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  • 《追》(Poursuivre) : de Leslie Cheung à Keung To, une chanson sur ce que l’on choisit de poursuivre

    Par Ming, le 1er septembre 2026. Certaines chansons se contentent d’être reprises. D’autres changent avec celui qui les chante. Pour Keung To, 《追》 semble appartenir à cette deuxième catégorie. Composée par Dick Lee (李迪文), sur des paroles de Lam Jik (林夕), 《追》 est profondément associée à Leslie Cheung (張國榮), dont l’interprétation lui a donné une douceur, une élégance et une mélancolie devenues indissociables de la chanson. Elle fait aujourd’hui partie de la mémoire collective hongkongaise. Rock Records English Youtube Plus de vingt ans plus tard, Keung To, né en 1999, l’a reprise à plusieurs moments importants de son parcours : au MOOV LIVE en 2021, dans la version studio de 《REMEMBERING Leslie》 en 2023, lors de son concert solo WAVES la même année, en duo avec 蕭秉治 au KKBOX en 2026, puis à Macao en août 2026. Écoutées dans l’ordre, ces versions racontent bien plus qu’une simple progression vocale. Elles montrent comment sa façon de ressentir et d’exprimer la chanson a évolué. Au début, il semble surtout vouloir chanter avec justesse et respect un grand classique. Puis, peu à peu, ses respirations, ses silences, ses fins de phrases et la manière même dont sa voix se pose commencent à porter l’émotion. 《追》 ne change pas. Mais celui qui la chante, lui, change. 《追》 : que choisit-on vraiment de poursuivre ? Le titre 《追》 signifie « poursuivre ». Et tout le texte repose justement sur cette idée. On poursuit le temps. On poursuit la réussite. On poursuit des objectifs. On cherche à avancer, à ne pas perdre une minute, à atteindre quelque chose. Puis la chanson renverse peu à peu cette logique. À quoi bon tout poursuivre si, au bout du compte, ce que l’on cherche vraiment est déjà ailleurs ? L’une des phrases les plus importantes du texte résume ce basculement : 「有了你,即使平凡卻最重要。」 (Avec toi, même une vie ordinaire devient ce qui compte le plus.) La chanson ne dit pas qu’il faut renoncer à ses ambitions. Elle pose plutôt une autre question : parmi tout ce que l’on poursuit, qu’est-ce qui mérite réellement de l’être ? Le succès ? Le temps ? La reconnaissance ? Ou bien la personne qui donne un sens à tout le reste ? C’est ce qui rend 《追》 si intéressante à chanter à différents âges. Quand on est jeune, « poursuivre » peut encore vouloir dire aller plus loin, réussir, atteindre un but. Avec le temps, le mot peut prendre une autre profondeur. On découvre parfois que ce que l’on a poursuivi avec le plus d’acharnement n’était pas forcément ce qui comptait le plus. Et c’est précisément ce que les différentes interprétations de Keung To donnent à entendre. Leslie : une présence impossible à copier Viu1 HK Youtube Keung To a raconté qu’il connaissait le nom de Leslie Cheung depuis l’enfance, notamment à travers sa mère et sa famille, qui écoutaient 《追》. Plus tard, il a découvert davantage ses films, ses interviews et sa personnalité. Ce qu’il admire chez Leslie ne se limite pas à sa voix ou à son jeu d’acteur. Il parle aussi de sa confiance, de son humour, de sa manière de parler et de ce charme très naturel qui faisait partie de sa présence. Lorsqu’il reprend officiellement 《追》 en 2023 pour 《REMEMBERING Leslie》, Keung To insiste d’ailleurs sur un point essentiel : il ne veut pas l’imiter. À ses yeux, Leslie est justement quelqu’un que l’on ne peut pas reproduire. Cette idée permet de mieux comprendre toutes les versions qui suivront. Il ne s’agit donc pas de chanter 《追》 « comme Leslie ». L’enjeu est plutôt de savoir comment un chanteur d’une autre génération peut recevoir cette chanson, la respecter, puis peu à peu y trouver sa propre voix. 2021 : encore face au classique Y&P Life - EBP Youtube Dans la version de MOOV LIVE en 2021, Keung To paraît encore prudent. Sa voix est plus droite, ses phrases plus régulières, et l’ensemble semble très contrôlé. On sent qu’il veut avant tout bien chanter la mélodie et être à la hauteur d’une chanson qu’il sait importante. L’émotion est là, mais elle reste encore légèrement à distance. À ce stade, elle passe surtout par des contrastes assez clairs : davantage de force dans les passages affirmatifs, davantage de douceur dans les moments plus intimes. Cela donne l’impression qu’il identifie d’abord l’émotion, puis qu’il la traduit vocalement. Si je devais résumer cette version, ce serait : « Je sais que cette chanson est importante, alors je veux bien la chanter. » Il est encore davantage devant l’héritage de Leslie qu’à l’intérieur de la chanson. 2023 Studio : apprendre à retenir universalmusichk Youtube La version studio de 2023 marque un vrai changement. Keung To ne cherche pas à reproduire la couleur vocale de Leslie ni à donner à 《追》 une grandeur dramatique. Les attaques sont plus douces, le phrasé plus aéré, et certaines fins de phrases restent en suspens. Surtout, il commence à comprendre qu’une émotion n’a pas toujours besoin d’être poussée pour être ressentie. C’est là que sa version prend vraiment une autre couleur. Si Leslie donne à 《追》 la profondeur de celui qui contemple la vie avec le recul de l’expérience, Keung To semble plutôt la chanter depuis cet âge où l’on cherche encore à en comprendre le sens. Ce n’est pas : « Je sais ce qui compte. » Mais plutôt : « Je commence à comprendre ce qui compte. » Cette nuance est importante. Elle correspond aussi très bien au sens du mot « poursuivre ». Il ne chante plus seulement quelqu’un qui court vers un but. Il chante aussi quelqu’un qui commence à se demander si ce but était vraiment le bon. WAVES 2023 : quand la fragilité entre dans la voix hnochannel Youtube Quelques mois plus tard, au concert WAVES, l’émotion devient encore plus personnelle. Ce qui change surtout, c’est la respiration. Elle n’est plus seulement technique. Elle commence à faire partie du récit. Certaines phrases sont moins parfaitement refermées. Certains sons s’effacent plus naturellement. Certains silences semblent presque aussi importants que les notes elles-mêmes. Cela donne au chant une qualité plus fragile. Et cette fragilité fonctionne très bien avec 《追》. Parce qu’au fond, la chanson ne parle pas seulement de certitude. Elle parle aussi du moment où l’on réalise que l’on a peut-être poursuivi trop de choses avant de comprendre ce qui comptait vraiment. Dans WAVES, Keung To ne donne plus seulement l’impression de chanter les paroles. Il semble les penser au moment même où il les chante. C’est probablement là que 《追》 commence vraiment à devenir une chanson personnelle dans son parcours. 2026 KKBOX : poursuivre avec quelqu’un cosimyourboss Youtube Le duo avec 蕭秉治 au KKBOX en 2026 change encore la lecture de la chanson. Jusque-là, 《追》 ressemblait surtout à un monologue intérieur. À deux voix, elle devient presque un dialogue. La présence de 蕭秉治 apporte une énergie plus directe et plus ouverte, tandis que Keung To conserve une forme de douceur et de retenue. Le mot « poursuivre » prend alors une autre couleur. Il ne s’agit plus seulement de poursuivre quelque chose seul. Il peut aussi s’agir d’avancer avec quelqu’un. Cette version est moins introspective, mais plus lumineuse. L’émotion dominante n’est plus seulement la prise de conscience. Elle devient aussi la compagnie, la présence, le fait de ne pas avancer seul. Macao 2026 : ne plus avoir besoin de montrer l’émotion Ginger_Peach_KT Youtube La version de Macao en août 2026 me paraît être la plus mûre. Pas forcément parce qu’elle est la plus impressionnante techniquement. Mais parce que Keung To semble avoir moins besoin de montrer qu’il ressent quelque chose. Certaines phrases se rapprochent davantage de la parole. Certaines fins sont laissées ouvertes. Il accepte davantage le silence et le vide entre les mots. Il laisse l’émotion apparaître plutôt que de la souligner. C’est là que son interprétation change le plus profondément. En 2021, on pouvait presque entendre : « Il faut que je chante bien cette phrase. » En 2026, cela ressemble davantage à : « C’est comme cela que j’ai envie de dire cette phrase. » La différence est discrète, mais essentielle. Dans le premier cas, la voix sert à produire l’émotion. Dans le second, l’émotion transforme naturellement la voix. De Leslie à Keung To : non pas comparer, mais transmettre Ce qui m’intéresse finalement n’est pas de savoir qui chante 《追》 « mieux ». La comparaison serait trop simple. Leslie Cheung et Keung To ne chantent ni depuis la même époque, ni avec la même histoire, ni avec la même expérience. Leslie a donné à 《追》 son identité fondatrice et une interprétation devenue inséparable de la chanson. Keung To, lui, montre autre chose : ce qui peut arriver lorsqu’un classique continue de vivre dans une autre voix. Son évolution pourrait presque se résumer ainsi : 2021 : respecter le classique. 2023 Studio : chercher sa propre manière de ressentir la chanson. WAVES : laisser entrer la fragilité. KKBOX 2026 : transformer la poursuite en chemin partagé. Macao 2026 : laisser l’émotion exister sans la forcer. Et c’est peut-être là que le lien avec le titre 《追》 devient le plus beau. Au début, poursuivre signifie courir vers quelque chose. Puis, avec le temps, poursuivre peut aussi vouloir dire comprendre ce que l’on ne veut plus perdre. On pense savoir ce que l’on cherche. On avance, on gagne, on échoue, on recommence. Et un jour, on comprend peut-être que le véritable but n’était pas ce que l’on poursuivait avec le plus d’efforts, mais ce qui donnait un sens à toute cette poursuite. C’est peut-être cela que 《追》 raconte depuis le début. Ming

  • « Mama’s Affair » : Keung To, entre personnage de fiction et image publique de l’idole

