboy créa une nouvelle chorégraphie pour Keung To. Mirrorweare Youtube Cette fois, la direction était à l’opposé de celle de « Love You With My Mask On ». « Waves » intégrait des notions de tai-chi, de yin et de yang, de force et de souplesse, ainsi que l’idée de l’eau. Le langage chorégraphique était beaucoup plus mûr et mettait davantage l’accent sur les lignes du corps et le passage d’une énergie à l’autre. J’aime beaucoup mettre « Love You With My Mask On » et « Waves » en regard. La première est simple, chaleureuse et accessible ; la seconde, plus mature et théâtrale, exige aussi une plus grande maîtrise de la part de l’interprète. En quelques années, l’univers artistique de Keung To a beaucoup évolué. Fatboy, lui, a su adapter sa manière de l’accompagner aux besoins de chaque œuvre. C’est l’intérêt d’une collaboration durable : ne pas répéter la même formule, mais accompagner l’autre vers une nouvelle étape. « WAVES » en 2023 : plus qu’un invité, un véritable artisan de l’ombre Lors de « WAVES », le premier concert solo de Keung To en 2023, Fatboy occupa même le poste de directeur chorégraphique. gagaeve Youtube Ce rôle était essentiel, car un premier grand concert solo marque une carrière. Fatboy n’était pas seulement invité sur scène : il avait participé à toute la conception chorégraphique du spectacle. Malgré ses propres engagements, il consacra beaucoup de temps à la préparation du concert. Cette implication concrète compte parfois plus qu’un simple « je te soutiens ». Sur scène, ils pouvaient toujours plaisanter et rire ensemble. En coulisses, pourtant, leur collaboration était des plus sérieuses. Pendant plusieurs représentations, Fatboy apparut également comme invité spécial pour interpréter « Agent Fat Keung 2.0 » avec Keung To. Beaucoup se souviennent notamment d’un moment très simple : après avoir beaucoup dansé, Keung To était couvert de sueur et Fatboy l’essuya directement sur scène. Ce geste résumait leur relation. Pour le public, Keung To est une star ; auprès de Fatboy, il reste aussi le disciple dont le maître prend soin et qu’il taquine. Pour une fan, ces moments ont quelque chose de profondément rassurant. « On a SunnyDay » : une collaboration qui se poursuit au fil des années En 2025, pour « On a SunnyDay », Fatboy participa de nouveau à la chorégraphie, cette fois avec WinWin. La chanson prenait encore une tout autre direction que « Waves ». Tout y était lumineux, joyeux et léger, avec de nombreux mouvements faciles à mémoriser. De « Love You With My Mask On » à « Waves », puis à « On a SunnyDay », plusieurs années s’étaient écoulées. Le style musical de Keung To ne cessait d’évoluer, et Fatboy continuait de participer à différentes étapes de son parcours, chaque fois d’une manière nouvelle. Cela a plus de sens que de les voir constamment ensemble : une collaboration durable n’exige pas d’être toujours côte à côte. Avec le recul, on constate que l’autre a toujours été présent dans certaines œuvres et à des étapes essentielles. « Lion Tiger Style » : le retour de « Fat Keung » quatre ans plus tard À la fin de l’année 2025, ils sortirent ensemble « Lion Tiger Style ». Error Youtube Le titre chinois joue lui-même sur un calembour avec le mot « maître », et tout le concept reprend avec humour leur relation maître-disciple construite au fil des années. Les voir de nouveau chanter et danser ensemble rappelle « Agent Fat Keung 2.0 », sans pour autant en être une simple copie. Mais ils ne sont plus les débutants de « King Maker » : chacun a trouvé sa place et parcouru son propre chemin. Dès qu’ils se réunissent, la complicité familière de « Fat Keung » réapparaît. C’est ce que je trouve le plus précieux. Le temps peut éloigner deux personnes, mais il peut aussi prouver que certaines complicités savent durer. « LAVA » et « The Light Chaser » : quelques mots sur le fait de rester dans l’ombre suffisent Lors du concert « LAVA » en 2025, Fatboy apparut une nouvelle fois en tant qu’invité pour interpréter « Lion Tiger Style » avec Keung To. keungshowhkfanclub Youtube Mais son rôle allait cette fois bien au-delà de celui d’un simple invité sur scène. « LAVA » reposait sur les thèmes de la lave et de la renaissance. Le spectacle exigeait énormément d’endurance, aussi bien pour la danse, le chant que pour l’intensité générale de l’interprétation. En coulisses, Fatboy aida Keung To à travailler les chorégraphies, l’entraîna et suivit attentivement le rendu scénique. Lors de la représentation du 24 décembre, soir de Noël, il monta également sur scène comme invité spécial. Tous deux interprétèrent « Lion Tiger Style » en public pour la première fois et relevèrent de nouveau le défi d’une chorégraphie particulièrement difficile. Dès son arrivée sur scène, on retrouva leur dynamique habituelle : ils pouvaient jouer, rire et se taquiner. Pourtant, le moment le plus émouvant de cette soirée fut celui où Fatboy chanta « The Light Chaser » pour Keung To. Il ne se contenta pas de chanter. Il déclara aussi qu’il continuerait d’être l’ombre derrière son disciple et de le soutenir silencieusement. fatboyhkfc Youtube Cette phrase simple prend un poids immense dans l’histoire de leur relation. Depuis « King Maker », puis « No. 1 Seed », «Love You With My Mask On », « Agent Fat Keung 2.0 » et « Waves », jusqu’à son rôle de directeur chorégraphique lors du premier concert solo de Keung To, Fatboy n’a jamais cessé de contribuer à ses œuvres de la manière qu’il maîtrise le mieux. Lorsqu’il promet de rester « derrière lui », ce n’est pas une formule destinée à émouvoir : c’est ce qu’il fait depuis toujours. Parfois, il se tient sur le devant de la scène pour chanter et danser avec Keung To. Parfois, il recule d’un pas pour concevoir ses chorégraphies, préparer ses spectacles et le soutenir dans l’ombre. Ce qui me touche le plus, c’est que Fatboy ne cherche jamais à se donner le beau rôle. Il ne prononce pas de longs discours mélodramatiques. Il exprime simplement, avec naturel, une idée très claire : « Continue d’avancer, je serai derrière toi pour te soutenir. » Associé au sentiment porté par « The Light Chaser » — une personne brille tandis qu’une autre choisit de l’accompagner depuis l’ombre —, ce message devient encore plus bouleversant. Cet instant émeut aussi parce que Fatboy marche réellement à ses côtés depuis le concours, d’une œuvre à l’autre, jusqu’aux grandes scènes d’aujourd’hui. Lorsque Fatboy affirme qu’il continuera d’être cette personne dans l’ombre, on comprend qu’aujourd’hui encore, son soutien à ce « disciple bien-aimé » demeure intact. Il n’a pas besoin de toujours se tenir sous la lumière la plus vive. Mais dans les moments importants, il répond présent. Le plus précieux, c’est que tant d’années plus tard, rien n’a vraiment changé entre eux De « King Maker » à « LAVA », le plus frappant n’est pas le nombre de leurs collaborations, mais le naturel intact de leur relation après tant d’années. Fatboy peut encore rire de Keung To, le chambrer et lui jouer des tours. Et face à Fatboy, Keung To conserve cette aisance qui semble dire : « Tu es mon maître, certes, mais nous nous connaissons vraiment par cœur. » C’est extrêmement rare. Les gens changent. Le travail change. Les statuts changent. Les personnes qui nous entourent changent elles aussi. Keung To a parcouru un chemin immense depuis « King Maker ». Il a traversé beaucoup d’épreuves, foulé de nombreuses grandes scènes et rencontré, forcément, bien plus de monde. Pourtant, Fatboy a continué d’être présent dans certains moments essentiels : parfois sur scène, parfois en coulisses ; tantôt comme chorégraphe, tantôt comme invité, ou simplement à ses côtés pour échanger quelques plaisanteries. En tant que fan de Keung To, cela me rassure beaucoup. Nous, les fans, ne pouvons le soutenir que depuis le public. Mais nous espérons aussi que, loin de nos regards, certaines personnes qui le connaissent réellement depuis longtemps — des personnes qui l’ont vu partir de rien