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La seconde vie d’un souvenir. Merci HSBC

Photo du rédacteur: Ming CHU
Ming CHU
23 sept.
4 min de lecture

Il y a des souvenirs qu’on n’a pas besoin d’oublier. Il suffit qu’un jour, enfin, on puisse les regarder de nouveau… avec le sourire.


Par Ming, le 23 septembre 2026.



Qu’une célébrité accepte de rire d’elle-même est déjà rare. Mais qu’une grande banque ose reprendre avec elle un épisode aussi marquant pour en faire quelque chose de drôle et de léger… il fallait oser.


Cette fois, HSBC a réuni Keung To et Stephen Fung autour de cette fameuse histoire de « tomber à l’eau ».

Et franchement, je trouve l’idée magnifique.

HSBC Hong Kong Youtube
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Quand Keung To lance, avec son air faussement sérieux : « Pour ce qui est de tomber à l’eau, je suis quand même un KOL, non ? », Stephen Fung lui répond du tac au tac :

« Tu n'es tombé qu'une fois, et en plus, on a dû te sauver. Et tu appelles ça être un KOL ? »

C’est tellement hongkongais. Piquant, absurde et drôle.

HSBC Hong Kong Youtube


Les petites références à « avoir baigné dans l’eau salée » ou à « Your English is very good » font ressurgir d’anciennes « casseroles » de Keung To. Mais cette fois, elles ne font plus mal. Elles font rire.


Et surtout, Keung To en rit lui-même. C’est peut-être cela qui me touche le plus.

Keung To joue complètement le jeu. Il plaisante même sur la fameuse photo prise lorsqu’on l’avait sorti de l’eau après son accident, en disant qu’elle n’était pas assez flatteuse et que, cette fois, il faudrait « arranger un peu son visage ».

 

Pouvoir rire soi-même d’un moment où l’on a été aussi vulnérable, reprendre cette image et la transformer en plaisanterie… je trouve qu’il faut beaucoup de courage pour le faire.


Parce que, pour moi, derrière ces quelques minutes de rire, il y a un souvenir que je n’ai jamais vraiment oublié.


Je fais partie des fans qui attendaient Keung To à Paris.

Le 24 juin 2025, j’étais impatiente de le voir arriver et d’assister à son Fashion Show. Je pensais à toutes ces petites choses auxquelles pensent les fans :


Quelle tenue va-t-il porter ? Quelle coiffure aura-t-il ? Est-ce que je vais réussir à le voir ? Est-ce qu’on aura de belles photos ?

Tout était léger et joyeux. Jusqu’à ce que la nouvelle tombe.

Ce n’était plus : « Keung To est-il arrivé à Paris ? »

C’était : « Keung To est tombé à la mer. »

En une seconde, je n’ai plus réussi à sourire.


Le Fashion Show n’avait plus aucune importance. Je voulais seulement savoir une chose : Est-ce qu’il allait bien ?

L’attente joyeuse s’était transformée en une attente silencieuse, avec une seule pensée : Pourvu qu’il soit sain et sauf.


Je me souviens encore de cette peur. C’est pour cela que je n’oublierai jamais le moment où il est finalement arrivé à l’aéroport de Paris.

Je me souviens de son visage. Il n’avait pas l’air bien.

Et lorsque je l’ai vu, ma première pensée n’a pas été : « Enfin, je vois Keung To ! »

C’était simplement : « Tant qu’il va bien… c’est tout ce qui compte. »

Je n’oublierai jamais non plus le regard qu’il nous a lancé lorsqu’il a quitté Paris, à Charles-de-Gaulle.

Il y avait de la fatigue, de la gratitude, et peut-être quelque chose qui ressemblait à : « Merci d’être restés là. »

Peut-être qu’il ne saura jamais ce que ce regard a représenté pour nous.

Mais moi, je m’en souviens.


C’est pour cela qu’aujourd’hui, lorsque je vois Keung To reprendre lui-même cette histoire et en rire, j’ai presque envie de pleurer.

Parce qu’autrefois, ces mots "Tomber à la mer" me faisaient peur.

Je revoyais cette journée, l’inquiétude, l’attente et cette peur de ne pas savoir.


Et aujourd’hui, je peux le regarder enfiler un gilet de sauvetage et retourner dans l’eau. Je peux l’entendre plaisanter avec Stephen Fung. Je peux rire avec eux.

Et quelque part, je crois que c’est cela, tourner la page.


Cela signifie simplement pouvoir regarder un souvenir autrement. Comprendre qu’il n’est plus seulement fait de peur et que, derrière les larmes, il peut aussi y avoir un sourire.

Keung To peut aujourd’hui en rire.

Et nous, ceux qui avions si peur ce jour-là, nous pouvons enfin rire avec lui.


Vous vouliez peut-être simplement réaliser une publicité originale et drôle.

Mais pour moi, vous avez fait quelque chose de beaucoup plus précieux.

Vous avez donné une nouvelle fin à un souvenir que je n’osais plus vraiment regarder en face.

À l’époque, j’attendais de voir Keung To au Fashion Show de Paris.

Et finalement, j’ai surtout attendu de savoir s’il allait bien.

Cette fois-là, j’ai attendu un miracle.

Aujourd’hui, je le regarde à nouveau « tomber à l’eau ».

Mais cette fois, je ne tremble pas.


Parce que maintenant, je sais.

Je sais que tu vas remonter.

Que tu vas retrouver la terre ferme, avec le sourire — et, bien sûr, toujours aussi beau.


Lorsque je repense à cette journée, j’ai encore parfois les yeux qui se remplissent de larmes. Je me souviens de ton visage à ton arrivée à Paris, de ton regard à ton départ, de la peur et de l’attente.

Je me souviens de tout.

Mais aujourd’hui, au milieu de ces souvenirs, il y a enfin autre chose : un sourire.

Parce que je sais que cette histoire est derrière nous.

Parce que je sais que tu vas bien.

Parce que je sais que, cette fois, tu vas remonter à la surface.

HSBC Hong Kong Youtube
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Enfin, je peux te regarder remonter à la surface avec le sourire.

Merci, Keung To, de nous avoir permis de sourire à nouveau face à ces deux mots : « tomber à l’eau ».

Et merci, HSBC, de m’avoir permis, enfin, de te regarder remonter à la surface avec le sourire.


Ming

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