    Par Ming, le 1er septembre 2026 Aujourd’hui, je vais présenter le film hongkongais « Mama’s Affair », dont le titre original est 《阿媽有咗第二個》(Maman a quelqu’un d’autre). Sorti en 2022, le film est écrit et réalisé par Kearen Pang. Il réunit notamment Teresa Mo, Keung To et Jer Lau dans les rôles principaux. À première vue, « Mama’s Affair » se présente comme un drame familial centré sur les tensions entre une mère, son fils biologique et un jeune artiste qu’elle prend sous son aile. Cependant, le film peut également être lu comme une réflexion sur la célébrité, la culture des idoles et la manière dont l’image publique d’un acteur peut enrichir un personnage de fiction. C’est pourquoi je voudrais organiser cette présentation autour de la question suivante : « Dans quelle mesure le personnage de Fang Ching fait-il écho à l’image publique et au parcours réel de Keung To ? » Présentation de l’intrigue Le personnage principal du film est Meifung, interprétée par Teresa Mo. Ancienne professionnelle reconnue de l’industrie musicale, Meifung avait choisi, après son mariage, de mettre un terme à sa carrière afin de se consacrer entièrement à sa famille et à l’éducation de son fils, Tsz Hin. Plusieurs années plus tard, alors que son fils s’apprête à partir étudier à l’étranger, sa vie personnelle entre dans une période de crise. Son mariage se fragilise et la relation avec son fils devient de plus en plus distante. C’est dans ce contexte qu’elle rencontre Fang Ching, interprété par Keung To. Au début du film, Fang Ching est un jeune homme ordinaire qui travaille comme serveur-livreur dans un « cha chaan teng », c’est-à-dire un café-restaurant typiquement hongkongais. Meifung remarque son potentiel artistique et décide de revenir dans l’industrie du divertissement afin de devenir sa manager. ©mama_s_affair Instagram Grâce à son accompagnement, Fang Ching connaît une ascension rapide et devient progressivement une idole très populaire. Mais leur relation dépasse peu à peu le cadre strictement professionnel. Fang Ching ayant grandi dans un environnement familial peu stable, Meifung devient pour lui une véritable figure maternelle. Cette relation provoque alors un conflit avec Tsz Hin, le fils biologique de Meifung, qui se sent progressivement délaissé. Le film construit ainsi une sorte de triangle affectif entre une mère et deux jeunes hommes qui cherchent, chacun à leur manière, une forme de reconnaissance et d’affection. Les principaux thèmes du film Même si « Mama’s Affair » adopte la forme d’un drame familial, le film développe plusieurs thématiques plus larges. Il s’intéresse tout d’abord à la place des femmes d’âge mûr et à la question de l’accomplissement personnel. Meifung a longtemps défini son identité à travers son rôle de mère et d’épouse. Son retour dans le monde professionnel lui permet donc de reconstruire une identité qui ne repose plus uniquement sur la famille. Le film aborde également les tensions entre générations, la difficulté de communiquer au sein de la famille et le besoin d’appartenance chez les jeunes. Enfin, il possède une dimension spécifiquement hongkongaise. Les « cha chaan teng », l’industrie musicale, la culture des idoles et les pratiques d’engagement des fans inscrivent clairement le récit dans le contexte culturel du Hong Kong contemporain. Réception et reconnaissance du film Le film a obtenu un succès commercial important à Hong Kong, avec un box-office dépassant les 40 millions de dollars hongkongais. Il a également reçu quatre nominations lors de la 41e édition des Hong Kong Film Awards. Teresa Mo a été nommée dans la catégorie meilleure actrice, Law Wing-cheong dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle, Jer Lau dans la catégorie meilleur nouvel interprète, et la chanson « 風雨不改 (Malgré le vent et la pluie) », interprétée par Keung To, a été nommée dans la catégorie meilleure chanson originale de film. Ces nominations montrent que le film a été reconnu à la fois pour ses performances d’acteurs et pour sa dimension musicale. ©mama_s_affair Instagram Keung To et Fang Ching : une relation d’écho L’un des aspects les plus intéressants du film réside, selon moi, dans la relation entre Fang Ching et l’image publique de Keung To. Fang Ching est bien entendu un personnage fictif. Cependant, son parcours possède plusieurs points communs avec celui de Keung To. Le parallèle le plus évident concerne l’ascension vers la célébrité. Fang Ching passe du statut de jeune serveur dans un « cha chaan teng » à celui d’idole reconnue et entourée de nombreux fans. Pour le public hongkongais, cette trajectoire peut naturellement rappeler celle de Keung To, lui-même devenu en quelques années l’une des figures importantes de la nouvelle génération de la pop hongkongaise. Cette proximité produit un effet particulier. Lorsque le spectateur voit Fang Ching monter sur scène, être acclamé ou entouré de fans, il ne perçoit pas seulement un personnage fictif. L’image réelle de Keung To vient également enrichir la scène. On peut donc parler d’une forme de mise en relation entre le personnage et la persona publique de l’acteur. ©mama_s_affair Instagram La célébrité et la solitude Toutefois, le film ne se contente pas de rapprocher Fang Ching et Keung To à travers leur statut d’idole. Il met surtout en évidence le contraste entre la célébrité publique et la fragilité privée. Fang Ching est admiré par un grand nombre de fans. Sur scène, il devient une figure brillante, visible et désirée. Pourtant, dans sa vie personnelle, il reste profondément vulnérable et en manque de sécurité affective. ©mama_s_affair Instagram Cette opposition est essentielle. Plus Fang Ching devient célèbre, plus le film insiste sur le fait que la reconnaissance publique ne suffit pas à combler ses besoins émotionnels. Ce qu’il recherche réellement n’est pas seulement le succès, mais une forme de stabilité et d’affection familiale. C’est pour cette raison que sa relation avec Meifung devient si importante. Elle n’est pas uniquement sa manager. Elle devient aussi une figure maternelle et un espace de sécurité affective. Ainsi, le parcours de Fang Ching peut être interprété non seulement comme une ascension professionnelle, mais aussi comme une quête de foyer et d’appartenance. Une performance fondée sur le contraste Le jeu de Keung To devient particulièrement intéressant si l’on observe l’évolution du personnage au cours du film. Au début, Keung To doit en quelque sorte mettre de côté son image de célébrité afin de rendre crédible Fang Ching comme jeune homme ordinaire. Le spectateur connaît déjà Keung To en tant qu’idole. L’acteur doit donc parvenir à faire exister un personnage qui, au départ, se situe très loin de cette image publique. Mais à mesure que Fang Ching devient célèbre, le personnage se rapproche progressivement de l’image que le public associe au véritable Keung To. Il existe donc un mouvement assez remarquable : au début, l’acteur doit s’éloigner de son image publique pour construire son personnage ; puis, au fil du récit, le personnage se rapproche progressivement de cette image. Cette évolution renforce la relation d’écho entre fiction et réalité. Le rôle de la musique La musique joue également un rôle important dans ce processus. La chanson « 風雨不改 (Malgré le vent et la pluie) », par exemple, appartient à l’univers du film, mais elle est également interprétée par Keung To en tant que chanteur réel. ©mama_s_affair Instagram Elle fonctionne donc sur deux niveaux. À l’intérieur du récit, elle exprime les émotions de Fang Ching. Mais pour le public, elle renvoie aussi directement à Keung To comme artiste. La musique devient ainsi un espace où le personnage fictif et l’identité artistique réelle de son interprète se répondent. Conclusion Pour conclure, je ne dirais pas que Keung To joue simplement son propre rôle dans « Mama’s Affair ». Fang Ching reste un personnage fictif avec sa propre histoire, ses propres conflits et son propre parcours. Cependant, le film utilise clairement certains éléments associés à l’image publique de Keung To afin de renforcer la crédibilité et la profondeur du personnage. La relation entre Fang Ching et Keung To repose donc moins sur une identification totale que sur un système d’échos. Keung To apporte au personnage son expérience de la célébrité et son image d’idole. En retour, Fang Ching permet au spectateur de réfléchir à ce qui peut exister derrière cette image publique : la solitude, le besoin d’affection, la recherche d’un foyer et les tensions liées à l’identité. On peut donc terminer par la question suivante : Est-ce Keung To qui rend Fang Ching plus crédible, ou est-ce Fang Ching qui permet au public de porter un autre regard sur Keung To ? C’est précisément cette relation entre fiction, célébrité et identité publique qui constitue, selon moi, l’un des aspects les plus intéressants de « Mama’s Affair ».