et arriver là où il est aujourd’hui — continuent de l’accompagner avec la même simplicité. C’est pourquoi « The Light Chaser » fut si émouvant. Fatboy a promis de rester l’ombre derrière son disciple et de le soutenir en silence. En réalité, il le fait depuis toujours. Keung To poursuit sa route. Fatboy n’est peut-être pas à ses côtés à chaque pas, mais il apparaît toujours dans certains moments décisifs. Une relation précieuse n’a pas besoin de prouver chaque jour sa force. Après tant d’années et de chemin parcouru, ils peuvent encore se retrouver, rire avec le même naturel et se soutenir sincèrement. Ce genre de relation n’a pas besoin d’être spectaculaire. Mais on s’en souvient longtemps. Ming

  • Keung To, invité mais jamais par hasard : les scènes qui racontent son année 2026

    Par Ming, le 4 septembre 2026 En 2026, Keung To a lui-même parlé de cette période comme de son « année en tant qu’invité ». Et plus les mois passent, plus cette formule semble bien résumer ce qu’il est en train de vivre. Car il ne s’agit pas simplement de le voir apparaître ici et là sur les concerts d’autres artistes. Ce qui me plaît surtout, c’est que chacune de ces invitations semble avoir un sens bien précis. À chaque fois, il existe un lien avec son parcours, ses goûts musicaux, ses souvenirs ou les personnes qui ont compté dans sa vie d’artiste. Show Lo est l’une de ses idoles. WeiBird renvoie à une chanson qu’il chantait déjà plus jeune. Ian est un compagnon de route avec qui il partage des années de souvenirs. Quant à Louis Koo, il fait partie de ces aînés qui ont toujours gardé un regard bienveillant sur les plus jeunes. Pris séparément, ce sont quatre concerts très différents. Mais mis bout à bout, ils racontent presque une histoire. Celle d’un garçon qui, autrefois, regardait certaines de ces personnes de loin et qui, aujourd’hui, se retrouve invité sur leurs scènes. Et à chaque fois, on découvre une nouvelle facette de lui. 13 juin : le rêve de chanter avec Show Lo devient réalité keungshowhkfanclub Youtube Le 13 juin, Keung To a été invité au concert hongkongais de Show Lo. Ensemble, ils ont interprété 《撐腰》(soutiens) et 《白果》(Gingko). Pour lui, cette invitation avait forcément une dimension particulière. Show Lo est depuis longtemps l’un des artistes qu’il admire le plus. Il a aussi beaucoup compté dans son intérêt pour le chant, la danse et la performance. Alors se retrouver un jour à ses côtés sur scène, ce n’était pas une simple collaboration de plus. C’était un rêve de fan qui devenait réalité. Il y a quelque chose de très beau dans ce passage du temps : Keung To a commencé par regarder Show Lo comme un modèle. Des années plus tard, il se retrouve à chanter et danser à côté de lui, non plus comme spectateur, mais comme artiste invité. 25 juillet : 《女孩》(les filles), ou la rencontre entre le Keung To d’hier et celui d’aujourd’hui Edward Szeto Youtube Le 25 juillet, Keung To s’est rendu à Shenzhen pour participer au concert 《HI WE1 韋,您好》 de WeiBird. C’était la première fois qu’il se produisait à Shenzhen en tant qu’invité d’un concert. Ensemble, ils ont chanté 《女孩》. Et ce choix avait une saveur particulière. Keung To avait déjà interprété cette chanson lorsqu’il était plus jeune. La reprendre aujourd’hui, plusieurs années plus tard, avec WeiBird lui-même, donnait presque l’impression d’assister à une rencontre entre deux versions de Keung To. Le plus jeune, qui chantait cette chanson à une autre période de sa vie. Et celui d’aujourd’hui, avec davantage d’expérience, une voix plus mûre et une manière plus posée d’exprimer les émotions. La chanson, elle, n’a pas changé. Mais celui qui la chante, oui. Et c’est précisément ce qui rendait cette prestation intéressante. On pouvait entendre le temps passé. De la musique de WeiBird à la sienne Après leur duo, Keung To a interprété seul 《蒙著嘴說愛你》. J’aime beaucoup cette transition. Il commence par entrer dans l’univers de WeiBird à travers une chanson qui appartient à ses souvenirs