  • Dans les pas de Keung To : notre Paris à deux

    Par Ming, le 22 août 2026. Mon fils me demandait depuis quelque temps de l’emmener à Paris. Il faut dire que, même si la capitale française n’est qu’à une heure et demie de Bruxelles, nous n’y avions encore jamais voyagé ensemble. Il me faisait d’ailleurs souvent remarquer, non sans raison, que j’y vais régulièrement… pour Keung To ! Et c’est vrai : depuis juin 2024, je m’y rends environ tous les six mois à l’occasion de la Fashion Week, dans l’espoir d’apercevoir notre idole, invité par la maison Kenzo. Cet été, j’ai donc décidé de l’emmener avec moi. L’objectif de ce séjour était double : suivre les traces de Keung To en retrouvant certains des lieux qu’il a fréquentés lors de ses séjours parisiens, tout en faisant découvrir à mon fils le patrimoine, l’histoire et la culture de Paris. Première étape : le Palais-Royal et la place des Victoires Arrivés à Paris vers midi, la faim nous a rapidement conduits dans un restaurant vietnamien de la rue Vivienne, à deux pas du jardin du Palais-Royal et de la place des Victoires. Deux étapes qui, bien sûr, n’avaient pas été choisies au hasard. Le jardin du Palais-Royal (1) nous replongeait en juin 2024, lors de la toute première invitation de Keung To à Paris par Kenzo. https://www.kenzo.com/fr-be/story-show-ss25.html Quant à la place des Victoires (2), elle est directement liée à son passage pour l’événement Kenzo de juin 2026. https://www.kenzo.com/fr-be/la-fete-de-kenzo.html © keung_show Instagram Après le déjeuner, nous nous sommes accordé une pause dans le jardin du Palais-Royal pour siroter un bubble tea. Cette boisson semble d’ailleurs être devenue incontournable à Paris : on en trouve désormais partout, quel que soit le quartier ! Nous avons ensuite poursuivi notre promenade vers la place des Victoires en empruntant la superbe galerie Vivienne (3). Ce passage couvert est étroitement lié à l’histoire de la mode et de Kenzo. C’est ici qu’a eu lieu le premier défilé organisé par Nigo en janvier 2022, mais c’est surtout là que Kenzo Takada avait ouvert sa toute première boutique, Jungle Jap, et présenté son défilé inaugural en 1970. https://www.youtube.com/watch?v=KfadTqW1dzg Cette jolie balade nous a ainsi permis de mêler nos souvenirs de fans à la découverte du Paris historique, incarné sur la place des Victoires par la majestueuse statue équestre de Louis XIV, le Roi-Soleil. Direction le Marais Nous avons ensuite rejoint notre hôtel (Hôtel Du Vieux Saule), situé dans le quartier du Marais, il bénéficiait d’un emplacement idéal, à proximité de plusieurs stations de métro. Les environs regorgeaient de restaurants et de magasins, tout en offrant le calme appréciable d’une rue résidentielle. Nous avons commencé par poser devant l’une des célèbres boîtes aux lettres jaunes de la ville. Il en reste encore plus d’un millier dans la capitale, mais leur nombre diminue progressivement. Une raison de plus d’immortaliser la nôtre ! © keung_show Instagram Autre cliché incontournable : une entrée de métro Art nouveau signée Hector Guimard. Keung To avait pris sa photo à la station Pasteur, mais heureusement, nul besoin d’aller jusque-là pour retrouver ce décor typiquement parisien. Nous avions repéré ailleurs de magnifiques entrées Guimard, parfaites pour marcher à notre tour dans les pas de notre idole ! Conçus à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, ces accès aux courbes végétales, en fonte moulée et peints en vert pour imiter le bronze oxydé, sont aujourd’hui indissociables de l’identité parisienne. Beaucoup ont malheureusement disparu dans les années 1960 et 1970, avant d’être protégés au titre des Monuments historiques en 1978. Aujourd’hui encore, ils restent l’un des symboles les plus reconnaissables de Paris. © keung_show Instagram En flânant dans le Marais, le hasard nous a ensuite fait passer devant le restaurant vietnamien (4) où Keung To s’était rendu en juin 2025. Malheureusement, le rideau était tiré pour cause de congés annuels. C’est aussi cela, Paris au mois d’août : beaucoup de commerces ferment leurs portes ! Notre promenade nous a ensuite conduits jusqu’au pont de la Tournelle, qui relie l’île Saint-Louis à la rive gauche de la Seine et offre un magnifique panorama. Pour clore cette première journée, nous avons longé les quais de Seine jusqu’au quartier japonais, le « Petit Tokyo », où nous avons dégusté un excellent ramen rue Sainte-Anne. Nous avons alors découvert que la célèbre boulangerie Aki (5) était elle aussi fermée pour l’été. Je connais cette adresse depuis des années et j’y retourne à chaque voyage. J’aurais tant voulu y emmener mon fils pour lui faire goûter le fameux melon pan, cette brioche que Keung To avait savourée lors de son séjour en juin 2026… Ce sera pour une prochaine fois ! Pour digérer, nous nous sommes offert une dernière balade dans le jardin des Tuileries jusqu’à la place de la Concorde (6), où Keung To avait réalisé des photos en juin 2025. Ce spot se trouve juste à côté du mythique restaurant Maxim’s, qui avait accueilli le défilé Kenzo cette même année. Fondé en 1893 par Maxime Gaillard, Maxim’s est devenu au fil des décennies un symbole de l’élégance de la Belle Époque et un véritable chef-d’œuvre de l’Art nouveau. Deuxième jour : les mystères de l’Opéra Garnier et shopping de star Notre deuxième journée était consacrée à la visite du Palais Garnier (7). Pour célébrer les 150 ans du monument, l’Opéra national de Paris propose une visite guidée spéciale, rythmée par des extraits musicaux. Un parcours qui met merveilleusement en valeur l’histoire et l’architecture de ce chef-d’œuvre du Second Empire, inauguré le 5 janvier 1875. Le guide nous a fait découvrir les escaliers majestueux et les salons somptueux de l’édifice, tout en partageant de fascinantes anecdotes sur son architecte, Charles Garnier. Nous avons notamment appris comment il avait mêlé les styles pour créer ce décor spectaculaire, mais aussi dissimulé sa propre effigie et celle de sa femme dans les dorures. Le point d’orgue de notre visite reste toutefois la fameuse loge numéro 5, immortalisée par la légende du Fantôme de l’Opéra. Ce lieu avait une résonance toute particulière pour nous : lors de son passage à Londres en mars 2026 pour son concert à Wembley, Keung To en avait profité pour aller voir "The Phantom of the Opera", la célèbre comédie musicale d’Andrew Lloyd Webber. Cette œuvre mondialement connue puise pourtant ses racines ici, à Paris, dans le roman éponyme de Gaston Leroux, publié en 1910. Le guide nous a expliqué comment l’auteur s’était inspiré de faits réels pour nourrir son intrigue : l’histoire d’Ernest, un pianiste défiguré par un incendie qui se serait réfugié dans les sous-sols du théâtre ; le véritable réservoir d’eau souterrain imaginé par Garnier ; ou encore l’accident de 1896, lorsqu’un contrepoids du grand lustre tomba et coûta la vie à une spectatrice. Aujourd’hui encore, une plaque sur la porte de la loge 5 entretient la légende du Fantôme, entre mythe et réalité. L’après-midi a été consacré à une session shopping chez Kenzo Madeleine (8), où j’ai déniché trois superbes pièces pour mon fils. Une première expérience mémorable pour mon adolescent, particulièrement reconnaissant et bien conscient de la chance qu’il avait de pouvoir s’habiller dans la même marque que son idole. L’accueil y a été, comme toujours, d’une grande chaleur. Troisième jour : croisière sur la Seine, ponts mythiques et pluie magique Pour ce troisième jour, place à un grand classique parisien : une croisière sur la Seine avec les Bateaux Parisiens. Un moment privilégié de complicité avec mon fils. Pour rejoindre le point de rendez-vous, nous sommes descendus à la station Alma-Marceau afin de traverser le pont de l’Alma (9), sur lequel Keung To avait pris une superbe photo un soir de janvier 2025. © keung_show Instagram En nous dirigeant vers le quai d’embarquement du Port de la Bourdonnais, juste au pied de la Tour Eiffel, nous avons emprunté la passerelle Debilly (10). Cette magnifique structure piétonne en acier et fer forgé, construite pour l’Exposition universelle de 1900, offre l’une des plus belles vues sur la Dame de Fer. C’est ici que s’est déroulé l’un des événements les plus marquants de l’ère Nigo pour la maison Kenzo : le mémorable défilé Printemps-Été 2024, présenté en juin 2023 . Ce soir-là, au coucher du soleil, la passerelle s’était transformée en un immense podium à ciel ouvert. https://www.kenzo.com/fr-be/story-show-ss24-paris.html Après notre superbe croisière sur la Seine, nous avons marché jusqu’au célèbre pont de Bir-Hakeim (11). En juin 2025, Keung To y avait réalisé une séance photo sur la rive gauche, mais aussi sous le viaduc, avec la Tour Eiffel en toile de fond. Inauguré en 1905, ce pont à double étage est un véritable chef-d’œuvre d’architecture métallique. Son niveau supérieur accueille la ligne 6 du métro, tandis que sa partie inférieure offre l’un des décors les plus cinématographiques de Paris. © keung_show Instagram Après le déjeuner, direction l’Arc de Triomphe de l’Étoile (12). Mon fils tenait absolument à le voir. À force de parcourir Paris à pied — énormément, comme de vrais Parisiens ! — il s’était d’ailleurs rendu compte que la capitale abritait de nombreux arcs et portes historiques, comme la porte Saint-Denis, la porte Saint-Martin ou encore l’Arc de Triomphe du Carrousel. Nous avions bien sûr ciblé l’emplacement exact de la séance photo réalisée par Keung To pour Kenzo en janvier 2026 : au pied de l’Arc, du côté de l’avenue de la Grande-Armée, juste à la sortie 6 du métro Étoile. Pour pousser l’expérience jusqu’au bout, nous avons pris un café à la brasserie Le Cristal (13). Ce bistrot typiquement parisien possède une grande terrasse couverte offrant une vue imprenable sur le monument. © keung_show Instagram En fin d’après-midi, une pluie soudaine s’est abattue sur Paris, juste avant que nous ne rejoignions la salle où nous devions assister à une comédie musicale "Paris is magique". En reprenant ensuite la ligne 6 depuis Passy vers Edgar Quinet pour rentrer à l’hôtel, le trajet nous a réservé une surprise de taille. Nous avions choisi exprès ce chemin pour revoir la Tour Eiffel depuis le métro aérien. Grand bien nous en a pris : à travers les vitres, nous avons soudain découvert la Dame de Fer illuminée, surmontée d’un magnifique arc-en-ciel. Un de ces instants totalement imprévus qui restent gravés dans la mémoire. C’est dans ces moments-là qu’on se dit que, définitivement, Paris est magique. Quatrième jour : lever le pied… et toucher le ciel Après trois journées bien remplies, nous avons décidé de ralentir le rythme. Grasse matinée bien méritée avant une pièce de théâtre "Flemme". Notre programme en soirée était simple : retourner au jardin des Tuileries (14) pour profiter de la tombée de la nuit et assister au décollage du fameux « ballon volant ». De retour tout l’été dans le jardin des Tuileries, cet immense ballon s’élève au-dessus de Paris et offre, depuis le sol déjà, un spectacle assez extraordinaire. Nous avons attendu que la lumière décline pour le voir prendre son envol dans le ciel parisien. C'était tout simplement magique. Un moment inattendu, en dehors de notre parcours sur les traces de Keung To, mais qui restera sans aucun doute l’un des plus beaux souvenirs de notre séjour. Dernier jour : rendez-vous avec Napoléon et l’Histoire Pour notre dernière journée parisienne, changement d’époque et d’ambiance : direction les Invalides (15) pour visiter le musée de l’Armée et le tombeau de Napoléon. Nous sommes descendus à la station Saint-François-Xavier, sur la ligne 13, située à proximité du Dôme des Invalides. Cette visite avait été choisie avant tout pour mon fils, passionné par l’histoire des deux guerres mondiales. Entre les collections du musée de l’Armée et l’impressionnant tombeau de Napoléon sous le Dôme, la visite s’est révélée passionnante. Mais même ici, Keung To n’était finalement jamais très loin ! En juin 2026, il avait lui aussi réalisé un shooting aux Invalides, dans des conditions autrement plus éprouvantes : Paris traversait alors une période de chaleur extrême, avec des températures dépassant les 40 degrés. Une dernière occasion pour nous de faire le lien entre sa présence à Paris et la découverte d’un lieu majeur de l’histoire de France. Paris autrement, entre passion et transmission Bien sûr, cinq jours ne suffisaient pas pour retrouver tous les lieux parisiens associés à Keung To. Nous n’avons pas pu découvrir l’intérieur de Maxim’s, ni nous rendre au Grand Café des Capucines (16), où Keung To avait dîné avec Wyman en juin 2024 après le défilé Kenzo. Impossible également de visiter l’ancienne maison de Kenzo Takada (17), près de la place de la Bastille, où s’était déroulé un événement Kenzo en janvier 2026 : ce lieu privé n’est pas accessible au public. Mais finalement, ce n’était pas le but de tout cocher sur une liste. Ce que j’ai surtout aimé dans ce voyage, c’est d’avoir réussi à réunir deux univers qui pouvaient sembler très différents : notre passion pour Keung To et la découverte de Paris avec mon fils. Suivre les traces de notre idole nous a donné un fil conducteur, presque un jeu de piste à travers la capitale. Mais derrière chaque photo à reproduire se cachait autre chose : une passerelle construite pour l’Exposition universelle, une entrée de métro dessinée par Guimard, un opéra vieux de 150 ans, un monument historique, un quartier, un musée ou simplement une rue dans laquelle nous n’aurions peut-être jamais pensé à nous aventurer. Et c’est sans doute ce qui a rendu ce séjour si chouette. Keung To nous a donné une raison supplémentaire de parcourir Paris, mais Paris nous a offert bien davantage en retour. © keung_show Instagram Pendant cinq jours, nous avons marché énormément, mangé, ri, appris, pris des photos, cherché des lieux parfois improbables, essuyé une averse, aperçu un arc-en-ciel au-dessus de la Tour Eiffel et regardé un ballon s’élever dans le ciel des Tuileries. Au fond, les plus beaux souvenirs de ce voyage ne sont peut-être pas ceux où nous avons marché exactement dans les pas de Keung To, mais ceux que nous avons créés, mon fils et moi, en chemin. Et pour les quelques lieux qu’il nous reste encore à découvrir ? Ce sera simplement une excellente excuse pour revenir à Paris. Ming Le Jardin du Palais-Royal : Station Palais Royal - Musée du Louvre (Lignes 1 et 7) : C’est l’accès le plus direct. Sortie conseillée : Utilisez la sortie Place Colette. La Place des Victoires : Station Bourse (Ligne 3) : C’est l’accès le plus rapide, situé juste au nord de la place. Station Palais Royal - Musée du Louvre (Lignes 1 et 7) : Idéale si vous venez du Jardin du Palais-Royal. La Galerie Vivienne : Station Palais Royal - Musée du Louvre (Lignes 1 et 7) : C’est l’un des accès les plus pratiques pour rejoindre la galerie. Le restaurant Song Heng – 3 rue Volta : Station Arts et Métiers (Lignes 3 et 11) : C’est l’accès le plus direct. La rue Volta commence à seulement quelques mètres de la station. La boulangerie japonaise Aki – 16 rue Sainte-Anne : Station Pyramides (Lignes 7 et 14) : C’est l’accès le plus direct. La Place de la Concorde : Station Concorde (Lignes 1, 8 et 12) : Les bouches de métro débouchent directement sur les différents coins de la place. L’Opéra Garnier : Station Opéra (Lignes 3, 7 et 8) : Les sorties débouchent directement sur la place de l’Opéra, face à la façade principale du monument. Kenzo Madeleine : Station Madeleine (Lignes 8, 12 et 14) : C’est l’accès le plus immédiat. La boutique se trouve à quelques pas seulement des sorties de la station. Le Pont de l’Alma : Station Alma - Marceau (Ligne 9) : C’est l’accès le plus immédiat. La station débouche sur la place de l’Alma, directement sur la rive droite du pont. La Passerelle Debilly : Station Iéna (Ligne 9) : Située à environ 4 minutes de marche au nord, en descendant l’avenue Albert de Mun. Le Pont de Bir-Hakeim : Station Bir-Hakeim (Ligne 6) : C’est l’accès le plus immédiat. La station est aérienne et offre une transition directe vers la rive gauche du pont. Station Passy (Ligne 6) : Située sur la rive droite. Cette station débouche directement à l’autre extrémité du pont. L’Arc de Triomphe de l’Étoile : Station Charles de Gaulle - Étoile (Lignes 1, 2 et 6) : C’est l’accès le plus immédiat. La station se situe directement sous la place de l’Étoile. La Brasserie Le Cristal : Station Charles de Gaulle - Étoile (Lignes 1, 2, 6 et RER A) : C’est l’accès le plus immédiat. La brasserie se trouve à seulement quelques mètres de la place de l’Étoile, au tout début de l’avenue de la Grande Armée. Le Jardin des Tuileries : Station Tuileries (Ligne 1) : Elle débouche directement le long du quai des Tuileries et de la rue de Rivoli, au milieu du jardin. Station Concorde (Lignes 1, 8 et 12) : Idéale pour entrer par l’ouest du jardin, juste à côté du musée de l’Orangerie et du Jeu de Paume. Station Palais Royal - Musée du Louvre (Lignes 1 et 7) : Parfaite pour entrer par l’est du jardin, du côté de l’Arc de triomphe du Carrousel. Les Invalides : Station Invalides (Lignes 8, 13 et RER C) : C’est l’accès le plus immédiat. La station se trouve à proximité directe de l’Hôtel des Invalides et permet de rejoindre facilement le quartier à pied. Le Grand Café des Capucines – 4 boulevard des Capucines, 75009 Paris, Station Opéra (Lignes 3, 7 et 8) : C’est l’accès le plus immédiat. Le Grand Café des Capucines se trouve à seulement quelques minutes à pied de la station, sur le boulevard des Capucines. L’ancienne maison de Kenzo Takada – 8 rue Sedaine, 75011 Paris, Station Bréguet–Sabin (Ligne 5) : C’est l’accès métro le plus proche. Le 8 rue Sedaine se trouve à quelques minutes à pied de la station, à proximité de la place de la Bastille.

  • Keung To, pourquoi es-tu devenu, à mes yeux, le « le roi des publicités » ?

    Par ming, le 7 août 2026 Parfois, je me demande : combien de temps peut vivre une publicité ? 30 secondes ? 1 minute ? Un mois ? Le temps d’une campagne ? Avant, je pensais qu’une fois la publicité terminée, tout s’arrêtait là. Mais grâce à Keung To, j’ai découvert que certaines publicités peuvent en réalité nous accompagner pendant de très, très longues années. Je me souviens toujours de la publicité McDonald’s « À qui le dunk ? 男兒爭入樽 ». ©McDonaldsHK Youtube Ce n’est pas parce qu’elle était particulièrement spectaculaire, ni parce que Keung To y était particulièrement beau. C’est parce que… c’est grâce à cette publicité que mon fils a commencé à aimer Keung To. Pour d’autres, ce n’est peut-être qu’une publicité parmi toutes celles qu’il a tournées. Mais pour moi, ce n’est pas le cas. Parce que chaque fois que je la revois, je ne vois pas seulement le Keung To de cette époque. Je revois aussi mon fils, tel qu’il était alors. Ce petit garçon qui, pour la première fois, avait remarqué Keung To grâce à une publicité, qui s’était dit pour la première fois : « Il est plutôt chouette, ce grand frère », puis qui, peu à peu, s’était mis à l’aimer. Les années ont passé. Keung To a grandi. Mon fils aussi. Et moi, j’ai l’impression d’être restée à côté, à regarder ces deux garçons grandir peu à peu. C’est pourquoi, lorsque je revois aujourd’hui « À qui le dunk ? 男兒爭入樽 », j’éprouve un sentiment assez étrange. Les images n’ont pas changé. Keung To est toujours celui qu’il était à l’époque. Mais nous, qui regardons cette publicité, nous ne sommes plus les mêmes qu’autrefois. Je me rends compte que ce qui m’émeut le plus n’a jamais été la publicité elle-même. C’est le fait qu’elle ait conservé pour nous un fragment de temps auquel nous ne pourrons plus jamais revenir. C’est aussi pour cela que j’aime beaucoup « PayMeow ». ©Keungcandy_kaka Youtube Quand je n’ai pas le moral, je la regarde à nouveau. Je le regarde faire le clown, je le trouve adorable, et sans même m’en rendre compte, je recommence à sourire. Parfois, le bonheur est vraiment quelque chose de très simple. Il suffit peut-être d’une image familière, d’un sourire que l’on connaît bien, pour rendre une journée un peu plus douce. Au fil des années, Keung To a tourné énormément de publicités. Certaines étaient drôles, ©Rafayel Sea Youtube Certaines émouvantes, © Darlie Hong Kong Youtube ©HSBC Hong Kong Youtube Certaines très stylées, © Herbalgy Youtube Certaines romantiques, © Darlie Hong Kong Youtube Certaines ressemblaient presque à des films… ©Swindon Healthcare Entreprise Youtube Nous avons vu Keung To à différents âges, dans différents rôles, sous différents visages. Mais au bout du compte, je me rends compte que ce dont je me souviens le mieux, ce n’est pas forcément du nombre de marques dont il a été l’ambassadeur. Ce dont je me souviens, c’est de la personne qui était à mes côtés lorsque j’ai vu telle publicité pour la première fois. De l’âge qu’avait mon fils à ce moment-là. De ce que nous faisions cette année-là. De la publicité qui nous avait fait rire ensemble. De la chanson publicitaire que nous avions tellement entendue que nous savions la chanter. ©Keungcandy_kaka Youtube ©keungshowhkfanclub Youtube De telle réplique dont je me souviens encore aujourd’hui : « Face au passé, j’ai choisi de tenir bon avec le sourire. ». Une publicité peut vendre un produit. Mais certaines publicités, sans même le vouloir, nous aident aussi à conserver des fragments de notre vie. Alors, si vous me demandez pourquoi Keung To est, à mes yeux, le « le roi des publicités »… Ce n’est pas une question de chiffres. Ce n’est pas une question de nombre de contrats publicitaires. Et encore moins de savoir quelle marque était la plus prestigieuse. C’est parce que, des années plus tard, alors que la campagne est terminée, que les affiches ont été retirées, que le produit a changé d’emballage et que même le visage de la ville a peut-être changé… nous, nous nous souvenons encore de cette publicité. Parce qu’elle s’est désormais mêlée aux souvenirs d’une période de notre vie. Les marques ont une durée de vie. Les publicités ont une durée de vie. La jeunesse elle-même a une durée de vie. Mais certains souvenirs, eux, n’ont pas de date d’expiration. Un jour, quand mon fils sera encore un peu plus grand et que nous regarderons une nouvelle fois « À qui le dunk ? 男兒爭入樽 », je pense que je lui dirai en souriant : « Tu te souviens ? C’est à cause de cette publicité que tu as commencé à aimer Keung To. » Peut-être qu’il se moquera gentiment de moi. Peut-être qu’il me répondra : « Oui, je m’en souviens. » Ou peut-être que ses souvenirs seront déjà devenus un peu flous. Mais ce n’est pas grave. Parce que sa maman, elle, s’en souvient. Et cette publicité m’aide, elle aussi, à ne jamais oublier. À me souvenir du Keung To de cette époque. À me souvenir de mon fils tel qu’il était alors. Et à me souvenir aussi… de celle que j’étais, moi, à cette époque, tandis que je les regardais grandir tous les deux. Voilà pourquoi Keung To est le « le roi des publicités ». Parce qu’au bout du compte, ce que ses publicités laissent derrière elles, ce ne sont jamais seulement des produits. Ce sont nos histoires. Notre jeunesse. Et tout ce temps que nous avons traversé ensemble. Ming