de jeunesse, puis il revient vers son propre répertoire pour montrer au public l’artiste qu’il est devenu. Il y avait presque une petite narration naturelle entre les deux morceaux. D’abord : voilà une chanson qui a accompagné une partie de mon passé. Puis : voilà ce que je chante aujourd’hui. Et au-delà de cette symbolique, cette invitation représentait aussi une nouvelle expérience en elle-même. Un autre public, une autre ville, une autre manière de construire une scène. Être aux côtés de WeiBird, c’était aussi pouvoir observer de près un artiste dont la force repose énormément sur la voix, la sensibilité et une certaine sobriété dans l’interprétation. Encore une fois, être invité sur la scène de quelqu’un d’autre devient aussi une manière d’apprendre. 26 juillet : avec Ian, tout semble plus simple gagaeve Youtube Dès le lendemain, Keung To était déjà de retour à Hong Kong pour être l’invité de Ian Chan lors de son concert 《GROWTH: LIVE 2026》. Les deux ont interprété 《你要倔強》(sois tenace) ensemble, avant que Keung To ne chante seul 《另一個諾貝爾》(Another Nobel). Avec Ian, l’ambiance était forcément différente. Ils se connaissent depuis des années. Ils font partie du même groupe. Ils ont vécu ensemble leurs débuts, les premières scènes, les périodes plus faciles comme les plus compliquées. Et cela se sent immédiatement lorsqu’ils partagent la scène. Ils n’ont pas besoin d’en faire trop pour donner l’impression d’être proches. Ils le sont. Le clin d’œil aux «anges de la mort » La présence de 《另一個諾貝爾》 avait également une dimension très nostalgique. Cette chanson, tout comme 《亞特蘭提斯》 de Keung To, renvoie au film musical 《戀愛要在生日前》(tomber amoureux avant l’anniversaire), dans lequel Ian et Keung To avaient joué ensemble en 2019. Dans le film, ils incarnaient tous les deux des anges de la mort, amoureux de la même fille. Avec le temps, les deux chansons sont restées associées à cette histoire. Et voilà qu’en 2026, ce vieux souvenir faisait son retour sur la scène du concert solo de Ian. Ian était habillé en blanc. Keung To, lui, avait choisi une tenue entièrement noire. Tous les deux ont même plaisanté sur leurs anciens rôles. Mais il y avait aussi quelque chose d’assez touchant à voir cette histoire revenir aujourd’hui. À l’époque, ils étaient encore deux jeunes artistes au tout début de leur carrière. Sept ans plus tard, ils se retrouvent sur une grande scène, chacun avec son propre parcours, tout en gardant cette partie commune de leur histoire. Quand Keung To a ensuite interprété seul 《另一個諾貝爾》, j’ai eu l’impression que la chanson servait presque de pont entre ces deux époques. 你要倔強》(sois tenace) : une chanson qui a dû attendre son moment 《你要倔強》 a été composée par Ian, avec des paroles de Wyman Wong. Ian avait remis la mélodie à Keung To plusieurs années auparavant. Pourtant, la chanson n’est pas sortie immédiatement. Keung To a préféré attendre. Parce qu’il ne voulait pas qu’elle soit simplement entendue comme une chanson d’amour de plus. Pour lui, elle portait quelque chose de plus profond, et il fallait peut-être qu’il traverse certaines expériences, qu’il mûrisse et qu’il comprenne mieux ses propres émotions avant de pouvoir vraiment la chanter. La chanson parle du regard des autres, des critiques, de la négativité et des blessures qu’elles peuvent provoquer. Mais son message va surtout ailleurs. Il parle de la manière dont on se reconstruit. De la façon dont on réapprend à reconnaître sa propre valeur. D’apprendre à s’aimer même lorsque l’extérieur essaie de nous convaincre du contraire. Et de transformer ce qui nous a fait mal en force pour continuer. La « ténacité » du titre ne signifie pas répondre à la méchanceté par la méchanceté. Elle ne veut pas non plus dire qu’il faut faire semblant de ne jamais être touché. Elle dit plutôt : j’ai été blessé, mais je refuse que cette blessure décide entièrement de la personne que je vais devenir. Difficile de ne pas y voir un écho à son propre parcours Keung To est devenu une personnalité publique très jeune. Et avec une vitesse assez vertigineuse. Avec cette popularité sont arrivés énormément d’amour et de soutien. Mais aussi une exposition presque permanente. Chaque parole est commentée. Chaque geste peut devenir un sujet de discussion. La moindre faille tend à s'amplifier sous la pression. Et quand on vit ainsi sous le regard du public, les critiques et les jugements deviennent inévitables. Il a peut-être eu envie de fuir certaines fois. Peut-être de répondre. Peut-être même de convaincre tout le monde. Mais avec le temps, on a plutôt l’impression qu’il apprend à accepter une chose plus difficile : on ne peut pas contrôler toutes les voix extérieures. C’est pour cela que voir Ian, celui qui a composé 《你要倔強》, la chanter aujourd’hui avec lui donnait à ce moment une vraie profondeur. La chanson parlait déjà de blessures et de résilience. Leur histoire commune lui donnait encore une autre dimension. 30 août : Louis Koo lui tend littéralement la main keungshowhkfanclub Youtube Le 30 août, Keung To s’est rendu à Macao pour participer à la dernière représentation de 《My First Show》 de Louis Koo, acteur et producteur renommé hongkongais. Ils ont d’abord chanté ensemble 《當年情》(le bon vieux temps) de Leslie Cheung, puis Keung To a interprété seul 《追》(poursuivre). Mais ce que j’ai surtout retenu de cette soirée, c’est un geste très simple. Louis Koo a pris Keung To par la main et l’a conduit vers l’avant de la scène pour le présenter au public. Pas de grand discours. Pas besoin non plus. Le geste suffisait. J’y ai vu quelque chose de très tendre : un artiste expérimenté qui aide physiquement un plus jeune à avancer vers le public. Presque comme une manière de lui dire : « Viens. C’est à toi maintenant. » Et venant de Louis Koo, ce moment avait forcément encore plus de poids. Leslie Cheung, Louis Koo, Keung To : trois époques qui se croisent Louis Koo et Keung To ont chanté 《當年情》 ensemble. Puis Louis Koo lui a laissé la scène pour 《追》. Et forcément, difficile de ne pas ressentir toute la dimension symbolique du moment. Leslie Cheung occupe une place immense dans la culture populaire hongkongaise. Ses chansons, son style et sa manière d’exister sur scène font toujours partie de la mémoire collective. Louis Koo appartient à une génération qui a grandi avec cet héritage et qui continue de le faire vivre. Puis il prend Keung To par la main. Et Keung To, artiste d’une génération bien plus jeune, reprend à son tour 《追》. Évidemment, Louis Koo n’a jamais annoncé qu’il s’agissait d’une quelconque « cérémonie de transmission ». Ce serait aller trop loin que de lui prêter cette intention. Trois générations reliées, pendant quelques minutes, par les mêmes chansons et une même idée de la scène hongkongaise. Des invitations très différentes, mais jamais anodines Quand je repense à toutes ces apparitions, c’est finalement ce qui ressort le plus. Keung To n’a pas simplement été invité à plusieurs concerts en 2026. À chaque fois, l’histoire était différente. Avec Show Lo, il réalise le rêve du fan qui peut enfin se tenir à côté de son idole. Avec WeiBird, il retrouve une chanson de sa jeunesse et peut mesurer tout ce qui a changé depuis. Avec Ian, il replonge dans des souvenirs communs, partage une chanson très personnelle et retrouve cette complicité légère qu’ils ont toujours eue. Avec Louis Koo, il reçoit la reconnaissance d’un aîné et se retrouve, le temps d’un morceau, inscrit dans une histoire plus large que sa propre carrière. Les quatre scènes ne se ressemblent pas. Mais ensemble, elles racontent très bien une évolution. Keung To n’est plus seulement le jeune homme qui observait ses modèles de loin. Aujourd’hui, ces artistes l’invitent sur leurs scènes. Il peut chanter avec eux. Partager leurs souvenirs. Apprendre d’eux. Et peu à peu, trouver sa propre place. Parmi toutes les apparitions de Keung To en 2026, laquelle vous a le plus touché ? Et sur quelle scène avez-vous eu l’impression de découvrir une nouvelle facette de lui ? Ming