  • Keung To et Sony Music : une série de collaborations qui dessinent un parcours

    Par Ming, le 5 août 2026. Depuis quelques années, un nom revient régulièrement lorsqu'on suit le parcours de Keung To : Sony Music. Il ne s'agit pas d'une annonce officielle, ni d'une rumeur de signature. Keung To est toujours représenté par MakerVille et aucune information publique ne laisse entendre un changement de maison de disques. Pourtant, en observant les projets auxquels il participe depuis 2024, un fil conducteur apparaît : plusieurs de ses collaborations les plus marquantes sont liées, de près ou de loin, à l'univers de Sony Music. Simple coïncidence ? Peut-être. Mais cette succession de projets raconte aussi l'évolution d'un artiste dont les collaborations dépassent désormais largement les frontières de Hong Kong. credit : Keungice Instagrame : Keung To avec WeiBird | Keung To avec Jam Hsiao L'étape THE FIRST TAKE L'un des premiers jalons est sans doute "THE FIRST TAKE". credit :The First Take Youtube En 2024, Keung To participe au célèbre projet japonais aux côtés d'Anson Lo, Jer Lau et Jeremy Lee pour une version de "Rumours". Si "THE FIRST TAKE" n'est pas une plateforme appartenant à Sony Music, elle est développée avec une forte implication de "Sony Music Entertainment Japan". Les versions « From THE FIRST TAKE » sont par ailleurs distribuées et promues par "Sony Music Hong Kong", qui les intègre à son catalogue officiel. Pour Keung To, cette participation marque une première collaboration publique avec un projet international étroitement lié à l'écosystème Sony Music. Une rencontre inattendue avec Jam Hsiao Quelques mois plus tard, une autre histoire commence… sur un terrain de basket. C'est lors du NBA Legends Celebrity Game organisé à Macao que Keung To fait la connaissance de Jam Hsiao. Selon Keung To, le chanteur taïwanais lui adresse spontanément une passe pendant le match. Après la rencontre, les deux artistes échangent leurs coordonnées et restent en contact. Cette amitié trouve un prolongement naturel sur scène. credit : Keungshowhkfanclub Youtube Le 25 décembre 2025, Jam Hsiao apparaît comme invité surprise lors de "KEUNG TO "LAVA" LIVE 2025". Ensemble, ils interprètent "新不了情" et "王妃", deux chansons emblématiques qui constituent l'un des temps forts du concert. L'ambiance est détendue. Jam Hsiao appelle affectueusement Keung To « Tao Tao », lui offre un calendrier en forme de hamburger pour Noël et, à la fin de leur prestation, salue publiquement son vibrato ainsi que ses qualités de chanteur. Au-delà de la performance, c'est surtout la complicité entre les deux artistes qui retient l'attention. Une chanson qui boucle la boucle avec WeiBird credit: Ginger_Peach_KT Youtube En juillet 2026, Keung To est invité par WeiBird lors de son concert à Shenzhen, à l'occasion de sa première apparition publique sur une scène en Chine continentale. Les deux artistes interprètent ensemble "Girl", l'un des plus grands succès de WeiBird. Pour Keung To, cette chanson possède une valeur particulière. Sur scène, il explique qu'elle l'a accompagné bien avant ses débuts professionnels et que pouvoir aujourd'hui la chanter avec son interprète original représente un moment très spécial. WeiBird, fidèle à son humour, plaisante en disant qu'il était presque intimidé à l'idée de partager la scène avec quelqu'un « qui sait chanter, danser… et qui est aussi beau ». Cette collaboration est largement saluée par le public, tant pour sa dimension symbolique que pour l'alchimie entre les deux artistes. D'autres collaborations qui élargissent son univers musical L'année 2026 est également marquée par plusieurs autres rencontres. Keung To partage notamment la scène avec Jason Chan lors d'un concert consacré au patrimoine de la chanson cantonaise, où ils interprètent "夕陽無限好". credit : MoreForms Media Youtube Quelques mois plus tard, il collabore pour la première fois avec Gigi Yim aux "CHILL CLUB Awards", avant de la retrouver lors de son concert à Macao. credit : ViuTV Youtube credit : Keungshowhkfanclub Youtube Ces collaborations n'ont pas de lien direct entre elles. Pourtant, elles témoignent toutes d'une ouverture grandissante vers des artistes venus d'horizons différents. Plus qu'une succession de collaborations Pris individuellement, chacun de ces projets possède sa propre histoire. Mais lorsqu'on les replace dans leur contexte, une même impression se dégage. Entre "THE FIRST TAKE", la diffusion des enregistrements par Sony Music Hong Kong et les collaborations avec Jam Hsiao ou WeiBird, tous deux liés à Sony Music, le groupe apparaît régulièrement dans le parcours récent de Keung To. Il ne s'agit pas d'en tirer des conclusions. À ce jour, aucune information officielle ne laisse entendre un rapprochement contractuel entre Keung To et Sony Music. En revanche, ces collaborations illustrent une évolution bien réelle : celle d'un artiste qui multiplie les rencontres, les échanges et les projets à l'échelle de l'Asie. Finalement, ce n'est peut-être pas la présence de Sony Music qui constitue l'élément le plus intéressant, mais la manière dont ces collaborations dessinent, peu à peu, le parcours d'un artiste dont l'horizon ne cesse de s'élargir. Ming

  • LAVA à Macao : ensemble jusqu'à la dernière étape de la tournée

    Par Ming, le 10 août 2026. Du 19 au 21 juin 2026, Keung To s'est produit à la Galaxy Arena de Macao pour trois concerts de "KEUNG TO "LAVA" LIVE TOUR 2026 – MACAU", ultime étape de sa tournée mondiale "LAVA". Chacune de ces trois soirées a réservé son lot de surprises, d'émotions et de moments inoubliables. À l'intérieur comme à l'extérieur de la salle, les fans étaient présents en nombre pour accompagner Keung To jusqu'au dernier chapitre de cette aventure. https://www.instagram.com/reel/DZurYv0JB5L/?igsh=ZHhvcDIyaXpoMnJ1 https://www.instagram.com/p/DZt0vFBFSkS/?igsh=dXdzNmpnbWwyZDVv Au-delà des concerts eux-mêmes, Macao a vécu au rythme de "LAVA". Les boutiques d'événements, cafés à thème et nombreux lieux dédiés aux photos souvenirs ont attiré des fans venus parfois de très loin. Entre rencontres, photos et échanges autour des concerts, ces trois journées ont laissé à Macao une atmosphère toute particulière et de précieux souvenirs. Pour cette étape finale, la scène avait été entièrement repensée avec une configuration à trois faces, différente de celle utilisée à Hong Kong. Grâce à un bras mécanique à 360 degrés, Keung To a pu se rapprocher des spectateurs installés sur les trois côtés de la salle, multipliant les interactions et ses célèbres gestes en forme de cœur. Le concert s'est ouvert avec "LAVA", "Ginkgo 白果" et "MasterClass", donnant immédiatement le ton avec une performance énergique. credit : Keungice Instagram Lors du premier concert, Gigi Yim est montée sur scène pour partager un moment complice et détendu avec Keung To. Pour la dernière soirée, Day (Hui Yat), membre de COLLAR, a été l'invitée pour interpréter "Every Single Time" et "戀愛達人", offrant une autre facette du spectacle grâce à leur belle complicité sur scène. credit : keungshowhkfanclub Youtube L'un des fils conducteurs de cette étape de Macao était aussi l'hommage rendu aux artistes qui ont marqué Keung To. Il a repris "對你愛不完" d'Aaron Kwok, "李香蘭" de Jacky Cheung et "You Are Not Alone" de Michael Jackson. Au-delà des chansons, chaque interprétation racontait une part de son parcours et témoignait de son profond respect pour ces grandes figures de la musique. credit : keungshowhkfanclub Youtube La reprise de "李香蘭" restera d'ailleurs comme l'un des moments les plus spontanés du week-end. Au début de la chanson, Keung To est entré dans une mauvaise tonalité sous l'effet du stress. Il a aussitôt interrompu sa prestation en riant et a plaisanté avec le public en lui demandant de « supprimer les vidéos ». Après avoir repris ses esprits, il a recommencé la chanson et l'a interprétée avec beaucoup d'émotion, recevant de chaleureux applaudissements. credit : keungshowhkfanclub Youtube À l’heure des rappels , porté par les acclamations incessantes des fans, Keung To est revenu sur scène à trois reprises : Premier rappel : il a interprété « Because of You ». Pour l’occasion, il a recréé la tenue à chemise cloutée qu’il portait lors de sa participation, en 2017, à l’émission de télécrochet « Super Boy », rendant hommage au point de départ de son rêve d’artiste. credit : keungshowhkfanclub Youtube credit : keungshowhkfanclub Youtube Deuxième rappel : répondant à une demande du public, il a chanté a cappella le tube viral « 123 我愛你 (123, je t’aime) ». C’est cette chanson qui l’avait fait remarquer lors des auditions et des premières étapes de « King Maker » en 2018. credit : keungshowhkfanclub Youtube Troisième rappel : il a conclu avec « Tu dois rester fort (你要倔強) ». En choisissant ce titre pour clore sa tournée mondiale, il a adressé un message d’encouragement à tous : ne jamais renoncer face aux difficultés, rester fidèle à soi-même et continuer à être une personne sincère et bienveillante. Une conclusion émouvante qui a mis un point final parfait à cette tournée. credit : keungshowhkfanclub Youtube Ces trois soirées marquent la fin d'une tournée, mais elles laisseront sans doute une empreinte durable dans le cœur de toutes celles et ceux qui y ont assisté. Les chansons, les regards échangés, les applaudissements et tous ces instants partagés entre Keung To et ses fans resteront parmi les plus beaux souvenirs de "LAVA". Ming

  • Keung To : une année sans nouvelle chanson… ou le début du prochain chapitre ?