  • HSBC × Keung To : quand une collaboration publicitaire devient un phénomène culturel

    Par Ming, le 2 septembre 2026. À Hong Kong, certaines campagnes publicitaires finissent par dépasser leur fonction première. Elles ne se contentent plus de vendre un produit : elles s’inscrivent dans une époque, dans une esthétique, parfois même dans une mémoire collective. La collaboration entre HSBC et Keung To(姜濤) appartient clairement à cette catégorie. Au fil des années, le chanteur a prêté son image à des univers très différents : investissement, paiement mobile, assurance, santé financière, gestion patrimoniale ou encore communication régionale. Mais ce qui frappe surtout, c’est la manière dont HSBC a su faire évoluer cette relation sans la figer dans une formule unique. Plutôt que de transformer Keung To en ambassadeur bancaire traditionnel, la marque a fait le choix inverse : faire entrer la banque dans son univers. Parler d’investissement sans parler comme une banque La campagne HSBC One « 投資 A0 » en est sans doute le meilleur exemple. HSBC Hong Kong Youtube À Hong Kong, « A0 » désigne habituellement une personne qui n’a encore jamais eu de relation amoureuse. HSBC détourne ce code populaire pour parler de ceux qui n’ont encore jamais investi. Le procédé est simple, mais remarquablement efficace. En quelques mots, un sujet potentiellement intimidant devient familier, presque léger. L’investissement n’est plus présenté comme un domaine réservé aux initiés, mais comme une étape que l’on peut aborder progressivement. La présence de Keung To renforce encore cette impression. Il ne joue pas au spécialiste. Il incarne davantage une figure de proximité, capable d’introduire le sujet sans le rendre solennel. Cette approche a contribué à faire de « 投資 A0 » bien plus qu’un slogan : un véritable marqueur de la collaboration HSBC × Keung To. Avec PayMeow, la banque assume pleinement la pop culture Puis vient PayMeow. Keungcandy_kaka Youtube Oreilles de chat, mascotte géante, chanson, chorégraphie, défis sur les réseaux sociaux : ici, les codes bancaires disparaissent presque totalement au profit de ceux du divertissement. Le résultat ressemble moins à une publicité pour un portefeuille électronique qu’à un mini projet pop. Et c’est précisément ce qui fait son originalité. HSBC ne demande pas seulement au public de comprendre un service. La marque lui propose quelque chose à regarder, à reproduire, à partager. La campagne devient alors une expérience. Pour le grand public, elle est ludique et immédiatement reconnaissable. Pour les fans de Keung To, elle représente aussi un nouveau contenu : une tenue, une chanson, une scène, une interaction, un univers inédit à collectionner. Quand les fans prolongent eux-mêmes la campagne C’est peut-être là que le partenariat devient vraiment intéressant. Pour les fans de Keung To, une campagne publicitaire ne se limite jamais totalement au produit qu’elle met en avant. Chaque détail peut devenir important : un nouveau look, une affiche, une phrase, une courte séquence vidéo ou une activation urbaine. HSBC semble l’avoir parfaitement compris. Les campagnes ne vivent donc pas uniquement à l’écran. Elles investissent aussi le MTR, les rues, les grands formats publicitaires et parfois même des lieux emblématiques comme le HSBC Main Building à Central. À ce moment-là, la publicité devient aussi un lieu de rendez-vous. On vient la voir. On la photographie. On la partage. Et, surtout, on la conserve. C’est ainsi que certaines campagnes continuent à circuler longtemps après la fin de leur diffusion officielle. Les fans compilent les vidéos, retrouvent les anciennes publicités, comparent les différentes périodes, réalisent leurs propres montages. Lorsqu’une publicité bancaire devient un contenu que l’on revoit plusieurs années plus tard comme un « classique », elle a clairement dépassé son objectif commercial initial. Une collaboration qui évolue avec le temps L’autre force