    Par Ming, le 5 août 2026. Lorsque Keung To a annoncé, lors de son live d'anniversaire en 2026, qu'il ne sortirait aucune nouvelle chanson cette année, beaucoup de fans ont été surpris. Dans une industrie où les artistes enchaînent les sorties pour rester visibles, une telle décision peut sembler aller à contre-courant. Pourtant, en écoutant ses explications, on comprend vite qu'il ne s'agit pas d'un renoncement. Keung To explique qu'il ne souhaite pas sortir une chanson simplement parce qu'il « faut » en sortir une. Pour lui, une œuvre doit naître d'une émotion sincère, d'une histoire qu'il a réellement envie de raconter. Si ce moment n'est pas encore venu, il préfère ralentir, vivre davantage d'expériences et retrouver peu à peu son inspiration. Quelques mois plus tard, en regardant son parcours de l'année, cette décision prend une tout autre dimension. Même sans nouvelle sortie en solo, Keung To n'a jamais cessé de faire de la musique. Au contraire, il a continué à rencontrer d'autres artistes et à nourrir sa réflexion sur la suite de son parcours. Un épisode en particulier a retenu l'attention des fans. Lors des "KKBOX Hong Kong Music Awards 2026", Keung To rencontre pour la première fois l'auteur-compositeur-interprète taïwanais Xiao Bing Chih (蕭秉治), notamment connu pour sa chanson "Poison (毒藥)". credit : Ginger_Peach_KT Youtube Avec son humour habituel, Keung To raconte qu'avant leur rencontre, il avait demandé à une intelligence artificielle quelques informations sur le chanteur : Quels sujets pourraient lancer la conversation ? Parmi les suggestions figurait une phrase toute simple : « Est-ce que tu pourrais écrire une chanson pour moi ? » Finalement, il décide de reprendre cette idée et pose directement la question à Xiao Bing Chih. La réponse ne se fait pas attendre. « Ce serait un honneur. J'espère qu'il y aura une place pour l'une de mes chansons sur ton album de l'année prochaine. » Aucune collaboration n'a, pour l'instant, été officiellement annoncée. Mais cet échange a naturellement éveillé la curiosité des fans. Quelques mois plus tard, Keung To est invité par WeiBird à monter sur la scène de son concert à Shenzhen, où ils interprètent ensemble "Girl". Au cours de la soirée, Keung To confie qu'il chantait déjà cette chanson avant même ses débuts. Pouvoir aujourd'hui la partager sur scène avec son interprète original représente pour lui un moment particulièrement symbolique, comme l'aboutissement d'un petit rêve qu'il portait depuis des années. credit : Ginger_Peach_KT Youtube Au cours de la soirée, Keung To confie également qu'il aimerait, lui aussi, avoir un jour l'occasion de chanter une composition écrite par WeiBird. Ce dernier lui répond avec enthousiasme qu'il serait ravi de collaborer avec lui si l'occasion se présentait. De Xiao Bing Chih à WeiBird, Keung To a ainsi exprimé, à deux auteurs-compositeurs taïwanais reconnus, son envie de travailler ensemble un jour. Pour l'instant, rien n'a été officialisé. Mais ces échanges montrent qu'en choisissant de ne pas sortir de nouvelles chansons cette année, il n'a pas pour autant mis sa carrière musicale entre parenthèses. Bien au contraire, il semble profiter de cette période pour rencontrer d'autres artistes, échanger des idées et ouvrir de nouvelles perspectives. Avec le recul, sa décision de ne pas publier de nouveau titre prend un sens différent. Il ne s'agit ni d'un éloignement de la musique, ni d'une pause définitive. C'est peut-être simplement une façon de prendre le temps d'observer, d'apprendre et de laisser mûrir ses envies. Personne ne sait encore si ces rencontres donneront naissance à de futures collaborations, ni quand paraîtra la prochaine chanson de Keung To. Mais une chose semble certaine : il continue d'avancer, simplement à son propre rythme, en prenant le temps de construire la prochaine étape de son parcours. Parfois, une année sans nouvelle chanson est peut-être la meilleure façon de préparer celle qui viendra ensuite. Ming.

  • Les mythes ne nous ont jamais quittés | Relire L'Odyssée de 3 000 ans à travers la tétralogie de Keung To | « Chacun de nous est à la recherche de sa propre Ithaque. »

    Ming | 4 août 2026. Tout voyage commence par un égarement Beaucoup s’imaginent que les mythes appartiennent au passé. Qu'ils sont restés en Grèce antique, rangés dans les musées ou enfermés dans d'épais ouvrages poussiéreux, bien loin du tumulte de nos vies modernes. Mais… et si les mythes ne nous avaient jamais quittés ? Et s'ils avaient simplement changé de langue, de ville, de nom, pour continuer à nous accompagner au quotidien ? En écoutant pour la première fois Dummy, Dark Moon, Spiegel im Spiegel et Waves à la suite, ce n'est pas à de la simple musique pop que j'ai pensé, mais à une quête existentielle d'une cohérence remarquable : · 👁️ L'Éveil (Dummy) : Ouvrir les yeux pour sortir de l'engourdissement. · 🌑 La Face cachée de la lune (Dark Moon) : Contempler pour la première fois sa propre obscurité. · 🪞 La Descente (Spiegel im Spiegel) : Plonger au cœur des souvenirs inévitables. · 🌊 L'Océan (Waves) : Apprendre à faire la paix avec soi-même au milieu de la tempête. Il y a trois mille ans, Homère chantait l'épopée du retour d'Ulysse. Mais ce qui importe réellement dans L'Odyssée, ce n'est pas le simple voyage géographique : c'est de savoir si un homme, après tant d'épreuves, est encore capable de reconnaître qui il est vraiment. Ulysse quitte Troie en héros triomphant ; lorsqu'il revoit les rivages de son île dix ans plus tard, il a tout perdu. Pourtant, chaque perte l'a dépouillé d'un masque inutile. 💡 Le véritable héros n'est pas celui qui ne se perd jamais, mais celui qui, même brisé, choisit de continuer à avancer. Cet article n'a aucune prétention académique. C'est une invitation poétique : mettons de côté les analyses littéraires pour nous laisser guider par ces quatre chansons, le long d'un chemin aussi ancien que familier. Au bout du compte, vous réaliserez peut-être ceci : la destination finale n'a jamais été une île lointaine, mais notre propre vérité. L'Éveil (Dummy) ── La marionnette en quête de chair et de sang credit: Mirror Weare Youtube Tout voyage héroïque commence par une mort symbolique. Dummy ne raconte pas l'histoire d'un échec, mais celle d'un être qui s'efface peu à peu sous le poids de l'industrie du spectacle et du regard des autres. « À la sortie de l'usine, moulé à la chaîne, image miroir, Une simple marionnette qui s'entraîne à imiter le pas des hommes. » La marionnette est ici une métaphore existentielle : elle n'a pas de volonté propre, chacun de ses mouvements est dicté par une main invisible. Cette image rappelle inévitablement les ombres des Enfers (Eidôla) croisées par Ulysse : des spectres sans corps ni force, n'ayant plus qu'une conscience embrumée. Elles doivent boire le sang des sacrifices pour retrouver temporairement la mémoire et la parole. Dans la chanson, la marionnette aspire à retrouver sa liberté tout comme sa condition humaine. Dans le clip, Keung To se frappe violemment la tête pour s'arracher à sa torpeur. On revoit Ulysse tirant ses compagnons du pays des Lotophages : le lotus n'endort pas, il détruit la volonté de rentrer chez soi. Dummy ne lutte pas contre la mort, mais contre un péril plus grand encore : s'oublier soi-même. La Face cachée de la lune (Dark Moon) ── Fixer du regard son « Ombre » intérieure credit: Mirror Weare Youtube Dès qu'un être commence à se retrouver, une vérité s'impose : le pire ennemi ne vient pas de l'extérieur, il réside en nous. « Une avidité folle, sans plus aucune limite. » Ce vers fait écho au sacrilège des compagnons d'Ulysse dévorant les troupeaux sacrés du dieu Hélios. Poussés par la faim et le désespoir, ils trahissent leur serment : ce ne est pas la colère divine qui les détruit, mais leur incapacité à dompter leurs désirs. La chanson dénonce ensuite les masques de la société : « Un changement de visage soudain, un poignard caché sous le sourire. » Tout comme les prétendants occupant le palais d'Ithaque, la courtoisie devient une arme de pouvoir et le sourire, une lame dissimulée. Pourtant, le coup de génie de Dark Moon est d'assumer sa propre part d'ombre : "But I'm innocent. But I'm dangerous." (« Mais je suis innocent. Mais je suis dangereux. ») Ces deux affirmations ne se contredisent pas : elles sont les deux faces indissociables d'une même lune. L'Ombre n'est pas le mal absolu, elle rassemble les facettes refoulées de notre être. Mûrir, ce n'est pas détruire son ombre, c'est la reconnaître et apprendre à vivre avec elle. Le héros comprend enfin qu'il n'a pas à vaincre la nuit, mais simplement à cesser de se mentir sur ce qu'il est. La Descente (Spiegel im Spiegel) ── La mémoire est un royaume des morts credit: Mirror Weare Youtube Si Dummy est l'éveil et Dark Moon l'épreuve, Spiegel im Spiegel (Miroir dans le miroir) représente l'étape la plus solitaire du voyage : la descente aux Enfers Dans la mythologie, le héros ne descend pas aux Enfers pour se battre, mais pour faire face à ce qui ne peut plus être changé. Lors de la célèbre Nekuia d'Ulysse, ce ne sont pas des monstres qui l'attendent au bord du Styx, mais le fantôme de sa mère et le souvenir de ses compagnons d'armes. Ce qui effraie le plus, ce n'est pas la mort, ce sont les blessures et les êtres impossibles à oublier. « Ne plus respirer, vouloir simplement disparaître, Sous le poids de cette injustice accumulée. » Les miroirs qui hantent le clip renvoient l'image d'un soi à la fois authentique et profondément étranger : « Le miroir semble trahir la vérité, Lutter encore ne fait que me faire tourner en rond. » Ce cercle vicieux est un labyrinthe psychologique. Tant qu'un traumatisme n'est pas traversé, nous sommes condamnés à tourner en boucle au même endroit. Cela rappelle la muette tragédie d'Ajax aux Enfers : lorsque Ulysse tente de faire la paix, Ajax refuse de répondre et s'éloigne en silence. Certaines blessures n'ont pas de réponse idéale. Le seul choix qui reste au héros est d'accepter le passé tel qu'il est. Chaque miroir est une porte vers les profondeurs. C'est uniquement en osant fixer son reflet que l'on peut espérer revoir la lumière. L'Océan (Waves /Les vagues) ── Ne plus combattre la tempête : « Je suis la vague » credit: Mirror Weare Youtube Tout voyage a une fin. Mais l'ultime étape n'est pas la victoire sur un ennemi : c'est la réconciliation avec soi-même. Waves est le rivage où s'achève cette traversée. La chanson s'ouvre sur la phrase clé de toute la tétralogie : « En tombant dans la cascade, j'ai enfin compris que j'étais la vague. » Dans L'Odyssée, la mer est le domaine de la fureur de Poséidon, l'obstacle qui empêche le retour. Mais Waves renverse totalement ce mythe : au lieu de chercher à dompter la mer, le chanteur réalise qu'il est la mer elle-même. Tant que vous voyez la tempête comme une menace extérieure, vous ne faites que fuir. Dès lors que vous comprenez que la peur, la tristesse et la force prennent toutes leur source en vous, vous cessez d'être une victime pour devenir celui qui chevauche les éléments. « Capable de porter un navire de guerre, d'abriter une arche, Comme de faire chavirer les mondes. » L'océan n'a ni morale ni malice : il n'est que pure puissance. Et c'est à l'homme qu'il appartient d'en choisir le cap. « Atteindre l'eau calme... rien n'est plus difficile. » La beauté de la chanson réside dans sa sincérité : elle ne prétend pas que la souffrance s'efface par magie. La véritable sérénité n'est pas une mer d'huile artificielle, c'est le calme intérieur retrouvé après avoir essuyé les plus grands orages. C'est là le véritable sens spirituel d'Ithaque. Le Retour ── La renaissance moderne du mythe Les anciens Grecs appelaient la sagesse d'Ulysse la Mêtis : une intelligence souple, capable de s'adapter, de patienter et de contourner les pièges du destin plutôt que de les frapper de front. Aujourd'hui, la Mêtis est devenue une forme de maturité psychologique : la capacité de porter un regard lucide sur ses propres faiblesses, ses traumatismes et son ombre. Il n'est pas nécessaire de forcer les analogies, car les grands archétypes traversent les âges sans prendre une ride : Archétype grec - Défi psychologique moderne Les Enfers = L'engourdissement mental et le poids des normes sociales Circé = La tentation des désirs superflus Les Sirènes = La quête de gloire, les applaudissements et le regard des autres Poséidon = Les tempêtes émotionnelles et les aléas du sort Ithaque = La paix intérieure et la réconciliation avec soi-même De la mer Égée au port de Victoria, la langue et l'époque ont changé ; mais la quête fondamentale reste la même : comment réussir à rester soi-même au cours du long voyage de la vie ? Après avoir traversé l'éveil, la nuit, la descente et l'océan, la vérité éclate enfin : Toute cette longue errance n'avait d'autre but que ce dernier retour à la maison. Ming

  • Keung To fait sensation lors du retour de KENZO sur la Place des Victoires

    Écrit le 28 juin 2026 | Ming À l'occasion de la Fashion Week Homme Printemps-Été 2027, KENZO a célébré son retour sur la Place des Victoires, là où Kenzo Takada avait ouvert sa première boutique en 1976. Pour marquer cet anniversaire, la Maison a investi les lieux avec “La Fête de Kenzo“, un événement ouvert au public réunissant un café inspiré des kissaten japonais, un KENZO Market aux airs de konbini, un fleuriste, un pop-up store présentant la collection Automne-Hiver 2026 ainsi que le showroom de la collection Homme Printemps-Été 2027. C'est dans cette ambiance festive que Keung To a fait une apparition très attendue le 24 juin dernier. Un accueil chaleureux de ses fans Avant même son arrivée sur la Place des Victoires, les "Ginger candies", le nom donné à ses fans, s'étaient donné rendez-vous à l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle pour lui souhaiter la bienvenue. Ballons personnalisés, banderoles et messages d'accueil étaient au rendez-vous, témoignant de l'enthousiasme de ses fans. Une apparition remarquée malgré la canicule Cette édition de la Fashion Week s'est déroulée sous une chaleur exceptionnelle, avec des températures au-dessus de 40 °C. Malgré ces conditions, Keung To est apparu vêtu d'une veste bleu marine et écru de KENZO, ornée du célèbre « K » de la Maison. Avec son humour habituel, il a confié apprécier particulièrement cette pièce parce que son nom commence lui aussi par la lettre « K ». credit : keung_show Instagram Lorsque les fans lui ont demandé s'il n'avait pas trop chaud, il leur a répondu en souriant : « Il fait très froid à Paris ! », déclenchant les rires autour de lui. Il a poursuivi la plaisanterie devant les médias en lançant : « Ne venez pas visiter Paris en été, il fait vraiment trop froid ! », avant d'ajouter qu'il appréciait particulièrement l'atmosphère parisienne et le plaisir de s'arrêter dans un café. Une complicité intacte avec son public Keung To s'est montré particulièrement disponible. Il a pris le temps de saluer ses fans, d'échanger avec eux et a même offert une boîte de Mikado spécial KENZO à l'une d'entre elles. Un autre moment touchant s'est déroulé sur la Place des Victoires lorsqu'une fan lui a proposé de chanter. Keung To lui a alors demandé d'interpréter "Li Xianglan" (李香蘭), un titre qu'il avait récemment repris lors de son concert à Macao. Cette scène improvisée a donné lieu à un échange spontané et chaleureux, illustrant une nouvelle fois la proximité qui le lie à son public. Une journée placée sous le signe de la mode et du partage Malgré la canicule, les fans sont restés nombreux tout au long de la journée. Beaucoup en ont profité pour découvrir les différents espaces imaginés par KENZO, tout en venant soutenir leur artiste préféré. Deux jours plus tard, les ginger Candies étaient une nouvelle fois présents pour son départ. Afin de lui laisser un dernier souvenir de son séjour parisien, certains ont interprété une chanson de Leon Lai "夏日傾情 (Summer Love)" que Keung To avait récemment reprise lors de son concert "LAVA" à Toronto. Une attention qui l'a beaucoup amusé. credit : keungice thread Cette 5e apparition de Keung To à la Fashion Week de Paris restera marquée par sa bonne humeur, son professionnalisme et la complicité qu'il entretient avec ses fans. Entre le retour symbolique de KENZO sur la Place des Victoires et l'enthousiasme du public, cette journée s'est imposée comme l'un des temps forts de cette édition.

  • Keung To et Les Choristes : croire en la lumière des enfants oubliés

    Écrit le 15 mai 2026 par Ming La partie du film est racontée par l'élève Morhange adulte, qui se remémore cette période charnière de sa vie ainsi que l’influence profonde qu’a eue Clément Mathieu sur lui. Le parcours de Keung To peut être mis en parallèle avec le film Les Choristes à travers une même idée essentielle : certains jeunes considérés comme « perdus » ne manquent pas de valeur, mais simplement d’un regard capable de croire en eux. Dans le film, les élèves du pensionnat du « Fond de l’Étang » sont vus par la société comme des enfants difficiles, turbulents ou irrécupérables. Le directeur Rachin ne répond à leurs comportements que par la discipline et la punition. Pourtant, lorsque Clément Mathieu arrive, il choisit une autre approche : au lieu de condamner les enfants, il cherche à comprendre leur souffrance et à révéler ce qu’ils portent de meilleur en eux. Le parcours de Keung To ressemble à celui de ces élèves. À l’école, il était considéré comme un mauvais élève : résultats faibles, comportements difficiles, manque de confiance en lui. Comme les enfants du film, il ne trouvait pas sa place dans un système éducatif fondé principalement sur les performances académiques et la discipline. Peu à peu, il développa un sentiment d’échec et d’exclusion. Mais, tout comme les élèves des "Choristes", il avait besoin non pas d’être rejeté davantage, mais d’être accompagné autrement. Dans le film, la musique devient un moyen de redonner une dignité aux enfants. Grâce à la chorale, ils découvrent qu’ils possèdent une voix, un talent et une valeur humaine. Chez Keung To aussi, c’est en quittant le cadre scolaire traditionnel et en rencontrant des éducateurs plus bienveillants qu’il a commencé à retrouver confiance en lui. Son parcours artistique lui a permis d’exprimer ce qu’il ne parvenait pas à montrer dans le système classique. Le parallèle est particulièrement fort avec le personnage de Pierre Morhange. Au début du film, Morhange est vu comme un enfant rebelle et difficile. Pourtant, Clément Mathieu découvre chez lui une voix exceptionnelle et comprend qu’au-delà de son comportement existe une grande sensibilité. De la même manière, derrière les difficultés scolaires de Keung To se cachait un potentiel artistique immense qui n’attendait qu’à être reconnu. Les deux histoires transmettent finalement le même message : * un élève en difficulté n’est pas forcément un élève sans avenir ; * la bienveillance peut transformer une vie ; * l’éducation ne consiste pas seulement à sanctionner ou sélectionner ; * chaque jeune possède un talent qui demande parfois simplement à être découvert. La chanson "Vois sur ton chemin" résume parfaitement ce parallèle : « Gamins oubliés, égarés » Ces mots pourraient autant désigner les enfants du pensionnat que le jeune Keung To lorsqu’il se sentait perdu et rejeté. Et lorsque la chanson dit : « Donne-leur la main pour les mener vers d’autres lendemains » elle exprime exactement ce qui a changé sa vie : quelqu’un a accepté de lui tendre la main au lieu de le condamner. Ainsi, le parcours de Keung To et le message de Les Choristes se rejoignent dans une même conviction profondément humaine : Derrière chaque enfant considéré comme « difficile » se cache peut-être simplement un enfant qui attend qu’on croie encore en lui. À tous les enfants dits « difficiles », à ceux qui attendent qu’un regard enfin les reconnaisse, qu’une main se tende sans juger, sans détour. "Vois l’aube éclore au bord du silence,.quand le monde hésite encore à naître. Voie fragile entre l’ombre et l’espérance, chemin discret que le cœur seul peut connaître. Voix qui s’élève et rassemble les âmes, change la nuit en mémoire de lumière." Ming