du partenariat réside dans sa capacité à changer de registre. Après l’investissement, vient le paiement mobile. Puis l’assurance avec HSBC Life. Ensuite Well+, qui associe santé physique, bien-être mental et santé financière dans un univers plus ludique. En 2024, la collaboration prend même une dimension régionale avec HSBC Singapore et le projet musical « Bread and Better », aux côtés de Gareth.T et Gentle Bones. HSBC Singapour Youtube À chaque fois, Keung To occupe une place différente. Et c’est peut-être ce qui donne au partenariat cette impression de continuité naturelle. Le public évolue. Ses préoccupations financières aussi. Les premières expériences d’investissement laissent progressivement place à d’autres questions : protection, santé, gestion de ses dépenses, patrimoine, cartes de crédit. D’une certaine manière, HSBC fait évoluer ses campagnes au même rythme que la génération qui suit Keung To depuis ses débuts. Une collaboration devenue presque sérielle Avec le temps, chaque campagne finit par représenter une époque. Il y a le Keung To de « 投資 A0 » (Investissement A0) . https://youtu.be/DkKaD8Ue0xg?is=-eAZpP3aWJkibtTN https://youtu.be/MfG74uEbOZw?is=WpXB6W9j9g6v2aix https://youtu.be/hVWuIWZatf4?is=YpBMVHzYNv58HFWR https://youtu.be/oqtRd1ekX3w?is=kutzNdHnJ0mTAF7r Celui de PayMeow. https://youtu.be/gjJ1SYKSl3Y?is=4nfz6jLk1n_Q1olQ Celui de HSBC Life. https://youtu.be/j4fgrk0Tpi8?is=l5napjdCv7RK5SpZ https://youtu.be/nQMgUIKH7No?is=jpsllS_bAS88AZUi https://youtu.be/baBS7j6xPrE?is=un9fH3wnd0ESIHhu Celui de 1.23 Go Goal Day https://youtu.be/pMBOgahJiYY?is=hlZjBYj9905bs8ly https://youtu.be/JN3tuLts6bw?is=fSwE1Jyw3zbRUJes Celui de Well+. https://youtu.be/5U0aHP4S6Nc?is=m9-mUuLio-6t9qLL Et, peu à peu, la collaboration acquiert une structure presque sérielle. Le public ne se demande plus seulement quel produit HSBC souhaite promouvoir. Une autre question s’installe : qu’est-ce que HSBC va encore inventer avec Keung To ? Pour une marque bancaire, parvenir à créer ce type d’attente est assez exceptionnel. La plupart des campagnes doivent capter l’attention. Ici, une partie du public attend déjà la suivante. 2026 : un nouveau chapitre particulièrement attendu C’est dans ce contexte que la campagne 2026 prend tout son relief. La collaboration se poursuit autour des cartes de crédit et de RewardCash, mais elle arrive avec plusieurs années d’histoire derrière elle. HSBC Hong Kong Instagram L’attente ne concerne donc plus uniquement l’offre commerciale. Les fans veulent aussi découvrir le ton de la campagne, le nouveau personnage de Keung To, son look, la mise en scène, les éventuelles surprises ou les nouveaux contenus qui accompagneront le projet. Après autant de campagnes mémorables, chaque nouvel épisode porte naturellement le poids — mais aussi la force — de ce qui a précédé. Le public ne découvre plus HSBC × Keung To. Il retrouve un duo qu’il connaît déjà. Et il attend de voir comment celui-ci va réussir, encore une fois, à se renouveler. Une histoire qui continue de s’écrire La réussite de cette collaboration tient finalement à un équilibre assez rare. HSBC apporte ses produits, son univers et ses objectifs. Keung To apporte sa personnalité, son énergie et son lien avec le public. Et les fans donnent aux campagnes une vie bien plus longue que celle prévue par leur calendrier média. La marque crée le cadre, l’artiste lui donne une identité, et le public transforme l’ensemble en souvenir. C’est ce qui permet aujourd’hui à certaines campagnes HSBC × Keung To d’être revues non plus seulement comme des publicités, mais comme de petits fragments de culture populaire hongkongaise. Et avec une campagne 2026 particulièrement attendue, l’histoire semble encore loin d’être terminée. La vraie question n’est peut-être même plus de savoir ce que HSBC va promouvoir ensuite. Mais plutôt : quel nouveau moment mémorable HSBC et Keung To vont-ils réussir à créer ensemble ? Ming

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