  • 姜濤與電影 “Les Choristes” 《放牛班的春天》:相信每個被遺忘孩子心中的光

    2026年 5月 15日 | 文 Ming 電影部分由成年後的莫杭日(Morhange)作旁白敘述,他回憶起自己人生中這段關鍵時期,以及克萊門・馬修(Clément Mathieu)對他產生的深遠影響。 姜濤的成長經歷,可以與電影 “Les Choristes” 《放牛班的春天》 形成深刻的對照,因為兩者都傳達了一個核心理念: 有些被視為「迷失」或「問題學生」的年輕人,並不是沒有價值,而只是缺少一個願意真正相信他們的人。 在電影中,「池塘之底」(le Fond de l'Étang) 寄宿學校的孩子們,被社會視為難以管教、叛逆甚至無可救藥的學生。校長 Rachin 對待他們的方法,只有紀律與懲罰。 然而,當馬修 (Clément Mathieu) 來到學校當教師後,他選擇了完全不同的方式。他沒有急著否定孩子,而是試著理解他們內心的痛苦,並相信每個孩子身上都仍然存在值得被看見的光亮。 姜濤的成長經歷,也與這些孩子十分相似。學生時期的他,成績不理想、行為叛逆、缺乏自信。在傳統教育體系裡,他被視為「壞學生」。就像電影中的孩子一樣,他始終無法融入一個只重視學業表現與服從紀律的制度,久而久之,也開始對自己產生失敗感與被遺棄的感覺。 但其實,他真正需要的,並不是更多責罵,而是有人願意用不同的方式陪伴他。 在 “Les Choristes” 《放牛班的春天》 中,音樂成為改變孩子命運的力量。合唱團讓這些孩子第一次感受到:原來自己也擁有聲音、天賦與被肯定的價值。 而對姜濤來說,也是如此。離開傳統學校後,他在較開放的教育環境裡,逐漸重新建立自信,並透過表演與藝術找到真正屬於自己的方向。 這種對照,尤其像電影中的學生Pierre Morhange。 一開始,莫杭日 (Morhange) 被認為是叛逆又難管教的學生,但老師馬修 (Clément Mathieu) 卻發現,在他的反抗與冷漠背後,其實藏著極其純淨而動人的歌聲。 同樣地,在姜濤曾經的失敗與迷惘背後,也隱藏著尚未被看見的藝術天賦。 兩個故事其實都在訴說同一件事: * 成績不好,並不代表一個人沒有未來; * 被理解與被信任,足以改變一個人的人生; * 教育不應只是篩選與懲罰; * 每個孩子,都可能擁有尚未被發現的光芒。 電影歌曲《Vois sur ton chemin》(看著你走過的路)中的一句歌詞: "Gamins oubliés, égarés" 「那些被遺忘、迷失的孩子」 既像是在描寫電影裡的孩子,也像是在形容年少時曾經迷失的姜濤。 而另一句: "Donne-leur la main. Pour les mener vers d’autres lendemains." 「請向他們伸出手,帶他們走向另一個明天」 更正好象徵了改變他人生的關鍵—— 有人願意在他最失落的時候,相信他,而不是放棄他。 因此,姜濤的經歷與 "Les Choristes" 所傳達的精神,其實有著深刻共鳴: 每一個被認為「有問題」的孩子, 或許都只是仍然在等待—— 有人願意再次相信他。 PS : 法文裡 vois / voie / voix 三個字同音, 卻分別代表: 「看見」、「道路」、「聲音」。 送給那些被遺忘、仍在等待被看見的小朋友。 Vois l’aube éclore au bord du silence, quand le monde hésite encore à naître. 看見(Vois)黎明自寂靜中甦醒, 萬物無聲,卻已開始呼吸。 Voie fragile entre l’ombre et l’espérance, chemin discret que le cœur seul peut connaître. 道路(Voie)細長,穿越迷惘與微光, 一步一步,通往尚未命名的遠方。 Voix qui s’élève et rassemble les âmes, change la nuit en mémoire de lumière. 聲音(Voix)輕輕升起,溫柔而堅定, 讓黑暗慢慢學會記得光明。 Vois. Suis ta voie. Écoute enfin ta voix. 看見吧。走下去。聽見那道屬於自己的聲音。

  • Keung To en 2026 : des confidences sincères qui ont profondément touché ses fans

    Écrit le 14 mai 2026 par Ming En 2026, Keung To a touché profondément ses fans à travers une série de prises de parole particulièrement sincères. Entre révélations sur son passé scolaire, remise en question personnelle et pause musicale, l’artiste hongkongais a montré une facette plus vulnérable de lui-même. Connu depuis ses débuts pour son authenticité et sa sensibilité, Keung To a toujours eu une manière très directe de communiquer avec ses fans. Mais cette année, ses paroles ont semblé encore plus personnelles, plus introspectives et parfois même douloureuses. Une confession intime sur son passé scolaire Le 29 avril 2026, lors du « 姜家人慈善生日會2026 | Keung's Family 2026 » au Kai Tak Arena, Keung To a révélé pour la première fois avoir redoublé deux années en première secondaire avant de quitter l’école sans terminer sa troisième secondaire. MoreForms Media Youtube Avec beaucoup d’honnêteté, il a expliqué qu’à cette époque il avait une mauvaise image de lui-même, allant jusqu’à se considérer comme « quelqu’un de détestable » à cause de son comportement et de ses résultats scolaires. Il a également décrit les années suivant son départ du collège comme la période la plus confuse de sa vie, une époque où il ne savait pas quelle direction prendre avant de finalement trouver sa voie dans la musique. Très ému pendant son discours, il s’est même retourné pour cacher ses larmes face aux milliers de fans présents dans la salle. Pour beaucoup de fans, ce moment a été bouleversant non seulement à cause des révélations elles-mêmes, mais aussi parce qu’il montrait à quel point certaines blessures personnelles semblent encore présentes chez lui malgré son immense succès. Une pause musicale perçue avec inquiétude Lors de son live du 30 avril 2026 sur Instagram, Keung To a ensuite annoncé qu’il ne sortirait aucune nouvelle chanson cette année afin de prendre du recul et de retrouver de nouvelles inspirations artistiques. https://www.instagram.com/reel/DXww8huEs_u/?igsh=ZzNpMnV0aXJ4aXJz Même s’il a précisé continuer à travailler sur sa musique et préparer un album pour 2027, cette annonce a suscité beaucoup d’émotion parmi les fans. Durant le live, il a reconnu avoir parfois l’impression de « ne pas mériter autant de soutien », avant de plaisanter en imitant les critiques : « Cette année, vous n’aurez enfin plus à entendre Keung To chanter. » Cette autodérision a fait rire une partie du public, mais elle a aussi renforcé chez beaucoup de fans l’impression d’un artiste profondément affecté par la pression, les critiques et les attentes qui l’entourent constamment. https://www.instagram.com/reel/DX6bH2dCh57/?igsh=eTJ5ZHM1NDJqanNk « Ne me placez pas au centre de votre vie » C’est probablement lors du « Hi MIRO! Garden Party 2026 » que ses paroles ont eu l’impact émotionnel le plus fort. MoreForms Media Youtube Keung To y a encouragé ses fans à penser davantage à eux-mêmes, à leur famille et à leur propre bonheur plutôt qu’à le placer au centre de leur vie. Il a notamment déclaré : « On ne sait jamais si ce en quoi on croit aujourd’hui pourrait s’effondrer un jour. » Avant d’ajouter que si un jour certains fans cessaient de le soutenir parce qu’ils avaient trouvé quelque chose qui les rendait plus heureux, cela le rendrait heureux pour eux. Pour de nombreux fans, ces mots ont été particulièrement touchants. Non pas parce qu’ils remettaient en cause le lien entre l’artiste et son fandom, mais parce qu’ils traduisaient une forme de maturité, de lucidité et de bienveillance envers ceux qui le soutiennent. Une année marquée par l’introspection Plus qu’une simple période de promotion, l’année 2026 de Keung To donne l’impression d’une période d’introspection profonde. À travers ses discours et ses confidences en 2026, Keung To a laissé apparaître une période de réflexion personnelle particulièrement intense. Entre fatigue émotionnelle, remise en question et volonté de se recentrer sur lui-même, l’artiste semble chercher un nouvel équilibre tout en restant profondément attaché à ses fans. Mais loin d’éloigner son fandom, cette honnêteté a au contraire renforcé le lien émotionnel qui l’unit à ses fans. En montrant ses doutes, ses blessures et ses limites avec autant de sincérité, Keung To rappelle aussi pourquoi tant de personnes continuent de se reconnaître en lui : non seulement pour son talent, mais aussi pour son humanité. Ming

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